Tag Favourite Characters : The address is 221b Baker Street…

Chers irréguliers,

Bigre a créé un tag ‘favourite characters’ pour parler de façon amusante de nos séries favorites. Ce mois-ci, c’est Sherlock qui est à l’honneur et je n’ai pas pu résister à l’envie de reprendre la chose ici.

Je vous invite donc à découvrir mes réponses qui sont, vous le verrez, intimement liées à l’interprète de chaque personnage. Pour ce tag, je n’ai pas pu dissocier le rôle de l’acteur car si un personnage en particulier correspond à chaque catégorie, c’est avec tout à cause, ou grâce à celui ou celle qui lui donne vie à l’écran.

Par ailleurs, il est fort probable que mes réponses auraient été bien différentes s’il s’était agi d’une autre adaptation ou même du Canon !

logo du Tag 'Favourite Characters'

!! Attention spoilers si vous n’avez pas vu les 3 premières saisons de Sherlock !!

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Sherlock Holmes : crime et passion – Drakkar Productions (2014)


J’ai découverte cette vidéo grâce au CHOP, il me semble, et cet extrait m’ayant rendu curieuse, je n’ai pas pu m’empêcher de mener une petite enquête pour en savoir plus sur ce spectacle proposé par Drakkar Productions

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Sherlock Holmes – Guy Ritchie – 2009

Sherlock Holmes - Guy Ritchie

(film vu en VF)
(titre VO : Sherlock Holmes)

Le film :

Après qu’une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l’approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu’il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances.

La panique s’empare de la ville après l’apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes…

L’avis du consulting blogger :

Je me souviens que lorsque ce film est sorti, j’ai freiné des quatres fers et strictement refusé d’aller le voir. Le style de la bande-annonce, ce qu’elle laissait entrevoir du film ne m’avaient pas du tout convaincue. Pourtant, Matilda, et bien d’autres, avaient vraiment bien aimé. Mais de mon côté, cela ne me disait absolument rien.

Et puis les années ont passé, un peu comme pour Elementary mes préjugés se sont affaiblis, le film a rejoint mon disque dur et suite à l’insistance d’Adeline, qui sait être très convaincante et têtue persévérante, j’ai fini par le regarder, non pas sur mon ordi, mais suite à sa diffusion récente sur TMC. Au final, je suis vraiment désolée Adeline, mais je n’ai vraiment pas aimé la chose.

Pourtant, comme je vais essayer de l’expliquer, un certain nombre de points m’ont plu dans cette adaptation, mais ils n’ont pas suffi à me donner une opinion globale qui soit positive. J’ai trouvé le résultat grotesque et fatiguant. Mais voyons cela en détail.

Si mon a priori était donc plutôt négatif, j’ai en revanche relativement aimé le début du film : la musique est très entrainante (l’un de mes coups de coeur de cette adaptation) et les décors sont magnifiques. On est sans peine entrainé dans l’univers mis en place.

Un autre point qui m’a également immédiatement frappée et que j’ai beaucoup aimé, c’est l’effort qui est fait pour réellement représenter les déductions de Sherlock Holmes. Ces déductions sont une caractéristique propre au personnage et trop souvent dans les adaptations, l’on ne voit que le résultat de tout ce cheminement mental. Là, par un procédé à la fois visuel et auditif on assiste vraiment à une démonstration du génie de Holmes.

En parlant de Holmes, j’ai aussi apprécié que le personnage ne soit pas limité à ses capacités intellectuelles, comme là encore c’est trop souvent le cas. Autant il déteste l’idée de faire du sport sans autre but que celui de l’entrainement ou de la compétition, autant il possède une grande force physique et de l’endurance : il court à travers les rues de Londres, et n’est pas en reste lorsqu’il s’agit d’affronter un ennemi au corps à corps. Le problème sur ce dernier point et qu’il n’y a finalement pas de juste milieux. Les combats spectaculaires s’enchainent et n’en finissent pas. C’est bourré d’effet spéciaux, de cascades et de ralentis superflus et crispants… Par moment, j’avais l’impression d’avoir à faire à un Western… Surtout que la musique accompagnant ces scènes à tendance à renforcer cette impression.

Ce qui m’amène à parler plus globalement de la réalisation, que je n’ai pas du tout appréciée. J’ai vraiment eu énormément de mal avec le rythme du film : les transitions sont inexistantes, le résultat est brutal, hâché, trop rapide, incohérent parfois dans l’enchainement des scènes. Même quand les personnages marchent simplement dans la rue, je ne me sentais pas à l’aise. Les gestes manquent de fluidité. J’avais en permanence l’impression de regarder le film sur ‘avance rapide’. Bref, c’est vraiment un point sur lequel j’ai bloqué.

Quant à Holmes (autant en finir avec lui), malgré les choix intéressants faits à son sujet, je n’ai malheureusement pas été convaincue par la représentation du personnage proposée par Robert Downey Junior. Déjà, physiquement, je ne lui trouve pas grand chose en commun avec son modèle. Et puis dans le comportement qu’on lui prête tout un tas de trucs m’ont dérangée. Pourtant, même si elles ne sont pas forcément là où on les attend, les références au Canon sont nombreuses, on reconnait un tas de citations… mais ça ne fait pas tout. J’ai trouvé le personnage grotesque.

Alors, je sais bien que Holmes est un excentrique mais la j’ai trouvé le portrait vulgaire et outré. Il est lourd et puis certains trucs sont ridicules : certes, il lui arrive de trainer en robe de chambre des jours entiers lorsqu’il ne sort pas de chez lui, mais il n’en reste pas moins un gentleman, donc quand il sort de chez lui, il se rase, se coiffe, met des vêtements propres et un chapeau, nom d’une problème à 3 pipes ! Et s’il pratique la boxe ça n’est certainement pas sous la forme de combats clandestins…

Et puis pourquoi nous coller une fois de plus une romance avec Irene Adler (Rachel Mc Adams) ? C’est inutile et tellement dommage de réduire à cela la relation entre ses deux personnages. Ils se livrent une bataille intellectuelle brillante, c’est la rencontre de deux esprits de génie alors c’est vraiment dommage de ramener cela à un niveau plus terre-à-terre.

En revanche, et j’en ai été la première surprise, j’ai beaucoup, beaucoup aimé Jude Law en Watson. Il est witty et charmant à souhait. Pour une fois, ça n’est pas un crétin fini, et il ne se laisse pas maltraiter par Holmes. C’est un jeune homme futé, habile au combat, au caractère fort et c’est juste ce que l’on attend d’un vétéran de guerre, mille pompons !  A tel point que j’ai largement préféré Watson à Holmes dans ce film. Je m’attendais à voir un personnage discret, effacé et un peu inutile et avec grand plaisir j’ai découvert, un vrai, bon Watson.

Enfin, passons au méchant : Lord Blackwood. Passée la surprise de reconnaître le Prince Septimus (de Stardust) : Mark Strong, j’ai trouvé là encore le portrait grossier. Genre, avec la tête qu’on lui a collé, inutile d’ignorer un instant son rôle dans l’histoire. J’aurais aimé un méchant plus subtil qui du coup aurait été vraiment effrayant. Là, il est plus ridicule qu’autre chose.

Enfin, pour conclur sur l’intrigue, je disais, au début de ce billet que les premières minutes du film m’avaient plutôt bien plu. Malheureusement, je me suis assez vite ennuyée, malgré les explosions incessantes à l’écran. J’ai décroché de l’intrigue et les guignoleries grotesques de Holmes me fatiguaient plus qu’autre chose. Heureusement, la fin a un peu remonté mon opinion du film. J’ai vraiment apprécié que tout puisse s’expliquer rationnellement, tout comme j’ai aimé l’allusion à Moriarty. Sa présence n’a pas grand importance dans ce film en particulier mais lance bien la piste pour une suite.

Bref, si je n’éprouve aucun regret à ne pas être allée voir ce film en salle au moment de sa sortie, et bien que j’ai relevé énormément de défauts dans ce billet, je l’ai malgré tout trouvé assez divertissant et gageons que j’attendrais un peu moins longtemps avant de découvrir le suivant.

Sherlock Holmes vu parGuy Ritchie : film 2.

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Sherlock Holmes et le Fantôme de l’Opéra – Nicholas Meyer

Sherlock Holmes et le fantome de l'opera - Nicholas Meyer

(livre lu en français)
(titre VO : The Canary Trainer)

Le livre :

1891, Alors que toute l’Angleterre le croit mort et enterré, Sherlock Holmes, fin mélomane, vivote à Paris en donnant des cours de musique sous un nom d’emprunt.

Apprenant que le prestigieux orchestre de l’Opéra recrute un violoniste, il parvient à se faire engager. Mais, très vite, il découvre que le Palais Garnier est le théâtre d’événements étranges.

Le fantôme de l’Opéra existerait-il ? A défaut, comment expliquer les accidents qui y surviennent ? Et les voix que chacun dit entendre résonner dans le labyrinthique édifice ?

Chargé de protéger une jeune soprano, le célèbre détective va se lancer dans une chasse à l’homme à travers le Paris nocturne et souterrain. Une course contre la montre… et la police française.

L’avis du consulting blogger :

J’ai reçu ce livre à Noël ne sachant pas alors qu’il s’agissait du dernier tome d’une trilogie. Parmi tous les pastiches holmésiens existant, c’est la présence d’Erik qui m’a attirée et je n’ai pas cherché plus loin. Vous le savez sans doute déjà, l’histoire du Fantôme de l’Opéra est l’une de celles qui me fascine et me passionne le plus au monde. Du coup avoir la possibilité d’en apprendre plus sur la rencontre entre Sherlock Holmes et Erik est juste follement attirant. Bon, au final, j’ai été extrêmement déçue par le manuscrit publié par Nicholas Meyer…

Pourtant, tout commençait bien avec une préface nous expliquant les circonstances de la découverte du manuscrit, les étapes son authentification, les raisons de sa publication… Nicholas Meyer réussit vraiment à immédiatement entraîner le lecteur à sa suite. Et si j’avais râlé contre les trop nombreuses notes en bas de page dans Magies secrètes, là j’ai trouvé leur présence discrète et justifiée. Nicholas Meyer se contente de livrer quelques informations brèves et choisies sur le contexte de l’histoire relatée dans le manuscrit, ses incohérences… Pour une fois, j’ai apprécié la présence de notes. Elles apportent vraiment quelque chose en inscrivant le manuscrit dans la réalite mais ne distraient pas pour autant le lecteur.

Globalement, le manuscrit est plaisant et intéressant à lire, en revanche question originalité, ça n’est pas vraiment ça. Il diverge parfois du texte publié par Leroux mais le plus souvent on a plus l’impression d’avoir affaire à une paraphrase directe du Fantôme de l’Opéra qu’à une histoire réellement inédite… Alors autant cela amène tout de même quelques points intéressants comme la possibilité d’envisager la narration et l’identité des personnages du texte de Gaston Leroux de façon totalement nouvelle (on en vient finalement à se demander si le texte publié par Leroux n’aurait pas été rédigé en réalité par Holmes lui-même et retrouvé des années plus tard. Ce qui est follement excitant comme idée, en soi) ou le fait de se poser quelques questions inédites, autant la plupart du temps, eh bien on s’ennuie ferme. Parce que quitte à relire une histoire déjà connue, autant se plonger dans l’original, bien meilleur à mon goût…

Le problème est qu’il ne se passe vraiment pas grand chose de nouveau ou de bien folichon dans ce texte. Nul doute qu’il aurait été préférable que Watson ait le temps de le retravailler un peu, histoire de faire quelques coupes et rendre quelques scènes plus palpitantes. Pourtant, j’étais très contente de découvrir un pan de la vie de Holmes pendant le hiatus, parce qu’on apprend de nouvelles choses sur le personnage et que je n’ai aucun mal à l’imaginer faisant partie de l’orchestre de l’Opéra pour quelques semaines. En lisant ce texte on réalise que ça a vraiment pu être le cas sans que que personne (hormis les quelques personnes impliquées dans l’affaire) n’en ait rien su. Mais qui sait vraiment ce qui s’est passé pendant le hiatus et peut-on totalement faire confiance à Holmes lui-même sur le sujet ?

Et puis Holmes est un peu mou du genou dans toute cette histoire. Il est lent à réagir et il se laisse bien trop troubler à mon goût par une certaine cantatrice de passage nommée Irene Adler… (je ne ship vraiment pas ces deux-là) Là encore, sa présence est tout à fait plausible et c’est définitif, je dois absolument relire Le fantôme de l’Opéra pour y rechercher des traces de leur présence à tous deux.

Bon, il a quand même une réplique que j’ai personnellement adoré et qui est tout à fait du goût de ce que je peux sortir à mon entourage (je suis toujours d’excellente compagnie à table) : Alors qu’il est en train d’ouvrir une tombe avec un complice forcé : Après un séjour dans l’eau, tous les cadavres se ressemblent, avec le travail de la décomposition. Voulez-vous un sandwich ?

Tant que je suis dans les citations, un dernier truc que j’ai adoré c’est l’explication que donne Holmes à la mort d’Erik : C’est le XXème siècle qui a tué le Fantôme. C’est juste parfaitement vrai dans tous les sens possibles de l’expression.

Pour en revenir aux déceptions, un truc qui m’a profondément horripilée c’est que la traduction est une vraie plaie par moments. J’avais déjà râlé à l’époque de The Sherlock Holmes Story et voilà que ça recommence ici. On a donc droit, entre autres, à ‘la grande lacune‘ pour ‘le grand hiatus‘ et ‘Le triomphe de Don Juan‘ pour ‘Don Juan triomphant‘. Quand choisira-t-on enfin des traducteurs qui connaissent ou font un minimum de recherche sur les Canons et univers des œuvres sur lesquelles ils travaillent et ne se contentent pas de traduire mot à mot ce qu’ils ont sous les yeux ?

Bref, malgré les quelques points positifs relevés, je me suis globalement bien ennuyée à la lecture de ce récit. Le fait est qu’Erik apparaît bien tard, que Holmes ne résout finalement pas grand chose et se laisse plus porter par les événements qu’il n’agit. Si bien que je n’ai pas été emballée comme je l’espérais… C’est une lecture plaisante et rapide mais pas vraiment marquante et je pense qu’on peut trouver mieux sur le sujet. 

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