22 mai 1859 : naissance d’Arthur Conan Doyle

Chers Irréguliers,

Nous commémorons aujourd’hui la naissance d’un certain Arthur Ignatius Conan Doyle. Médecin, homme engagé, auteur (et agent littéraire du Dr. Watson), adepte du spiritisme… nous avons affaire à un homme qui a eu une vie extrêmement riche !

Signature Arthur Conan Doyle

Signature de Sir Arthur Conan Doyle.

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La profession de détective privé (1952) et Les investigations de Sherlock Hold’up (1958) – émissions radiophoniques

Dans les coulisses - la profession de détective privé

La profession de détective privé…

Détective, quel métier ! Mais attention, il y a détective et détective. Les détectives que l’on fréquente généralement sont, reconnaissons-le, des êtres de papier ou d’image. On suit leurs aventures palpitantes, on admire leurs déductions, on s’identifie à eux ou bien on lit modestement en attendant que la vérité éclate… Mais ce sont donc des détectives imaginaires. Mais les vrais détectives, que font-ils, les vrais détectives ?

L’avis du consulting blogger…

Le lien vers ce podcast est arrivé aujourd’hui même dans ma boîte mail et j’ai décidé de ne pas attendre d’avantage avant de vous en parler. Sont donc regroupé dans ce récent numéro de l’émission ‘Les nuits de France Culture’, deux programmes radiophoniques datant des années 1950 : tout d’abord l’interview d’un véritable détective privé, puis un pastiche holmésien.

Si j’ai trouvé que le premier manquait un peu de piquant, j’ai trouvé le second fort divertissant et je suis bien contente que ces deux émissions aient été exhumées de leurs oubliettes par Philippe Garbit.

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Holméseries #8

logo holméseries

Bonjour à tous, le dernier numéro des holméseries a pratiquement un an. Que le temps passe vite ! Aujourd’hui, je vous propose de faire la connaissance d’une jeune lycéenne qui a décidé, il y a peu, de créer un site dédié à la série Sherlock.

Le site SherlockFr…

Il y a quelques jours, une jeune demoiselle me contactait via Twitter pour me présenter le site qu’elle venait de mettre en ligne et je faisais ainsi sa connaissance. Poussée par la curiosité, je lui ai proposé de préparer ensemble ce nouveau numéro des holméseries afin d’en apprendre plus sur elle et son projet.

Le site SherlockFr n’en est encore qu’à ses débuts et c’est ce qui, en dehors de son thème bien sûr, m’a poussée à m’y intéresser tout particulièrement et à vous en parler aujourd’hui. Je suis toujours enthousiasmée par les nouveaux projets : j’aime découvrir et encourager de nouvelles initiatives holmésiennes.

J’aime aussi beaucoup l’idée de pouvoir suivre l’évolution de ce site dès ses débuts : voir ses catégories se remplir peu à peu et découvrir toutes les idées que son auteure développera au fil des mois. Il y a quelque chose de grisant, je trouve, à suivre la progression d’un projet. Cela me permet de me sentir davantage concernée par ce que font les autres et c’est également une source de motivation et d’inspiration pour mon propre blog.

Ainsi, lorsque SherlockFr m’a contactée, j’étais très curieuse de découvrir qui se cachait derrière ce pseudo et ce site et j’ai eu envie de lui donner un petit coup de pouce pour démarrer. Alors à l’issue de cet article, j’espère que vous serez nombreux à lui rendre visite pour découvrir son travail.

Le menu déjà présent en haut du site nous laisse d’ailleurs entrevoir assez précisément ce que l’on pourra bientôt découvrir. Pour ma part, je suis particulièrement impatiente de voir se remplir les catégories ‘tutoriels’ et ‘reportages lieux de tournage’ qui offriront sans aucun doute des idées divertissantes pour patienter jusqu’à la prochaine saison de Sherlock.

Quelques articles sont déjà en ligne qui nous permettent de découvrir le ton de l’auteure et les sujets qui retiennent son attention. Cela permet de se faire une petite idée du futur du site dont j’aime d’ailleurs beaucoup le design très soigné : la bannière change en fonction des catégories explorées. Un détail vraiment sympa à mes yeux.

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Holméseries #7

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Bonjour à tous, après quelques mois d’absence, voici le retour des holméseries ! Partons ce mois-ci à la rencontre d’un forum qui pourrait bien vous servir de refuge en attendant la prochaine saison de Sherlock. En effet, alors que la diffusion de la saison 3 de la série britannique s’est achevée il y a quelques semaines sur France 4, les premiers effets du manque se font ressentir chez certains fans, hiatus oblige !

Le forum BBC Sherlock France…

Que l’on soit un fan inconditionnel de la série depuis ses débuts ou qu’on l’ait découvert tout récemment, nous somme tous dans la même situation :  la saison 3 vient de s’achever, il va falloir attendre de très nombreux mois avant de pouvoir découvrir de nouveaux épisodes et en attendant, notre cerveau surchauffe sous les réflexions, commentaires et questions soulevés par ces trois derniers épisodes. Qu’on l’ait appréciée ou non, le moins que l’on puisse dire, c’est que cette dernière saison n’a laissé personne indifférent.

Mais avec qui parler de tout cela ? Avec qui râler, s’émouvoir, échafauder des théories toutes plus alambiquées les unes que les autres quand son entourage ne partage que très moyennement, voire pas du tout notre engouement ? Et puis, il y tout de même une limite au nombre de fois que l’on peut regarder les 9 épisodes sans se lasser.

D’autant plus que le monde holmésien est extrêmement vaste : entre Canon, pastiches et adaptations, il y a un nombre incroyable de découvertes à faire pour passer du temps en compagnie du Maître, découvrir de nouvelles facettes et interprétations de sa personnalité. Il serait extrêmement dommage de ne pas s’intéresser à toute la richesse que l’univers holmésien peut offrir.

Le forum BBC Sherlock France propose tout cela à la fois : des discussions sur la série, mais aussi ses acteurs, des projets à mettre en place, des films, livres, séries à découvrir pour élargir son horizon holmésien. Pour être honnête avec vous, je n’ai fréquenté les lieux que très brièvement, par manque de disponibilité mais j’en garde un excellent souvenir.

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Holméseries #6

logo holméseries

Bonjour à tous ! Les holméseries reviennent et vous emmènent aujourd’hui à la découverte d’une association bien connue des holmésiens de France… et d’ailleurs. Une véritable caverne au trésor de ressources pour en apprendre toujours plus sur l’univers de Sherlock Holmes.

Le sujet du jour :

Quand l’idée des holméseries a germé, il y a presque un an, je ne pensais absolument pas me retrouver un beau jour à consacrer un numéro de ce rendez-vous à la SSHF (Société Sherlock Holmes de France). Cette association occupe une place tellement centrale dans l’holmésologie francophone, qu’il me semblait évident que tout le monde la connaissait et surtout que je n’aurais pas grand chose à vous apprendre à son sujet. J’ai finalement changé d’avis lorsque j’ai réalisé que les gens ont pas mal de préjugés assez erronés à son sujet et n’ont pas toujours l’idée d’explorer (ou n’osent pas) les diverses ressources qu’elle propose.

Je vous propose donc d’en apprendre un petit peu plus sur cette association et j’espère qu’à la fin de ce billet vous serez convaincus de devenir membre et d’explorer les richesses hébergées au sein de son site internet.

logo SSHF

Mais commençons tout de suite par en apprendre un peu plus sur cette association et son histoire…

Si les Baker Street Irregulars, la plus ancienne société holmésienne au monde, ont été fondés en 1934 par Christopher Morley, il faut attendre pratiquement 50 ans, pour que la Société Sherlock Holmes de France voit le jour en 1993, fondée par Alexis Barquin, Jean-Pierre Cagnat, Yves-Charles Fercoq et Thierry Saint-Joanis.

Elle a pour but premier de faire le lien entre tous les holmésiens francophones à travers le monde, quel que soit leur âge ou leur occupation. Ainsi la Quincaillerie Franco-Midland (le petit nom de la SSHF, tiré de STOC) est-elle représentée (entre autres) en France, en Italie, en Belgique et en Angleterre.

Son principal sujet d’étude est l’exploration des liens qui unissent Sherlock Holmes à la France. En effet, outre les origines françaises de Sherlock Holmes, la France est évoquée à plusieurs reprises dans le Canon. Les holmésiens de la SSHF se sont donc donné pour mission de tirer tout cela au clair.

Ils se retrouvent d’ailleurs régulièrement à l’occasion de réunions annuelles, de visites et de participations à divers événements.

Enfin, la SSHF gère également une importante collection/musée, actuellement hébergée dans l’Allier, où se situe le siège de l’association.

La SSHF sur internet…

Depuis plusieurs années, la SSHF est très présente sur internet : forum, Facebook, Twitter, Pinterest… Les quincaillers de la Franco-Midland sont partout !

Le point central de cette activité internetesque est le site officiel de la Société. Véritable mine d’informations, il vous faudra plus d’une visite pour faire le tour de toutes les ressources qu’il abrite.

Arthur Conan Doyle, Canon, pastiches, adaptations, holmésologie,… à peu près tous les sujets possibles sont abordés. J’aime personnellement tout particulièrement la possibilité d’effectuer une recherche par mot-clef au sein du Canon. Un doute sur l’authenticité d’un détail ou le titre de l’aventure dans laquelle un personnage particulier fait son apparition ? La réponse est à portée de clic. C’est vraiment un outil super pratique et dont je ne pourrais plus me passer à présent.

Mais ça n’est pas tout : on peut également y lire des fanfictions, se tenir au courant de l’actualité holmésienne, effectuer une recherche dans l’encyclopédie qui regorge de renseignements sur le Canon et ses personnages, les adaptations et leurs interprètes… C’est donc un outil que l’on peut prendre le temps d’explorer au hasard, en cliquant de lien en lien mais aussi venir délibérément consulter pour effectuer une recherche précise et mettre un peu d’ordre dans son mind attic personnel.

Enfin, on trouve également sur ce site  un certain nombre d’ouvrages en vente car la SSHF gère également les éditions Mycroft’s Brother qui publient pastiches et essais.

Devenir quincailler…

Mais toutes ces ressources que je viens d’évoquer ne sont qu’une infime partie des trésors hébergés sur le site, la partie émergée de l’iceberg !

En devenant membre de la SSHF, vous aurez accès à une partie privée du site abritant des conférences, des interviews, des films complets (dont certains sont pratiquement introuvables ailleurs), des essais, des pièces radiophoniques… Il y a tant de choses à découvrir que je n’en ai même pas encore fait le tour. 

Il y a tellement de choses à explorer qu’il n’est pas toujours évident de s’y retrouver parce que l’on a tendance à vouloir tout découvrir en même temps la première fois. Mais cela vaut vraiment le coup de prendre le temps de venir et de revenir, de farfouiller tranquillement… Pour être totalement honnête avec vous, je suis loin de le faire assez souvent à mon goût et c’est aussi un peu pour me donner un grand coup de pied au derrière que j’ai choisi de rédiger ce numéro des holméseries.

Enfin, en devenant membre, vous recevrez également régullièrement l’Ironmongers daily news dans votre boîte mail. Ce magazine accueille les articles des membres et propose des choses très diverses : annonces, réflexions sur le Canon, critiques d’adaptations… Il permet de ne rien manquer de l’actualité holmésienne et SSHFienne et les parutions sont suffisamment espacées pour que l’on ait le temps de le lire à fond. A noter aussi que l’on retrouve l’intégralité des numéros publiés, avec un sommaire général des articles, dans la partie du site réservée aux membres.

Quant à l’inscription, il n’y a rien de plus simple : elle est gratuite et se fait intégralement en ligne. J’avoue que pour ma part, j’ai assez longuement observé les lieux sans oser m’inscrire. J’imaginais que le SSHF était une espèce  de vieille institution assez austère, peuplée d’un tas de vieux messieurs très dignes et très sérieux et que je n’y avais pas forcément ma place… J’imaginais qu’il y avait un énorme test de valeur terrifiant à passer (façon totémisation) pour être accepté (oui j’ai facilement l’imagination débordante et non je ne vous révèlerais pas la nature des épreuves que j’imaginais) et qu’à mon petit niveau et avec mon goût pour les fanfics un peu olé-olé (elles font même rougir les gens qui lisent par dessus mon épaule… hum…), je n’avais pas grand chose à faire parmi ces gens. Et puis un jour, la curiosité a quand même fini par l’emporter et c’est tant mieux ! Aucun besoin de prouver son pédigré holmésien, l’inscription est vraiment libre et accessible à chacun, qui que l’on soit, quels que soient nos sujets d’intérêt.

je veux aussi ajouter que ce numéro m’a donné l’occasion d’échanger par mail avec l’un des fondateurs, Alexis Barquin, qui s’est montré vraiment adorable et très accessible. Les membres de la SSHF ne doivent donc pas vous faire peur ! Ils sont passionnés et très ouverts alors n’hésitez pas à les contacter directement si vous avez une question à leur poser.

L’inscription au forum est, quant à elle, indépendante. Là encore il y a énormément de sujets abordés et l’on peut facilement se sentir perdu au début. Mais une fois de plus, il suffit de prendre son temps et de revenir régulièrement pour commencer à prendre ses marques même si l’on ne poste pas immédiatement. Je me suis inscrite au forum vraiment très récemment et je ne participe pas beaucoup parce qu’un forum c’est terriblement chronophage et puis parce que c’est quand même un lieu où les interventions sont un minimum réfléchies. Pas besoin d’avoir un Doctorat en études holémsiennes pour participer, hein, mais vous n’y trouverez pas de flood incessant comme cela peut être le cas ailleurs (quel que soit le sujet du forum) et les gens qui prennent la parole essayent d’apporter une opinion ou un propos un peu constructif. Là encore, j’ai observé les lieux un moment, assez intimidée, avant de me décider à m’inscrire et à participer, mais franchement n’attendez pas forcément aussi longtemps que moi, parce qu’on y apprend plein de petites choses et que c’est aussi le moyen d’entrer en contact avec d’autres holmésiens et d’apporter son gravillon à l’édifice.

Voilà, maintenant que vous en savez un peu plus, je vous propose de faire la connaissance d’Alexis Barquin, l’un des membres fondateurs de la SSHF et le responsable de son site internet, qui va éclairer pour nous quelques points particuliers.

Bonjour Alexis et bienvenue sur ce blog. Avant de parler de la SSHF, voici la question que j’aime poser à tous les intervenants de cette rubrique : Comment s’est passé ta rencontre avec Sherlock Holmes ? Ton intérêt pour le consulting detective a-t-il été immédiat ou bien a-t-il mis plusieurs années à se développer ?

Pour ma part, j’ai fait la connaissance de Sherlock Holmes à l’université. Je faisais des études de chimie et le détective était connu pour ses talents en la matière. Et comme les éditions NéO était à deux rues de l’université et publiaient au même moment leur intégrale (pas intégrale) de Conan Doyle… j’ai commencé à lire « Une étude en rouge » mais aussi en parallèle le reste de l’oeuvre de Conan Doyle. Séduit par le détective, j’ai englouti le Canon et vice-versa 🙂

​L’intérêt a été immédiat. En plus, la série Granada passait au même moment sur France 3 et me donnait à voir la représentation exacte que j’avais de Sherlock Holmes. Le clou était enfoncé 🙂

Merci pour ces précisions, Alexis. Nous pouvons donc maintenant passer aux quelques questions que j’aimerai te poser sur l’origine de la SSHF. On trouve bien quelques informations à ce sujet sur le site, mais j’aimerais en savoir plus. Dans quelles circonstances la SSHF a-t-elle vu le jour ?

Après avoir fini le Canon, j’ai tenté de conserver la même exaltation en lisant des pastiches mais cela ne fonctionnait pas, n’est pas Conan Doyle qui veut ^^. J’ai donc voulu connaître d’autres personnes ayant le même centre d’intérêt afin de partager cette passion. A cette époque, il n’y avait pas réellement de sociétés holmésiennes en France mais seulement deux fanzines : « La Troisième tâche » (de Jacques Baudou) et « La Lettre de Baker Street » (de Jean-Marc Faure). J’ai commencé à participer activement à « La Lettre de Baker Street »… Mais en 1991, Jacques Baudou stoppe sa publication et fin 1992 Jean-Marc Faure en fait autant. Les holmésiens français n’avaient plus de média fédérateur !

Thierry Saint-Joanis propose alors ses talents d’édition à Jean-Marc Faure pour prendre le relais de « La Lettre de Baker Street ». Jean-Marc le met donc en contact avec moi, Jean-Pierre Cagnat et Yves-Charles Fercoq. Ensemble nous décidons d’étendre l’idée de fanzine à une vraie société holmésienne de type anglo-saxon (costumes, réunions, publications…). La SSHF était née 🙂

1993 est finalement une date assez récente par rapport à d’autres sociétés holmésiennes dans le monde. N’y avait-il eu aucune autre tentative de la part des holmésiens français de se réunir avant cela ?

Eh non, à ma connaissance, la société des Amis d’Henri Fournaye ne publiait que leur fanzine « La Troisième tâche ». Néanmoins, il y a eu une fois une réunion des abonnés de « La Lettre de Baket Street » à Paris. Nous étions 5 ou 6 🙂

On est aujourd’hui bien loin des 5 ou 6 fans réunis ! Au fil des années, la SSHF a grandi et a sans doute pas mal évolué. Y-a-t-il des événements, des réalisations dont ses membres sont particulièrement fiers, ou qui constituent pour eux des souvenirs exceptionnels ?

En 20 ans d’existence, la SSHF a fait beaucoup de choses (voyages, expos, animations, rencontres… voir son historique sur le site). Elle a tissé de nombreux liens avec ses homologues étrangers dans tous les pays et elle est reconnue par ses pairs anglo-saxons comme une société originale, prolifique, érudite et surtout conviviale.

Il y a de nombreux souvenirs exceptionnels : la rencontre avec Jeremy Brett à Manchester, l’exposition de plusieurs mois à l’Hotel du Louvre, l’inauguration de la statue Sherlock Holmes à Baker Street, le partenariat avec Robert Hossein pour sa pièce La Nuit du crime, les rencontres avec les holmésiens étrangers, nos livres…

C’est assez extraordinaire en effet ! Et l’on ne peut qu’espérer que la SSHF vivra encore de nombreux autres moments de cette envergure. Justement, quels sont les principaux projets de la SSHF pour les mois à venir et comment peut-on se rendre utile ?

Les projets sont nombreux… Nous allons essayer de renforcer notre activité d’édition (papier), ainsi que développer des projets virtuels (créer un musée en 3D, compléter l’encyclopédie sur Conan Doyle, etc).

Nous prévoyons aussi réunions et activités autour des 160 ans de Sherlock Holmes en 2014… Participer au giga-quizz de 200 questions de la John H. Watson Society ! Bref on a de quoi s’amuser 🙂

Pour se rendre utile, il faut s’inscrire et se faire connaître. Chacun peut apporter quelque chose avec ses propres compétences. Les principales qualités sont : la passion et l’envie d’oeuvrer ensemble pour le bien de la communauté holmésienne.

Justement, aurais-tu un petit mot  d’encouragement pour donner envie aux lecteurs de rejoindre la quincaillerie Franco-Midland ?

Notre but est de tisser des liens avec des holmésien(ne)s du monde entier pour travailler ensemble sur des projets passionnants autour de Sherlock Holmes et Conan Doyle.

Novices ou experts, jeunes ou vieux… tout le monde peut trouver (ou même créer) sa place. Chacun peut apporter son idée, nous l’aiderons à la développer si cela sert le bien commun.

Quelques exemples  d’outils « made in SSHF » online et gratuits :
– L’Encyclopédie (1300+ articles, remplissage en cours, le projet est à tout son début^^)
– La Bibliographie française (3000+ Livres/BDs/Journaux/Fanzines référencés)
– Le Canon online (version originale anglaise)
– Le Forum (pour poser vos questions)
– L’Espace bonus pour les inscrits (films, radio, articles, archives)
– The Sherlockian Who’s Who (2000+ holmésiens référencés)

Et pour ceux qui veulent contribuer mais ne savent pas trop comment :
http://www.sshf.com/sshf/contributions.php

Voilà, j’espère que ce sixième numéro vous a plu et vous a donné envie de rejoindre les rangs de la quincaillerie Franco-Midland !

Un grand merci à Alexis Barquin de la SSHF pour sa gentillesse et sa disponibilité.

Vous êtes un membre actif de la vie holmésienne (auteur, éditeur, cercle holmésien, organisateur d’événements…) et vous souhaitez figurer dans une prochaine édition de ce rendez-vous ? N’hésitez pas à me contacter pour que nous puissions en discuter !

La SSHF : site officiel FacebookTwitterPinterest.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Holméseries #5

logo holméseriesBonjour à tous, voici déjà comme promis le cinquième numéro des holméseries, qui est également le premier directement publié sur Consulting Blogger.

Le sujet du jour :

Pour ce dernier numéro avant les vacances d’été, j’ai choisi de vous présenter le travail titanesque entrepris par Laurence, une fan inconditionnelle de BBC Sherlock et de Benedict Cumberbatch. 

J’ai fait la connaissance de Laurence via Twitter, à l’occasion d’un Follow Friday il y a quelques semaines. Son site n’était pas encore en ligne mais j’étais très curieuse à son sujet : un site en français consacré à Sherlock ? Je devais absolument suivre le projet de près et essayer d’en savoir plus. C’est ainsi que j’ai contacté Laurence pour lui demander de me tenir au courant lorsque son site serait enfin en ligne. Et puis de mail en mail nous avons discuté, j’en ai appris plus sur son projet, j’ai découvert quelques morceaux en avant-première et là j’ai été bluffée. Littéralement. Je m’attendais à quelques pistes de réflexions lancées à quelques scènes présentées et mises en relations… Et dès les premiers extraits, j’ai découvert un travail incroyablement profond, une analyse fine et poussée, bourrée de références culturelles et cinématographiques. Je ne m’attendais pas du tout à cela mais j’ai vraiment immédiatement été impressionnée par le travail de Laurence.

Du coup, c’est tout naturellement que je me suis dit que je devais absolument lui demander de participer à un numéro des Holméseries. Non seulement, je voulais en savoir plus sur la genèse de son travail (c’est toujours plus ou moins comme cela que débute un nouveau numéro : pour assouvir d’abord ma curiosité personnelle), mais en plus j’avais envie d’essayer de le mettre en avant de mon mieux. Laurence exécute vraiment un travail d’une grande qualité qui mérite d’être diffusé le plus largement possible. Quant on lit le fruit de sa réflexion, on se sent parfois un peu idiot et inculte mais on apprend aussi énormément de choses et plus on progresse plus son travail nous devient accessible. C’est passionnant et j’espère vraiment que le site Sherlock Analysis recevra l’accueil et la reconnaissance qu’il mérite. 

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que Laurence publie son travail au format blog : article après article. On suit vraiment le fil, la progression de sa réflexion. Le site a ouvert début mai 2013 et ne cesse dévoluer. J’aime beaucoup cette idée de pouvoir suivre la rédaction de ce mémoire semaine après semaine. Non seulement, c’est bien plus digeste comme cela, mais en plus c’est un peu comme une série : on est accroché, on attend la suite, le niveau supérieur et on commence à développer ses propres idées, ses propres comparaisons et peu à peu c’est tout tas de nouvelles pistes de réflexion autour de la série qui s’ouvrent à nous. Alors on n’a pas toujours la même analyse que Laurence selon notre rapport aux personnages, à la série, selon nos connaissances aussi, mais justement c’est intéressant de découvrir un autre point de vue, d’y confronter le sien pour mieux l’affiner…

Mais assez bavardé, je vous laisse faire connaissance avec Laurence et découvrir ses réponses…

Bonjour Laurence, tu es l’auteur du site bilingue Sherlock Analysis qui propose une étude approfondie de la série produite par la BBC,  Sherlock. Avant que nous parlions de ton site, pourrais-tu te présenter aux lecteurs ?

J’ai d’abord fait des études de Sciences économiques jusqu’à la maîtrise, mais le CAPES étant excessivement difficile vu le nombre limité de places, je me suis réorientée vers des études de lettres modernes. Après la licence, j’ai enseigné deux ans avant de passer le concours et depuis, j’enseigne le français dans le secondaire.

Je n’ai pas de manuscrit dans un tiroir. Pendant longtemps, la composition et l’écriture des cours de lycée me suffisaient. Le travail était très prenant, surtout en Terminale Littéraire où les œuvres sont imposées. J’ai pourtant gardé un excellent souvenir des Caractères de La Bruyère, des Pensées de Pascal, ou des Liaisons dangereuses de Laclos, l’étude portant à la fois sur le roman et son adaptation cinématographique par Stephen Frears. Je n’avais plus le temps pour des lectures personnelles, et j’ai décidé de revenir vers le collège pour pouvoir réorienter mon travail vers le cinéma. C’est bien cette libération qui m’a portée vers l’étude de Sherlock.  

Dans le cadre de cette présentation, j’ai été très sensible au raffinement du monde de Sherlock, (je dis raffinement, pas luxe). Tout le décor de Sherlock repose sur une esthétique de l’initiation et de la connivence. Comme le fauteuil de Sherlock, le LC 2, dessiné par Le Corbusier et Charlotte Perriand. Il a été dessiné par Le Corbusier qui voulait redéfinir l’archétype du fauteuil club anglais  et c’est extraordinaire comment la structure de ce fauteuil est une sorte de prolongement de Sherlock Holmes. Et voilà que ces deux fauteuils se font à face et les places sont bien définies, Le Corbusier est pour Sherlock, l’autre pour Watson.  Le canapé, avec ses armatures métalliques, dans lequel médite Sherlock est d’ailleurs assorti. De même, la psy reçoit Watson dans A Study in pink dans un Ray-Charles-Eames qui disparait dix-huit mois après.  Il a disparu ! Elle l’a vendu ?  

Dans le commentaire d’A Scandal in Belgravia, Mark Gatiss  évoque la paille de riz sur les murs de la chambre de Sherlock.  Il y a un amour esthétique du détail qui rappelle Visconti. Pour filmer Le guépard, il  avait demandé à ce que l’on mette du linge dans toutes les commodes et les tiroirs pour donner une vie à ce palais et qu’il ne soit pas un simple plateau de tournage, mais le lieu où prennent vie les personnages. Et cet attachement infini aux moindres détails qui monopolise le talent de toute cette équipe, qui nous donne envie de pénétrer dans le monde de Sherlock, et peut-être, d’y entrer de manière clandestine. Je crois me rappeler que Benedict Cumberbatch et Martin Freeman sont aussi très attachés à ce décor. Si je me souviens bien, Benedict a dit qu’il avait pris un livre d’une des étagères, comme souvenir.

Enfin, j’ai choisi de vivre en Province où j’ai une maison de famille plutôt qu’à Paris pour voyager. J’ai beau avoir la dent dure contre cette ère du vide qui vient précisément du monde anglo-saxon,  j’ai une profonde fascination pour ses mégapoles, pour Londres, New York, Los Angeles. Et j’aime les piscines californiennes, d’abord découvertes dans les peintures de David Hockney et les photographies d’Helmut Newton. D’où l’analyse de la séquence de transition entre les deux saisons, qui me semble jouer de tous ces échos, la juxtaposition de la piscine municipale où meurt vingt ans auparavant Carl Power, et la silhouette d’Irène Adler dont la chambre est un bain de fantasmes et de frustration aussi puissant  que les piscines newtoniennes. 

Question devenue traditionnelle de ce rendez-vous : comment as-tu fait la connaissance de Sherlock Holmes ?

J’ai rencontré Sherlock Holmes dans les Aventures d’Arsène Lupin : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès. Je ne l’ai pas relu depuis. J’ai dû lire ensuite certaines de ses aventures mais la vraie rencontre,  en fait, a eu lieu bien plus tard.

C’est un homme extraordinaire, John De Amodio, (un aristocrate anglais, un héritier de cette culture cosmopolite qui s’est éteinte au siècle dernier) qui au détour d’une conversation m’a parlé d’Arthur Conan Doyle. Il était né au début de l’autre siècle (en 1909), ses parents et les Conan Doyle se fréquentaient et se rejoignaient à Davos pour faire du ski. Je me suis alors mise à relire Les Aventures de Sherlock Holmes. Comme j’avais une vingtaine d’années, j’avais une lecture plus affinée et c’était la personnalité de Sherlock et non l’enquête policière, qui m’intriguait. J’en ai beaucoup voulu à Doyle de l’avoir doté d’un physique aussi ingrat.  

Peux-tu nous dire plus précisément ce que tu aimes chez ce personnage et dans le Canon en général ?

J’ai un point commun avec Sherlock Holmes : sa détestation du quotidien, de la routine. Que la vie est quotidienne, se lamentait Jules Laforgue. Et reconnaissons que Sherlock Holmes en triomphe. La banalité vaut-elle d’être vécue ? Non !

Sherlock Holmes  est un personnage inassignable. On ne saura jamais d’où lui vient l’argent pour vivre (il est rarement rémunéré), il n’est pas propriétaire. C’est un personnage éminemment libre. Et en cela, je le trouve fascinant.

Sherlock, posent des problèmes qui traversent la philosophie et le cinéma : qu’est-ce que l’événement ? Sur un plateau de tournage, il y a des projecteurs qui se voient à des dizaines de mètres et qui illuminent le réel. Les aventures de Sherlock Holmes, c’est un peu pareil, ce faux réel est illuminé par la présence de ce personnage incroyable, qui sublime la vie. C’est la raison pour laquelle j’aurais beaucoup aimé voir un tournage : assister à ce formidable artifice qu’est le cinéma qui surgit au milieu de la vie, pour la transcender. Mais la production fait bien en sorte que les lieux de tournage soit connus au dernier moment et qu’il y ait donc aucune possibilité de s’organiser. Il n’y a donc que les locaux qui ont cette chance.

J’aime toutes les aventures où il faut retrouver des pierres précieuses, elles font un peu oublier que le corps des victimes est souvent mutilé.  Vous n’avez jamais remarqué le nombre de nouvelles où le corps des victimes est mis de façon très spectaculaire et violente à très rude épreuve ? Un ingénieur hydraulique se fait couper le pouce dans l’Aventure du pouce de l’ingénieur, dans Le Signe des quatre, c’est la jambe droite qui manque à Jonathan Small ; dans Le marchand retiré des affaires, Josiah Amberley est amputé et Homes a bien sûr, a remarqué sa jambe artificielle. Ces amputations semblent vraiment compulsives et frappent même les personnages secondaires, même de simples figurants qui ne font que traverser l’histoire. Alors, oui, j’avoue une préférence pour les affaires du Diadème de béryl, de La pierre de Mazarin ou de L’escarboucle bleue, à la recherche desquelles part Sherlock Holmes. Evidemment, elles ont totalement disparu de la série, Sherlock les congédie définitivement en boxant le messager de l’affaire du diamant de Jaria.

sherlock analysis

Justement, puisque tu ne cesses de l’évoquer et que ton site tout entier lui est consacré, parlons un peu de la série Sherlock. Comment cette passion est-elle née ? Tu dois connaître tous les dialogues de la série par cœur maintenant !

Je l’ai découverte lors de sa diffusion sur France 4 le 1ier janvier 2011. Et j’ai été immédiatement sidérée ! Mais c’est plus d’un après que j’ai compris qu’il me fallait écrire. Les premiers textes ont été écrits en juin-juillet 2012 et traduits par Ian Cutting dans la foulée.

Et oui, je connais pas mal de répliques, parce qu’elles frappent l’oreille de leur rythme sticomythique, leur sonorité, la voix des acteurs.

Depuis combien de temps travailles-tu sur ce projet ? Quelle place ce mémoire occupe aujourd’hui dans ta vie  et ombien d’heures y consacres-tu chaque semaine ?

Par semaine, c’est très variable, mais je peux dire que depuis l’été dernier, je lui consacre une très grande partie de mes vacances et de mes pensées. Ce qui signifie partir avec l’ordinateur, les films : Sherlock, mais également Parade’s end, Amazing Grace, Third Star, indispensables pour étudier le jeu actorial de Cumberbatch, mais également les œuvres des grands critiques du cinéma en France, sans lesquels, toute tentative d’analyse serait vaine. 

Tu sembles effectivement tout particulièrement fascinée par la performance de Benedict Cumberbatch.

Fascinée, oui, son travail prodigieux.  Je n’ai malheureusement pas trouvé d’interview qui rende compte de son travail d’acteur. Pourtant, depuis  La politique des acteurs que Patrick Mc Gilligan a initié aux Etats-Unis 2001, et qui a été exposée par Luc Moullet en France en 2005, l’acteur occupe une place de plus en plus importante dans les études de cinéma. Elle considère que les acteurs sont des auteurs dans le sens où ils inventent un système de jeu  qui leur est propre, indépendant de la direction d’acteur, et que leur personnalité, leur visage, leur corps, leur tempérament, leur façon de jouer influencent plus ou moins consciemment les films dans lesquels ils jouent. Il ne s’agit pas de minimiser le travail des auteurs, des scénaristes mais il est évident que Benedict Cumberbatch est aussi l’autre auteur de Sherlock.  

Le système de jeu de Benedict Cumberbatch est à la fois dépositaire d’un héritage théâtral très marqués tout en étant pleinement cinématographique ; la principale difficulté de l’analyse d’un jeu d’un acteur réside dans une série d’obstacles méthodologiques (on ne sait pas décrire un geste au cinéma) et terminologiques (on n’a pas les mots). On définit aussi l’acteur par la photogénie, le charisme, en bref, une faculté, un truc qui appartient en propre à un individu, et qui fait la différence avec tous les autres.

Qu’a donc Cumberbatch en plus ? Cette énigme de sa présence particulière ne peut pas être rationnellement expliquée, et même dans le champ des études actorales, on  se contente de reprendre la célèbre formule de Montaigne sur l’amitié : parce que c’était lui parce que c’était moi. Et nous sommes des millions à penser qu’il est la meilleure incarnation de Sherlock et qu’il est aussi l’un des meilleurs acteurs au monde.

Alors, je vais tenter l’analyse de son jeu.  C’est à cela que je suis attelée actuellement. D’ailleurs, les   trois premières sections ont été corrigées et augmentées et n’ont plus grand-chose à voir avec ce qui figure sur le site. Je suis peut-être la seule en France à ne pas me plaindre du temps…

Pour revenir à Benedict Cumberbatch, je  sais qu’il a fait ses études à L’université de Manchester. C’est tout, je ne sais pas qui fut son professeur d’art dramatique, ni de quelle méthode, technique son art est le plus proche. Certains acteurs n’aiment pas parler de leur manière de jouer. C’est le cas de Sean Penn qui n’est pas particulièrement prolixe en la matière, peut-être est-ce également le cas de Benedict Cumberbatch ?  

Puisque tu sembles très intéressée par la formation de Benedict Cumberbatch et son jeu, connaissais-tu cet artiste avant la série Sherlock ? L’as tu vu dans  d’autres rôles ? Peux-tu nous expliquer brièvement pourquoi tu es tant fascinée par son interprétation de Sherlock Holmes ?

Non, je l’avoue. J’avais vu Four Lions au cinéma, mais j’ignorais que c’était lui qui jouait le policier qui parlemente avec les terroristes. Depuis, j’ai essayé de voir le plus possible de ses films mais ils ne sont pas tous sous-titrés. Ce qui n’est en fait pas si grave, même si ma compréhension est imparfaite, je m’attache aux expressions, aux gestes, aux différents plans qui accompagnent l’évolution de ses personnages.

Quant à sa performance dans Sherlock, c’est simple : tu  prends une scène, n’importe laquelle et tu regardes très attentivement la dynamique du visage, des yeux, des mains, du corps, sa voix, son ton, sa cadence de paroles. What amazing ! It’s quite extraordinary !, comme dit Watson devant le premier numéro de déduction de Sherlock auquel il assiste dans le taxi qui les mène à Lauriston Gardens.

Je l’ai vu dernièrement dans Star Trek Into Darkness et j’ai beaucoup aimé la manière très retenue de jouer la puissance et la défiance avec cette voix de poitrine. Et ce regard qui ne cligne jamais des yeux, pour mieux hypnotiser l’adversaire, nous aussi par la même occasion. 

Maintenant, pour en venir à un aspect plus pratique de ton travail, pourquoi avoir choisi de publier ton étude en ligne et pourquoi la publier en anglais et en français ?

Je ne crois pas que l’avenir de mon travail passe par la publication traditionnelle.  Je la trouve très contraignante et je ne pense pas que l’étude trouverait facilement ses lecteurs. En revanche, en ligne, c’est tellement plus facile : il n’a fallu que quelques jours de travail avec un ami et collègue (François Bonneau) pour que le travail paraisse et soit accessible.

Quant à la traduction anglaise, elle m’a apparu absolument nécessaire. Le phénomène Sherlock est d’abord anglo-saxon. Mais j’ai été très étonnée de l’accueil en langue française. Au début du travail d’analyse, je ne touchais pas aux réseaux sociaux, je me figurais  bien être la seule à me passionner pour Sherlock en France!

Ton analyse est très poussée et tu consacres énormément de temps et d’énergie à ce projet. Quel avenir aimerais-tu pour ce travail ? La reconnaissance des auteurs et artistes de la série ?

La reconnaissance, c’est un peu présomptueux. Faudrait-il d’abord que ces messieurs du cinéma en prennent connaissance. Je te disais que j’ai trouvé peu d’informations sur la formation d’acteur de Cumberbatch. J’aimerais pour le moins qu’il accepte de répondre à deux ou trois questions sur ce sujet par le biais de son agent. Mais  avec la sur-médiatisation et la sur-exposition que lui et les autres connaissent aujourd’hui, les filtres qu’en conséquence, ils mettent entre eux et autres, cela risque de prendre un certain temps. Ce qui est  rageant, c’est de les voir assurer la promo face à des ‘journalistes’ qui concentrent leurs questions sur des anecdotes de tournage ou de la vie privée. Finalement, les acteurs n’ont ou ne peuvent plus rien à dire au sujet de leur travail, de la préparation pour un rôle.

Evidemment, si mon travail les intéresse, qu’ils n’hésitent pas à me faire signe ! Mais on peut toujours rêver ! J’aurais effectivement des questions très précises à leur poser, mais avec un traducteur, car je parle l’anglais comme une vache espagnole. 

Maintenant que le site est lancé depuis un peu plus d’un mois, quels sont tes projets et quelles sont les futures nouveautés que nous pouvons commencer à guetter ?

Le second chapitre est sur le jeu de Benedict –je crois que je le dis pour la 3ème fois et tu vois à quel point l’affaire me préoccupe ! – , les sections vont paraitre les unes après les autres  à partir de la fin  juin/début juillet. La traduction viendra au fil du temps grâce à Ian, que je ne remercierai jamais assez d’avoir cru dans mon travail, et de passer beaucoup d’heures de liberté à me traduire. 

Voilà, j’espère que ce cinquième numéro vous a plu et vous a donné envie d’aller découvrir le travail de Laurence.

Un grand merci à Laurence pour nos  conversations par mail et sur Twitter et pour le temps qu’elle m’a consacré pour la préparation de ce numéro.

Vous êtes un membre actif de la vie holmésienne (auteur, éditeur, cercle holmésien, organisateur d’événements…) et vous souhaitez figurer dans une prochaine édition de ce rendez-vous ? N’hésitez pas à me contacter pour que nous puissions en discuter !

Quant à moi, je vous donne rendez-vous dans quelques mois avec un nouveau sujet ! En attendant, passez de bonnes vacances et  n’hésitez pas à me dire ce qui vous a plu ou déplu et ce que vous aimeriez voir dans les prochaines éditions…

Le site Sherlock Analysis en français, le site Sherlock Analysis en anglais.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Holméseries # 4

logo holméseries

Bonjour à tous et bienvenue pour ce nouveau rendez-vous des holméseries ! Aujourd’hui, je vais vous parler d’un groupe de joyeux holmésiens dont j’ai d’abord fait la connaissance en ligne, avant de participer à quelques unes de leurs activités.

Le sujet du jour :

Logo du Cercle holmésien de Paris

Pour ce quatrième numéro, j’ai donc eu envie d’inviter les membres du Cercle holmésien de Paris. En réalité, cet article aurait dû paraître en début d’année, mais quelques soucis techniques de la part de Nordi ont fait que je ne peux vous les présenter qu’aujourd’hui, alors qu’ils tiennent leur réunion mensuelle.

Normalement, si vous suivez ce blog depuis quelques temps, vous avez déjà dû entendre parler du CHOP, en particulier à l’occasion du Flashmob Undershaw II organisé le mois dernier et auquel j’ai participé. Aujourd’hui, il est enfin temps de vous proposer de faire connaissance avec le Cercle, ses membres et ses activités.

Pour ma part, j’ai découvert l’existence du CHOP, il y a plus ou moins un an, alors que je pataugeais pour trouver une formule qui me convienne pour internetter au sujet de Sherlock Holmes. Le blog et la page Facebook tenus à l’époque ont aujourd’hui disparu mais c’est grâce à eux que j’ai découvert l’existence du Cercle Holmésien de Paris et que nous avons commencé à discuter à distance. Puis en août dernier, alors que j’étais enfin de retour en France, j’ai participé à leur réunion mensuelle qui avait pour thème Jeremy Brett. Ravie de l’accueil et de l’ambiance, je comptais bien faire de ce rendez-vous une habitude, mais un déménagement impromptu sur Marseille a quelque peu chamboulé mes plans…

Malgré tout, le contact a été maintenu au fil des mois et je suis vraiment super contente de pouvoir vous parler du CHOP aujourd’hui parce que j’aime cette association et ses membres. Jusque là, j’ai invité dans ce rendez-vous des personnes avec qui j’avais eu quelques contacts et que j’avais envie de vous présenter parce que j’aime ce qu’elles font; mais avec le Cercle c’est différent. J’aime beaucoup leurs activités bien sûr, mais en plus je connais une partie de ses membres et ça change tout.

Quand je suis allée à la première réunion du Cercle Holmésien de Paris, je ne savais pas bien à quoi m’attendre : je rentrais juste de 3 ans d’expat’, je n’avais plus trop de repères français (j’avais même encore du mal à trouver mes mots et surtout à les mettre dans le bon ordre dans la phrase…) et j’imaginais quelque chose d’assez austère et guindé (tout en espérant le contraire) et puis je débarquais sans connaitre personne… Et en fait, j’ai découvert une troupe assez éclectique, bruyante, totalement allumée mais accueillante et chaleureuse. Toutes les générations sont représentées parmi les membres et dès que vous arrivez vous êtes intégrés à la discussion et ça bavarde, échange, rigole dans tous les sens. Ca pourrait être déconcertant mais je me suis immédiatement sentie à l’aise et je suis vraiment tombée sous le charme de toute la bande. Du coup, j’étais vraiment ravie de les retrouver pour le flasmob le mois dernier et de vous proposer de faire leur connaissance aujourd’hui. Les gens du CHOP sont vraiment adorables et vous devez absolument faire leur connaissance. Et puis c’est tout.

Le Cercle Holmésien de Paris en costumes

© Cercle Holmésien de Paris.

Mais assez bavardé, je vous laisse découvrir le résultat de mon petit interrogatoire…

Bonjour Cyril, pour commencer, pourrais-tu nous expliquer quand et comment est né le Cercle Holmésien de Paris ?

Le Cercle est né d’un groupe de passionnés des Aventures de Sherlock Holmes, des écrits de Conan Doyle et des diverses adaptations, des rencontres autour de ce personnage, de voyages à la rencontre d’autres associations et d’une volonté d’officialiser des réunions qui se tenaient depuis quelques années à Paris.

L’idée n’est pas le fruit d’une personne mais de plusieurs (10 membres fondateurs), on peut néanmoins dire que sans Laurence D, Myriam Elzein, Thierry Gilibert, JC Rémont et Cyril Millot le cercle n’aurait pu voir le jour.

Il y a donc 10 fondateurs, outre ceux cités plus haut on compte : Brigitte Matron, Mylène Cassen, Klara Tolnaï, Nicolas Jonquères et Xavier Barque.

Tu fais donc partie de la dream-team des fondateurs. Tu viens de nous expliquer pourquoi le Cercle a été créé, mais j’aimerais en savoir un peu plus sur ton rôle dans l’histoire. Comment en es-tu venu à fonder le Cercle ?

Pour faire suite à la première question, j’ai fondé avec des amis le Cercle car nous avions envie de faire autre chose que ce qui se faisait dans une autre association existante, nous souhaitions un cadre différent, une plus grande autonomie pour chacun et un peu plus de démocratie.

Notre but premier n’était pas de faire une Association uniquement d’études mais surtout une société d’action, tentant à promouvoir l’œuvre de sir Arthur Conan Doyle. Pour cela nous sommes allés à Barcelone, par exemple, à la rencontre d’amis du Circulo Holmes pour partager et surtout apprendre de leur fonctionnement.

Qui dit Cercle Holmésien, dit forcément intéret profond pour un certain consulting detective, surtout quand on en est l’un des fondateurs… Comment et quand as-tu découvert Sherlock Holmes ? Quelle est ton aventure préférée ? Ton adaptation préférée ?

Ma découverte de Sherlock Holmes s’est produite comme pour beaucoup par le biais du roman Le chien des Baskerville alors que j’étais adolescent. J’ai ensuite perdu de vue le personnage avant de m’y consacrer complètement depuis pas mal d’années maintenant au point d’être devenu un collectionneur de livres anciens, journaux, statues, objets en tout genre… concernant le grand détective.

Mon aventure préférée ? Question difficile : les hommes dansant, la ligue des rouquins, l’escarboucle bleue…

L’adaptation : plus difficile encore tant si on parle de fidélité au Canon, la Granada avec l’interprétation incomparable de Jeremy Brett s’impose mais j’ai beaucoup aimé l’adaptation BBCSherlock qui respecte les codes des aventures et modernise le (les) personnages.

Pour en revenir au Cercle qui sont ses membres ? Des holmésiens de la première heure qui connaissent le Canon et la filmographie de Jeremy Brett (JC, si tu nous lis…) par cœur ? Des petits nouveaux tombés dans la marmite grâce à la série de la BBC ? 

Il y a des Holmésiens qui connaissent très bien le Canon et qui connaissent la filmographie Holmésienne de J.Brett par cœur, il y a aussi des personnes venues au Cercle par les films avec Robert Downey Jr et d’autres par le biais de la BBC…Notre association compte beaucoup de jeunes mais on y rencontre toutes les catégories d’âge ou presque… La marmite BBC est un formidable réservoir d’où émerge des jeunes qui après avoir découvert le personnage se tournent rapidement vers les aventures ‘papier’ de Sherlock !!

Cercle Holmésien de Paris - photo de groupe

© Cercle Holmésien de Paris.

Ce mélange des générations est justement ce qui m’a marquée et m’a beaucoup plu en août dernier. On était d’ailleurs nombreux lors de cette réunion ou à l’occasion du flashmob il y a quelques semaines. Combien le Cercle compte-t-il de membres ?

Combien de membres, difficile à dire aujourd’hui car les statuts officiels n’ont été publiés qu’en Octobre dernier mais on peut penser qu’il y a une cinquantaine de membres « à jour de leur cotisation ou en phase de l’être », des Français mais aussi des Suisses, Espagnols, Italiens, Américains et Anglais… Certains se connaissaient bien avant la fondation du Cercle et beaucoup arrivent au fil des évènements, voyages, manifestations. Sachant que nous avons plus de 260 personnes qui nous suivent régulièrement sur Facebook, Twitter, Tumblr… Le 8 Mai 2012, alors que le Cercle organisait en tant que groupe sa première manifestation pour soutenir la cause « Save Undershaw », plus de 25 personnes étaient présentes… et depuis nos réunions mensuelles réunissent régulièrement plus de 20 personnes au pub le Galway à Paris chaque second mercredi du mois.

J’ai participé à une réunion et un flashmob et ceux qui vous suivent sur Facebook peuvent découvrir vos tribulations en France et à l’étranger. Vous avez l’air super actifs et réactifs et semlez fourmillez d’idées et de projets. Peux-tu nous présenter les activités principales du cercle ?

Le Cercle tient une réunion par mois, publie un journal, anime une page Facebook, un compte Tumblr et Twitter, un forum, un blog BD, une boutique, organise des voyages (en 2013 Londres en Janvier, la Belgique en mai, Barcelone..), ainsi que des évènements ponctuels en fonction de l’actualité holmésienne.

Plus particulièrement quels ont été les temps forts de 2012 ? Quels sont les projets du Cercle pour 2013 ? Et dans un avenir plus lointain ? Des souvenirs marquants à partager ?

La « flashmob Save Undershaw » du 8 mai, le voyage costumé en baie de Somme, la chasse au trésor dans Paris, les voyages en Espagne, Allemagne, Brésil, ont fait de 2012 une belle année pour le Cercle.

La première célébration de l’anniversaire de la naissance supposée de Sherlock Holmes lors du repas annuel de l’Association le 6 janvier 2013 perpétua à son tour ces moments forts qui symbolisent l’esprit et la direction que veut prendre le Cercle. Certes il y aura des études plus académiques, mais notre but premier est de réunir les gens autour d’une passion, se costumer et développer l’amitié entre les sociétés Holmésiennes à travers le monde.

Tout cela semble fort alléchant ! Comment fait-on pour vous (re)joindre ?

Si vous avez envie de rencontrer des gens passionnés mais qui ne se prennent pas au sérieux et qui tentent de faire vivre le personnage de Sherlock Holmes, si vous aimez les rencontres et les voyages alors n’hésitez pas ! Venez nous rejoindre tous les seconds mercredis du mois au Galway ou sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Tumblr. Nous avons aussi un futur site internet en projet. Il y a tant à faire, tant d’idée dans les têtes de chacun des membres et participants, chacun a droit à la parole, toutes les idées des anciens comme des nouveaux sont les bienvenues…

Une citation, un petit mot pour conclure ? Quelque chose que je n’ai pas demandé et dont tu aimerais parler ?

Le détective de Baker Street est sans nul doute, l’anti-héros numéro un au palmarès du patrimoine artistique terrien et ses faiblesses sont pourtant nombreuses. Devenu repère atemporel, depuis qu’il a échappé à son auteur, c’est un être complexe dont l’effort égoïste principal est, nonobstant ses défauts, de maîtriser avec génie (et la solide amitié de Watson) ses facultés, pour mieux servir ceux qui le sollicitent. Une sorte d’altruisme paradoxal en quelque sorte. Un brillant cerveau au service caché du cœur. Ainsi chacun de nos membres ne l’imite-t-il pas triplement en étant l’élève de ce maître comme en étant son client ou son compagnon à la fois ?

Bien sûr dans ces propos vous noterez l’humour et le gentil ridicule sous-jacents. Le Cercle Holmésien de Paris n’est pas une secte mais un microcosme cordial, basé sur un libre partage autant dérisoire qu’essentiel autour d’un prétexte bien innocent, et donc en conclusion l’inutile joint à l’agréable au sein d’une structure vertueuse qui ne demande qu’à s’agrandir ! Nous l’espérons, un truc carrément saugrenu dont on dira pour longtemps : et pourtant il tourne !

Voilà, j’espère que ce quatrième numéro vous a plu et vous a donné envie de participer aux réunions du CHOP ou pourquoi pas de créer votre propre Cercle en région s’il n’en existe pas déjà un !

Un grand merci à Thierry, Cyril, Laurence, JC et globalement tous les membres du CHOP pour leur enthousiasme, leur accueil toujours chaleureux et leur participation à ce numéro.

Vous êtes un membre actif de la vie holmésienne (auteur, éditeur, cercle holmésien, organisateur d’événements…) et vous souhaitez figurer dans une prochaine édition de ce rendez-vous ? N’hésitez pas à me contacter pour que nous puissions en discuter !

Quant à moi, je vous donne rendez-vous dans deux semaines (déjà !) avec un nouveau sujet ! En attendant, n’hésitez pas à me dire ce qui vous a plu ou déplu et ce que vous aimeriez voir dans les prochaines éditions…

Le Cercle Holmésien de Paris : Facebook – Twitter – Forum – Tumblr – Blog BD.

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