[avis] Sherlock Holmes en toutes lettres – collectif

Sherlock Holmes en toutes lettres…

Saviez-vous que la pantoufle persane dans laquelle Sherlock Holmes rangeait son tabac fut l’objet de la convoitise d’une fétichiste unijambiste ? Et que Sherlock Holmes et Watson avaient dû quitter un temps leur mythique logement de Baker Street à la demande de Mme Hudson ? Autre fait inconnu à ce jour et révélé par notre expert : Holmes a fait du trapèze dans un cirque pour combattre le Houdou. Vous saviez en revanche que le célèbre détective pratiquait le violon, mais n’imaginiez pas que la musique pouvait tuer.

L’avis du consulting blogger…

Je suis tombée sur ce recueil par hasard alors que j’attendais un train. J’avais bien prévu de l’acheter un jour mais sans échéance précise. Seulement lorsqu’il a croisé mon chemin je n’ai pas pu résister… Grand bien m’en a pris car j’ai vraiment passé un excellent moment en compagnie de ces nouvelles qui sont toutes d’une grande qualité.

Si certains textes m’ont moins touchée que d’autres, comme vous le verrez dans la suite de ce billet, cela tient simplement à mes préférences et affinités personnelles avec les thèmes ou personnages évoqués.

Le premier texte : Le reclus brun est celui qui m’a le moins plu. Pourtant son point de départ était plutôt sympathique, et même amusant : une société holmésienne qui se réunit dans une reconstitution du 221b Baker Street et dont les membres se piquent de résoudre de véritables enquêtes !

Malheureusement, le personnage féminin au centre de ce récit m’a été profondément antipathique dès le début du récit et cela n’a fait qu’empirer au fil des pages. Dès lors, difficile pour moi d’apprécier ce texte à sa juste valeur. Cela me chagrine d’autant plus qu’il s’agit du texte de Davis Grubb, brillant auteur de La nuit du chasseur.

C’est donc réellement avec Zolnay le trapeziste de Rick Boyer que j’ai commencé à savourer ce recueil même s’il ne s’agit pas pour autant de mon texte favori. On est ici plongés dans un pastiche « traditionnel » et même si certains points m’ont un peu déçue comme son dénouement extrêmement prévisible, j’ai trouvé la narration savoureuse et le rythme global du récit assez proche de ce que j’attendais.

L’incipit de cette nouvelle est particulièrement brillant et fidèle à la façon dont le Docteur Watson introduit généralement ses récits. En revanche, je ne goûte pas vraiment cette « mode »  rencontrée chez certains auteurs de pastiches qui tiennent absolument à ce que Sherlock Holmes rencontre les personnalités de son temps : Marx, Freud, … Ils y passent tous et curieusement je trouve que cela ote un certain réalisme au texte. Je préfère les aventures qui nous parlent de gens « ordinaires », « anonymes » mais cela n’engage que moi.

Bref, si ces deux textes ont constitué pour moi une mise en jambe, les deux derniers m’ont totalement emballée et j’ai eu un gros coup de coeur pour les nouvelles d’Anthony Burgess et Michael Moorcock.

L’aventure du locataire de Dorset Street, texte de Michael Moorcock est sans aucune hésitation celui que j’ai préféré dans ce recueil. Non seulement ce pastiche est largement aussi bluffant sur le plan de la forme que le précédent mais en plus, et c’est très personnel -j’en conviens-, j’ai eu le sentiment que Sherlock Holmes aurait vraiment pu mener cette enquête.

L’histoire même qui est soumise à sa sagacité, ses protagonistes, son dénouement sont vraiment très fidèles à l’esprit du Canon, selon moi. Mais une fois de plus, c’est un ressenti très personnel. Peut-être ne retiens-je inconsciemment  comme représentatifs du Canon que mes textes préférés.

Enfin, Meurtre en musique d’Anthony Burgess est également un excellent texte, brillamment rédigé mais qui m’a un tout petit peu moins emballée que le précédent en raison de sa thématique politique. Cela n’en reste pas moins mon second coup de coeur du recueil.

Outre le rythme et la narration, j’ai particulièrement apprécié l’importance accordée à la musique dans cette nouvelle. C’est un aspect qui n’est peu ou pas développé dans les textes précédents et confère donc une certaine originalité à celui-ci.

En bref…

Un recueil captivant qui monte en puissance au fil des textes. Coup de coeur tout particulier pour la nouvelle de Michael Moorcock que je suis très curieuse de découvrir dans d’autres registres maintenant.

Infos : Sherlock Holmes en toutes lettres, collectif. Sortie le 13/09/2017 dans la collection Rivages/noir. 90 pages. 6,90€. L’acheter sur Amazon.

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2 commentaires sur “[avis] Sherlock Holmes en toutes lettres – collectif

  1. juneandcie dit :

    Et hop commandé ! C’était trop tentant vu comment tu en parles !

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  2. belette2911 dit :

    Je l’ai acheté mais pas encore eu le temps de le lire. Je suis contente qu’il te plaise, parce que le premier ne m’avait pas super plu… quelques nouvelles, oui, super, mais d’autres, bof bof !

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