Elémentaire mon cher… Lock Holmes – Thom Eberhardt – 1988

elementaire mon cher lock holmes

Elementaire mon cher…lock Holmes…

Brillant détective, aucune affaire ne résiste à Sherlock Holmes. sauf qu’il n’existe pas ! Le génial Dr. Watson utilise ce pseudonyme pour garder son anonymat tout en assouvissant sa passion pour les enquêtes policières. Mais la renommée sa création est telle qu’il se voit obligé de donner corps au mythe en employant un acteur pour l’incarner. Problème : ce nouveau Sherlock Holmes est alcoolique, joueur et coureur de jupon…

L’avis du consulting blogger…

Je vous présente aujourd’hui mon troisième film holmésien favori parmi les diverses adaptations que j’ai eu l’occasion de découvrir jusqu’à présent. C’est à l’occasion d’un récent re-visionnage que j’ai eu envie de rédiger ce billet et si vous ne connaissez pas encore ce film, je ne peux que vous encourager à le regarder sans attendre !

Lire la suite

Publicités

Sherlock junior – Buster Keaton – 1924

Sherlock Junior - Buster Keaton

(film vu en VOSTFR)
(titre VO : Sherlock, Jr.)

Le film :

Un projectionniste de cinéma, éperdument amoureux d’une caissière, rêve d’être un jour détective comme Sherlock Holmes à l’écran. Alors qu’il s’endort un jour à son travail, commence une histoire abracadabrantesque où il s’imagine le plus grand détective du monde.

L’avis du consulting blogger :

C’est chez Niki que j’ai entendu parler de ce film pour la première fois, il y a quelques mois plus d’un an (punaise, ça passe trop vite. Je veux un retourneur de temps). Je l’avais rangé dans un coin de mon brain attic mais sans y accorder plus d’importance que cela, pensant que je ne pourrais pas me le procurer dans l’immédiat (depuis j’ai réalisé qu’il est facilement disponible sur Youtube…).

Mais, le mois dernier (on voit à quel point je suis à jour dans la rédaction de mes chroniques…), en faisant un petit tour du côté des DVDs à la bibli, je suis tombée sur cette copie du film, tout à fait par hasard. Le classement des DVDs à l’Alcazar n’est tellement pas pratique, que j’ai désespéré d’aller y chercher un titre précis. Je fouille brièvement dans un bac ou l’autre en espérant que quelque chose attire mon attention. Et là, forcément, je n’ai pas hésité. J’en ai même exécuté une petite danse de la joie façon Chandler Bing entre deux rayonnages…

Puis, après l’avoir laissé patienter quelques jours sur mes étagères, j’ai eu envie de le regarder et j’ai vraiment été très agréablement surprise. Je ne connaissais jusque là Buster Keaton que de nom, mais j’ai vraiment été conquise par cet artiste. Ma connaissance du comique muet se limitait à Charlie Chaplin, que j’aime beaucoup. Mais j’ai découvert chez Buster Keaton une finesse et une fantaisie renforcées par le traitement en noir et blanc (époque oblige) que j’ai trouvé tout à fait charmants.

Buster Keaton réussit vraiment à nous donner l’impression que l’on évolue dans le rêve de son personnage et l’on finit par ne plus bien savoir où se situe la frontière entre rêve et réalié. Avec Sherlock Junior, Buster Keaton nous propose une fable très chouette sur l’illusion et le cinéma, en faisant traverser l’écran à son personnage. Le côté magique, merveilleux du 7ème art est mis en avant et c’est très intéressant parce qu’au-delà du divertissement immédiat, je me suis mise à réfléchir plus globalement au cinéma, à ce qu’il rend possible, au rôle que tiennent les spectateurs dans l’existence même du film… dans les jours suivant mon visionnage.

Et puis, ce petit employé de cinéma qui rêve de devenir détective privé m’a charmée par sa naïveté et ses bons sentiments. C’est un petit personnage sans prétention, un peu râté qui se fait avoir par tout le monde, mais il est vraiment touchant. D’autant plus qu’il réussit à grandir et s’affirmer au fil du film, devenant le héros qu’il rêve être, sans perdre de sa fraîcheur. De gag en gag, il fait rire les spectateurs mais les émeut aussi et c’est un truc que j’ai adoré, que l’on ne soit jamais dans une seule émotion à la fois. Le film a beau être relativement court, on s’attache bien vite au personnage et on compte bien le voir réussir dans son enquête même s’il est loin de rivaliser avec Sherlock Holmes, son modèle trop brièvement évoqué.

Bref, si le nom ‘Sherlock’ est ici plus un synonyme de détective en général qu’une réelle évocation du consulting detective, le seul et l’unique, il n’en reste pas moins que Sherlock Junior est un film tout à fait charmant, bourré d’humour et de poésie.

Rendez-vous sur Hellocoton !