Sur les traces de Sherlock Holmes – Je lis des histoires vraies – 2010

Je lis des histoires vraies 196

Sur les traces de Sherlock Holmes…

Qui n’a jamais entendu parler de Sherlock Holmes, le célèbre détective britannique ? Il a presque fini par faire oublier son créateur, sir Arthur Conan Doyle.

L’avis du consulting blogger…

J’ai découvert ce numéro de Je lis des histoires vraies totalement par hasard sur un vide-grenier, alors que le vendeur commençait à ranger son stand. Vu le tout petit prix demandé pour l’objet, je n’ai pas hésite un instant. La lecture n’a pas attendu non plus car avec les journées chargées que j’ai en ce moment, le format magazine convient très bien à mon esprit fatigué.

Bilan, si j’ai trouvé le format attirant et sympathique à feuilleter, le contenu m’a plutôt déçue

Avant de vous donner mon avis, j’aimerai évoquer un point qui a attiré mon attention lors de la préparation de ce billet. Je cherchais une image numérique de la couverture de ce numéro lorsque j’ai découvert que la revue avait déjà publié un dossier consacré à Sherlock Holmes en 1999. Ledit dossier porte même le même titre. Alors qu’en est-il du contenu ? Simple resucée vaguement mise à jour ou fruit de nouvelles recherches ? Cela reste à éclaircir…

Le magazine débute par un court récit de Béatrice Nicodème. Amis lecteurs de pastiches pour la jeunesse, son nom ne vous est sans doute pas inconnu puisqu’elle a entre autres écrit toute la série des « Wiggins ». Personnellement, je n’ai pas été très emballée par ce récit malgré la plume vive de l’auteure et les chaleureux dessins de Marie-Noëlle Pichard…

Le fait est que trop d’erreurs et d’anachronismes ternissent cette histoire qui aurait pu être fort sympathique à défaut d’être totalement crédible… Voir ainsi un jeune homme de bonne famille que l’on laisse être gaucher et agir de façon aussi effrontée envers les adultes, allant jusqu’à tutoyer Arthur Conan Doyle… Cela m’a semblé assez improbable… Il est pourtant plutôt attachant ce gamin que l’on voit grandir au fil des chapitres, mais son comportement ne colle pas du tout à l’époque à laquelle il est censé vivre !

J’ai aussi été assez agacée par les aberrations chronologiques : publication du Chien des Baskerville avant Le dernier problème, existence avérée d’un bâtiment au 221b Baker Street à une époque où la rue s’arrêtait au n°85, publication originale d’Une étude en rouge dans le Strand Magazine…

Sans compter que dans le dossier documentaire qui suit le roman, nous apprenons que l’Inverness cape, le deerstalker et la réplique ‘Elémentaire mon cher Watson’ sont présentés comme authentiquement liés aux personnages… C’est un véritable florilège d’âneries.

Alors certes, des coquilles échappent toujours au relecteur le plus minutieux et l’ouvrage est destiné à un public assez jeune, mais s’adresser à des enfants n’exige pas moins de rigueur que lorsque l’on écrit pour les adultes, nom d’un problème à trois pipes ! Virgule, par exemple, avait réalisé un travail exemplaire sur le même thème.

Seul point positif : la présence d’une frise chronologique dans les premières pages de la revue : Arthur Conan Doyle et Sherlock Holmes s’inscrivent immédiatement dans une époque et par rapport à des événements dont les lecteurs ont entendu parler. J’aime beaucoup l’idée de cette chronologie essentiellement relative : je trouve cela plus parlant, pour le lecteur.

En bref…

Grosse déception à la lecture de ce magazine ! j’ai été profondément ennuyée par les erreurs relevées au fil des pages, surtout après avoir découvert que l’ouvrage avait déjà été publié pratiquement à l’identique en 1999. Cette réédition aurait au moins pu être justifiée par une sérieuse relecture / correction de l’ensemble !

Fleurus Presse : site officiel, Facebook, Twitter

Infos : Je lis des histoires vraies, numéro 196 : ‘Sur les traces de Sherlock Holmes’. Sorti en juin 2010 chez Fleurus Presse. 66 pages. 5€90. Première édition en 1999.

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4 commentaires sur “Sur les traces de Sherlock Holmes – Je lis des histoires vraies – 2010

  1. kobaitchi dit :

    Ce n’est donc pas un magazine indispensable à tout.e Sherlockian qui se respecte.
    Merci pour ton avis ! =)

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  2. ginetteschlombuck dit :

    Hello

    Le problème avec les magazines, c’est qu’on cherche souvent plis à flatter le lecteur dans le sens du poil en e confortant dans ce qu’il pense déjà savoir plutôt que d’essayer d’être dans la précision et l’exigence intellectuelle.

    J’avais bien aimé un des Wiggins qu’un de mes enfants m’a fait découvrir l’an dernier pour une fiche de lecture au collège. C’est drôle d’ailleurs : pour ces vacances la fiche de lecture est sur le recueil Biblio qui réunit le scandale en Bohême, Peter Le Noir, le pensionnat du prieuré et le détective agonisant. Et un autre de mes enfants a dû lire un Agatha Christie (8 morts en moins de 300 pages!)… les profs de français ont bon goût en ce moment!

    Vous noterez que je change d’adresse, donc de logo… et que j’ai ajouté un lien vers mon blog tout neuf! Ça y est! Je me lance! Modestement certes… du papotage et mes humeurs du moment… 🙂

    Ça m’évitera peut être de vois envahir trop souvent avec les miennes dans les commentaires! 😀

    A bientôt

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    • ginetteschlombuck dit :

      Zut… ça ne mentionne pas que je suis Ida et que « ginette » n’est que mon nom de bloggeuse! C’est compliqué tout ça!

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