L’ombre de Dracula – Fabrice Colin

L'ombre de Dracula - Fabrice Colin

L’ombre de Dracula…

Amber et Luna Wilcox savent désormais qui a fait d’elles des vampires mais dans leur lutte contre Dracula, bien des secrets demeurent encore.

Quand Amber disparaît mystérieusement, les soupçons de Luna se confirment : il y a un traître parmi les invisibles.

De New-York à Liverpool, les serviteurs du maître des ténèbres sont partout à l’œuvre. Chacune de leur coté, les deux orphelines vont devoir risquer leur vie pour empêcher l’ombre de Dracula de s’étendre sur le monde.

L’avis du consulting blogger…

Souvenez-vous, il y a déjà presque deux ans, je découvrais, sans vraiment être conquise (c’est un euphémisme…), le premier volume de cette série mêlant Sherlock Holmes et fantastique. A l’époque je n’étais vraiment pas pressée de me plonger dans la suite des aventures des sœurs Wilcox.

Le temps a passé et, sur un coup de tête, j’ai acheté ce deuxième volume, récemment lu… et ma foi bien plus apprécié que le précédent ! Si tout un tas de petites choses m’ont encore dérangée, j’ai cette fois-ci vraiment accroché à l’intrigue et c’est sur une note plutôt positive que j’ai refermé mon exemplaire.

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Le dossier Holmes-Dracula – Fred Saberhagen

Le dossier Holmes-Dracula - Fred Saberhagen

Le dossier Holmes-Dracula…

Il était impossible que leurs chemins ne se croisent pas, mais qui aurait pu prévoir l’étrange relation qui allait se tisser entre eux…

Sherlock Holmes se trouve confronté à deux problèmes apparemment insolubles : d’une part, les activités de maîtres chanteurs qui menacent de lâcher sur Londres des milliers de rats porteurs de la peste et, d’autre part, un étrange tueur qui laisse derrière lui des cadavres entièrement vidés de leur sang.

Dracula détient la clef des deux énigmes. Revenu à Londres pour raisons personnelles, le comte se trouve rapidement pris dans un piège diabolique face auquel même ses pouvoirs surnaturels risquent de se révéler impuissants.

Mais les grands esprits finissent toujours par se rencontrer…

L’avis du consulting blogger…

C’est grâce à Dorothée que j’ai découvert l’existence de ce roman, il y a maintenant presque 2 ans. Je n’en reviens d’ailleurs pas, je pensais que c’était beaucoup plus récent que cela ! Anybref, la demoiselle n’avait pas été plus enthousiasmée que cela par la chose mais de mon côté, c’est un presque coup de coeur. Dans tous les cas, une excellente surprise.

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Anno Dracula – Kim Newman

Anno Dracula - Kim Newman

Anno Dracula…

Londres 1888. Depuis que Dracula a épousé la reine Victoria, la terreur règne sur la capitale. Sous l’influence du sulfureux comte, les citoyens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des vampires, toujours plus puissants, et il ne fait pas bon être simple mortel.

Mais la riposte ne se fait pas attendre. Dans les sinistres ruelles de Whitechapel, des prostituées vampires se font assassiner par un mystérieux inconnu aux scalpels d’argent.

Lancés dans la traque du tueur, Geneviève Dieudonné, une vampire à la jeunesse éternelle, et Charles Beauregard, espion pour le Diogene’s Club, vont devoir gravir les échelons du pouvoir. Et s’approcher dangereusement du souverain le plus sanguinaire qu’a jamais connu le royaume…

L’avis du consulting blogger…

Ce livre me tentait depuis sa réédition par Bragelonne, il y a quelques années, mais avant cette dernière édition de Masse Critique, l’occasion de le découvrir ne s’était jamais présentée. Bilan, après un début laborieux, j’ai littéralement été captivée par ce récit.

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Le Fantôme de Baker Street – Fabrice Bourland

Fabrice Bourland - Le fantôme de Baker Street

Le livre :

Londres, 1932. Depuis que la municipalité a attribué à la maison du major Hipwood le n° 221 à Baker Street, le salon du premier étage semble hanté. S’agit-il d’un esprit, comme le prétendent certains ? Existe-t-il un lien entre ces manifestations et la série de crimes qui ensanglante Whitechapel et les beaux quartiers du West End ?

Motivée par un funeste pressentiment, lady Conan Doyle, la veuve de l’écrivain, sollicite l’aide de deux détectives amateurs, Andrew Singleton et James Trelawney. Lors d’une séance de spiritisme organisée à Baker Street, ces derniers découvrent avec effarement l’identité du fantôme.

Et quand ils comprennent que les meurtres à la une des journaux imitent ceux commis par Jack l’Eventreur, Dracula, Mr Hyde et Dorian Gray, nos jeunes enquêteurs sont entraînés dans une aventure qu’ils ne sont pas près d’oublier.

L’avis du consulting blogger :

Encore un livre que je pensais avoir découvert chez Matilda (si je luis versais des royalties à chaque fois que je la mentionne comme source d’inspiration lecturesque, la demoiselle serait millionnaire aujourd’hui ! Mais elle lit toujours des trucs absolument géniaux, alors c’est pas de ma faute), sur son ancien blog (l’actuel est ici).

En fait, après vérification, il semblerait que ce ne soit pas ce volume mais celui consacré au Chevalier Dupin que j’ai découvert chez la demoiselle… Je commence à perdre la tête… Anybref, c’est finalement le billet récent de Save My Brain qui m’a définitivement convaincue de me procurer ce volume sur le champ et de le lire peu de temps plus tard. Bilan, si j’ai aimé un certain nombre d’aspects de ce texte, je n’ai pas réussi à être totalement transportée.

Pourtant, j’étais plutôt dans mon élément, au milieu de toute ces évocations et réflexions sur la fiction, la littérature victorienne, l’image romantique d’une Londres rêvée à travers la littérature… J’ai par exemple tout à fait compris et partagé la déception de nos deux héros qui, débarquant à Londres au début des années 1930, découvrent une ville qui n’a plus grand chose à voir avec celle qu’ils avaient appris à connaitre et aimer au fil de leurs lectures. 

D’ailleurs l’avant-propos de l’éditeur est juste parfait parce qu’il contribue justement à mettre en place cette ambiance avant même que le récit ne démarre pour de bon. La fiction s’inscrit dans la réalité et on a l’impression de se plonger dans un vrai roman noir du XIXème siècle, de ceux qui fascinent tant nos deux héros.

Le problème c’est que j’ai trouvé que l’ensemble manquait trop souvent de fluidité à mon goût. Fabrice Bourland donne trop d’explications, de détails, surtout au sein d’un texte aussi court. On a par exemple droit à une biographie extensive d’Arthur Conan-Doyle… Ce sont des éléments objectivement intéressants que l’auteur rapporte mais qui dans ce contexte précis viennent plus rompre le rythme du récit et ensuquer le lecteur qu’autre chose.

Et puis tout surexpliquer faire perdre de leur charme aux choses, je trouve. Je pense en particulier à la question de la rue Montague, où résident les deux détectives. Forcément l’allusion m’a donné le sourire et je persiste à croire qu’elle se suffisait à elle-même. Seulement voilà, quelques pages pus tard, on a droit à tout un laïus sur le sujet et c’est dommage, c’est un peu comme lorsqu’un magicien vous dévoile son truc.

L’allusion est là et c’est chouette et tant mieux si elle évoque quelque chose pour le lecteur qui a alors l’impression que l’auteur vient de lui faire un petit clin d’oeil, qu’ils viennent tranquillement de partager une private joke. Et si jamais un autre lecteur ne saisit pas l’allusion et bien tant pis, c’est pas grave, ça n’enlève rien à sa compréhension de l’intrigue ou à son appréciation de l’histoire puisque justement il ne voit pas ce qu’il manque. Hors là en voyant chaque petit détail longuement justifié, j’ai eu l’impression de les voir perdre de leur saveur quelque part et cela m’a un peu déçue.

On a également droit à une histoire du spiritisme très développée et qui ne m’a pas particulièrement passionnée. Il faut dire que si c’est un thème qui me fascinait autrefois (ado, je rêvais d’organiser des séances spirites), ça n’est vraiment plus le cas aujourd’hui. Je n’y crois plus instant et la crédulité sur le sujet des divers acteurs du roman m’a plus agacée qu’autre chose. Les morts, je les fréquente au quotidien, et dans une démarche scientifique ; je les découpe (à l’occasion), j’examine leurs ossements (beaucoup plus fréquemment) si bien que l’idée d’une survivance de l’esprit toussa… j’ai bien du mal à y croire. A tel point que j’ai même du mal à supporter ce que je considère comme des élucubrations. Si bien que là encore, j’ai plus subi les détails qu’autre chose.

Je n’ai absolument rien contre les récits fantastiques, bien au contraire, mais c’est justement parce qu’ils conservent une part de mystère, d’inexpliqué et que je choisis d’adhérer ou non à cet aspect mystérieux des choses au moment de ma lecture. Là, j’avais l’impression que l’on cherchait à m’imposer une vision des choses en multipliant des arguments qui n’en sont pas et qui ne peuvent pas me convaincre. J’avais envie de dire aux personnages : vous perdez vôtre temps et le mien là. Vous ne me ferez pas changer d’avis, alors en avant et transportez moi mais n’essayez pas de me convaincre à tout prix.

Bref, toutes ces petites choses ajoutées les unes aux autres font que la lecture de certains passages de ce livre (pourtant court) m’a été presque fastidieuse et c’est dommage.

Heureusement, pour contrebalancer le tout, l’intrigue m’a énormément plu : chercher à élucider tous ces meurtres évoquant la littérature, la culture populaire victorienne, j’ai trouvé ça follement excitant ! J’ai aimé déduire avant les personnages quelle oeuvre ou fait divers inspirait chacun des meurtres et cela m’a même donné envie de me replonger dans certains textes.

En outre, si je savais dès le départ que l’explication était à chercher du côté du fantastique cela ne m’a pas déçue un instant parce que comme je le disais, je n’ai vraiment rien contre le fantastique et ici cela collait parfaitement à l’ambiance, à l’histoire racontée, au contexte du récit (et pour le coup j’adore l’idée que les personnages de fiction sont une réalité tout aussi tangible que ceux ayant physiquement existé dans la mesure où ils font parler d’eux. Une fois de plus, l’une de mes citations favorites au monde s’applique : Of course it is happening inside your head […] but why on earth should that mean that it is not real?).

Bref, des idées très intéressantes, des allusions savoureuses mais un style parfois un peu fastidieux. Dommage. Cela-dit, je garde quand même un très bon souvenir de cette lecture, de son ambiance et des personnages croisés. A tel point que je lirais sans doute le volume consacré au chevalier Dupin.

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