La double disparition (BD) – Serena Blasco

BD Enola Holmes

La double disparition (BD)…

Quand Enola Holmes, sœur cadette du célèbre détective Sherlock Holmes, découvre que sa mère a disparu le jour de son anniversaire, en ne lui laissant pour mot qu’un recueil sur les fleurs, et un carnet de messages codés, elle se met rapidement à sa recherche.

Elle va devoir recourir à son sens de la débrouille, ainsi qu’à d’ingénieuses techniques de déguisement afin de fuir le manoir familial alors que ses deux frères se sont mis en tête de l’envoyer en pension afin de faire d’elle une vraie « Lady ». Mais rien ne la prépare à ce qui l’attend. Son chemin la conduit rapidement dans les quartiers sombres et malfamés de Londres, et elle se retrouve impliquée dans le kidnapping d’un jeune marquis.

Enola arrivera-t-elle à s’en sortir seule, et continuer de suivre la piste de sa mère tout en échappant à ses deux frères ?

L’avis du consulting blogger…

Il y a quelques semaines, je vous présentais cette adaptation en bande-dessinée de la sympathique série de Nancy Springer. A l’époque, j’étais assez indécise au sujet de la chose : autant j’étais charmé par le choix des couleurs, autant je craignais un peu le travail sur le scénario : comment ne pas dénaturer l’histoire originale tout en gardant un soupçon d’originalité ?

Bilan, c’est un immense coup de cœur. Je suis vraiment dingue du trait et des couleurs de Serena Blasco et je trouve cette adaptation intelligente et brillamment réussie. Vivement la sortie des tomes suivants !

Tout d’abord, sur le plan graphique, je suis totalement conquise et le fait d’avoir vu Serena travailler lors de la séance de dédicace (dont je vous parlerais plus en détail dans un prochain billet) n’ y est sans doute pas pour rien. Il y a quelque chose d’absolument magique à voir un personnage prendre vie sous le crayon et les pinceaux d’un dessinateur.

Enola, en particulier, est très réussie à mes yeux. Dans le roman, elle se décrit elle-même comme quelqu’un au physique un peu ingrat et on retrouve cette idée dans les dessins de Serena. Enola est représenté avec un nez pour le moins imposant, et elle n’est pas à proprement parler belle. Elle a des traits un peu trop allongés et marqués mais comme dans les romans, la demoiselle a beau ne pas être très jolie, elle est immédiatement sympathique et attachante.

Ce qui est amusant, c’est que l’on retrouve ce nez très caractéristique chez Sherlock et Mycroft. L’air de famille est bien là ! En revanche, les deux frères sont très différents l’un de l’autre : Mycroft est aussi rond et empâté que Sherlock est sec et nerveux.

Ce qui est très sympa c’est que l’on a affaire à un Holmes jeune et dynamique.  C’est une vision du personnage nettement dépoussiérée que nous offrent les récentes adaptations et ça me plait ! Et puis ce Sherlock a aussi un petit quelque chose de Benedict Cumberbatch, je trouve. Les cheveux roux, la forme du visage, les pommettes… j’ai l’impression que l’on retrouve parfois certains trait et expressions de l’acteur… mais au naturel, pas lorsqu’il interprète Sherlock.

Enfin, le choix de l’aquarelle se révèle comme une évidence lorsque l’on pense à Enola et sa mère, dessinatrices de talent elles-aussi. Il y a une sorte de mise en abyme dans ce choix d’adaptation : une aquarelliste qui en dessine une autre à l’oeuvre et cela nous rapproche d’autant plus des personnages, je trouve.

Pour en venir au contenu maintenant, j’ai trouvé l’adaptation rondement menée car même si forcément la résolution du mystère est un peu rapide à mon goût (format oblige), tous les ingrédients essentiels de l’original sont là : les messages codés, le langage des fleurs, les déguisements, le corset aménagé… Il ne manque vraiment rien de ce que j’espérais retrouver.

J’ai particulièrement aimé la façon dont Serena a choisi de présenter le carnet et les notes d’Enola sous forme d’annexe en fin d’ouvrage. On y découvre un dictionnaire du langage des fleurs, des explications sur le codage et le déchiffrement des messages, quelques uns des portraits réalisés au cours de l’enquête… C’est vivant et interactif (on aurait presque envie d’y ajouter nos propres notes et remarques) et cela ne vient pas alourdir ou rompre le rythme du récit. 

En bref…

Une très, très chouette façon de (re)découvrir le personnage d’Enola Holmes quelque soit l’âge du lecteur. J’attends maintenant la suite avec impatience.

Serena Blasco : site officiel, blog

Les éditions Jungle : site officiel, Facebook

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Infos : Enola, tome 1 : La double disparition. BD adaptée du roman de Nancy Springer par Serena Blasco. Sortie le 23 septembre 2015 chez les Editions Jungle. 64 pages. Edition numérique : 5€99 – édition papier : 12€.

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