L’horreur du West End – Nicholas Meyer

L'horreur du West-End - Nicholas Meyer

L’horreur du West End…

Londres, 1895. Alors qu’un critique théâtral vient d’être assassiné, George Bernad Shaw, le célèbre dramaturge irlandais, fait appel aux services de Sherlock Holmes pour résoudre le mystère.

Mais le criminel n’a pas fini de sévir dans le West End, quartier des théâtres londoniens, réputé pour sa frivolité. Pour Sherlock Holmes, c’est élémentaire, un maniaque rôde et il faut à tout prix le démasquer.

L’avis du consulting blogger…

Souvenez-vous, il y a bientôt 2 ans, je vous parlais d’un autre roman de Nicholas Meyer. Un pastiche confrontant Holmes et Erik qui, à l’époque, ne m’avait pas vraiment convaincue, en raison de son manque d’originalité. Le temps a passé et j’ai eu envie de donner une nouvelle chance à l’auteur à l’occasion de la réédition par Archipoche de ce manuscrit inédit du Docteur Watson. 

Bilan, si je n’ai toujours pas été subjuguée, j’ai largement préféré ce volume au précédent et j’ai même eu un mini coup de cœur pour un détail du roman que je prendrai le temps d’évoquer un peu plus loin.

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L’horreur du West End, réédité chez Archipoche

L'horreur du West-End - Nicholas Meyer

À Londres, en mars 1895, des événements plus étranges les uns que les autres se succèdent : le critique théâtral Jonathan McCarthy est assassiné ; on intente un procès pour diffamation à la marquise de Queensberry ; une jeune ingénue est découverte la gorge tranchée ; enfin, un médecin de la police disparaît, emportant deux corps avec lui.

Plusieurs personnalités influentes du milieu dramatique sont alors impliquées : un critique et écrivain sans le sous nommé George Bernard Shaw ; Ellen Terry, une actrice admirée pour sa beauté et son talent ; un guichetier suspect du nom de Bram Stoker ; Henry Irving, une idole à femmes sur le déclin ; un éditeur sans scrupule qui se fait appeler Frank Harris ; ainsi qu’un homme d’esprit controversé du nom d’Oscar Wilde.

Tout ce beau monde se retrouve donc réunis sur la scène du crime, que Scotland Yard, dérouté, est sur le point de classer sans suite. Mais pour Sherlock Holmes, c’est élémentaire : un maniaque rôde. Et son nom est… Jack.

Longtemps épuisé en version française, ce pastiche de Nicholas Meyer, également auteur de La solution à 7% et de Sherlock Holmes et le Fantôme de l’Opéra vient d’être réédité par Archipoche qui met décidément le Maître à l’honneur depuis quelques mois !

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Sherlock Holmes et le Fantôme de l’Opéra – Nicholas Meyer

Sherlock Holmes et le fantome de l'opera - Nicholas Meyer

(livre lu en français)
(titre VO : The Canary Trainer)

Le livre :

1891, Alors que toute l’Angleterre le croit mort et enterré, Sherlock Holmes, fin mélomane, vivote à Paris en donnant des cours de musique sous un nom d’emprunt.

Apprenant que le prestigieux orchestre de l’Opéra recrute un violoniste, il parvient à se faire engager. Mais, très vite, il découvre que le Palais Garnier est le théâtre d’événements étranges.

Le fantôme de l’Opéra existerait-il ? A défaut, comment expliquer les accidents qui y surviennent ? Et les voix que chacun dit entendre résonner dans le labyrinthique édifice ?

Chargé de protéger une jeune soprano, le célèbre détective va se lancer dans une chasse à l’homme à travers le Paris nocturne et souterrain. Une course contre la montre… et la police française.

L’avis du consulting blogger :

J’ai reçu ce livre à Noël ne sachant pas alors qu’il s’agissait du dernier tome d’une trilogie. Parmi tous les pastiches holmésiens existant, c’est la présence d’Erik qui m’a attirée et je n’ai pas cherché plus loin. Vous le savez sans doute déjà, l’histoire du Fantôme de l’Opéra est l’une de celles qui me fascine et me passionne le plus au monde. Du coup avoir la possibilité d’en apprendre plus sur la rencontre entre Sherlock Holmes et Erik est juste follement attirant. Bon, au final, j’ai été extrêmement déçue par le manuscrit publié par Nicholas Meyer…

Pourtant, tout commençait bien avec une préface nous expliquant les circonstances de la découverte du manuscrit, les étapes son authentification, les raisons de sa publication… Nicholas Meyer réussit vraiment à immédiatement entraîner le lecteur à sa suite. Et si j’avais râlé contre les trop nombreuses notes en bas de page dans Magies secrètes, là j’ai trouvé leur présence discrète et justifiée. Nicholas Meyer se contente de livrer quelques informations brèves et choisies sur le contexte de l’histoire relatée dans le manuscrit, ses incohérences… Pour une fois, j’ai apprécié la présence de notes. Elles apportent vraiment quelque chose en inscrivant le manuscrit dans la réalite mais ne distraient pas pour autant le lecteur.

Globalement, le manuscrit est plaisant et intéressant à lire, en revanche question originalité, ça n’est pas vraiment ça. Il diverge parfois du texte publié par Leroux mais le plus souvent on a plus l’impression d’avoir affaire à une paraphrase directe du Fantôme de l’Opéra qu’à une histoire réellement inédite… Alors autant cela amène tout de même quelques points intéressants comme la possibilité d’envisager la narration et l’identité des personnages du texte de Gaston Leroux de façon totalement nouvelle (on en vient finalement à se demander si le texte publié par Leroux n’aurait pas été rédigé en réalité par Holmes lui-même et retrouvé des années plus tard. Ce qui est follement excitant comme idée, en soi) ou le fait de se poser quelques questions inédites, autant la plupart du temps, eh bien on s’ennuie ferme. Parce que quitte à relire une histoire déjà connue, autant se plonger dans l’original, bien meilleur à mon goût…

Le problème est qu’il ne se passe vraiment pas grand chose de nouveau ou de bien folichon dans ce texte. Nul doute qu’il aurait été préférable que Watson ait le temps de le retravailler un peu, histoire de faire quelques coupes et rendre quelques scènes plus palpitantes. Pourtant, j’étais très contente de découvrir un pan de la vie de Holmes pendant le hiatus, parce qu’on apprend de nouvelles choses sur le personnage et que je n’ai aucun mal à l’imaginer faisant partie de l’orchestre de l’Opéra pour quelques semaines. En lisant ce texte on réalise que ça a vraiment pu être le cas sans que que personne (hormis les quelques personnes impliquées dans l’affaire) n’en ait rien su. Mais qui sait vraiment ce qui s’est passé pendant le hiatus et peut-on totalement faire confiance à Holmes lui-même sur le sujet ?

Et puis Holmes est un peu mou du genou dans toute cette histoire. Il est lent à réagir et il se laisse bien trop troubler à mon goût par une certaine cantatrice de passage nommée Irene Adler… (je ne ship vraiment pas ces deux-là) Là encore, sa présence est tout à fait plausible et c’est définitif, je dois absolument relire Le fantôme de l’Opéra pour y rechercher des traces de leur présence à tous deux.

Bon, il a quand même une réplique que j’ai personnellement adoré et qui est tout à fait du goût de ce que je peux sortir à mon entourage (je suis toujours d’excellente compagnie à table) : Alors qu’il est en train d’ouvrir une tombe avec un complice forcé : Après un séjour dans l’eau, tous les cadavres se ressemblent, avec le travail de la décomposition. Voulez-vous un sandwich ?

Tant que je suis dans les citations, un dernier truc que j’ai adoré c’est l’explication que donne Holmes à la mort d’Erik : C’est le XXème siècle qui a tué le Fantôme. C’est juste parfaitement vrai dans tous les sens possibles de l’expression.

Pour en revenir aux déceptions, un truc qui m’a profondément horripilée c’est que la traduction est une vraie plaie par moments. J’avais déjà râlé à l’époque de The Sherlock Holmes Story et voilà que ça recommence ici. On a donc droit, entre autres, à ‘la grande lacune‘ pour ‘le grand hiatus‘ et ‘Le triomphe de Don Juan‘ pour ‘Don Juan triomphant‘. Quand choisira-t-on enfin des traducteurs qui connaissent ou font un minimum de recherche sur les Canons et univers des œuvres sur lesquelles ils travaillent et ne se contentent pas de traduire mot à mot ce qu’ils ont sous les yeux ?

Bref, malgré les quelques points positifs relevés, je me suis globalement bien ennuyée à la lecture de ce récit. Le fait est qu’Erik apparaît bien tard, que Holmes ne résout finalement pas grand chose et se laisse plus porter par les événements qu’il n’agit. Si bien que je n’ai pas été emballée comme je l’espérais… C’est une lecture plaisante et rapide mais pas vraiment marquante et je pense qu’on peut trouver mieux sur le sujet. 

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