Les éditions Guérin publient la première enquête d’un jeune Sherlock Holmes

Ecrins Fatals, la première enquête de Sherlock Holmes

Il aura suffi d’un pique-nique improvisé au pied de la muraille de la Pointe des Arsines (les Écrins), au lieu-dit ‘Les Balmes de François Blanc’ , associant deux gentlemen écrivains – Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc – , et la découverte fortuite, non loin du lieu des agapes, de quelques ossements, de lambeaux de vêtements et d’une antique sacoche contenant un carnet dûment annoté, pour que le doute s’installe : Whymper, Moore, Walker et leurs guides Croz et Almer sont-ils bien les premiers à avoir foulé le sommet des Écrins ?

Doute qui devient certitude une fois connu le contenu du carnet : le chevalier Dupin, guidé par de solides autochtones, y relate son ascension de la Barre des Écrins. Pourtant, l’histoire n’a retenu que la première de Whymper et consorts.

Lejonc et Charmoz n’en ont cure. S’appuyant sur le récit de Dupin et le témoignage, ô combien précieux du jeune Sherlock Holmes, alors âgé de 14 ans, et présent sur la face nord des Écrins ce 24 juin 1864, nos deux révisionnistes mettent à mal la version officielle.

Pierre Charmoz, auteur de plusieurs romans et nouvelles liés à la montagne et Jean-Louis Lejonc, médecin et admirateur d’Arthur Conan Doyle nous proposent ce moi-ci un roman intitulé Écrins fatals, la première enquête de Sherlock Holmes

L’ouvrage nous raconte comment le consulting detective, alors âgé de 14 ans, a accompagné le chevalier Dupin dans son ascension pionnière de la Barre des Écrins. François Pardeilhan avait déjà eu l’idée d’envoyer le jeune Sherlock à la montagne, il y a quelques années. Ici, ce sont les Alpes que le jeune homme découvre, en compagnie d’un autre personnage tout aussi charismatique.

Faut-il voir dans cette rencontre l’élément déclencheur de la carrière de Holmes ? La déclaration du détective quelques années plus tard (dans STUDNo doubt you think that you are complimenting me in comparing me to Dupin. […] Now, in my opinion, Dupin was a very inferior fellow. That trick of his of breaking in on his friends’ thoughts with an apropos remark after a quarter of an hour’s silence is really very showy and superficial. He had some analytical genius, no doubt; but he was by no means such a phenomenon as Poe appeared to imagine. est alors éclairée sous un jour très différent…

Si bien que le récit de leur ascension… et de l’enquête qu’ils ont résolue par la même occasion doit être extrêmement instructif. Nul doute que si les événements relatés son authentiques, ils ont été très formateurs pour Holmes !

A noter que les éditions Paulsen, partenaires des éditions Guérin, ont publié en octobre dernier Au pôle Nord : Les carnets retrouvés du père de Sherlock Holmes. Une traduction inédite des carnets de bords illustrés tenus par Arthur Conan Doyle lorsque, jeune médecin, il s’était engagé sur un baleinier.

Editions Guérin : site officiel, Facebook, Twitter

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Infos : Écrins fatals, la première enquête de Sherlock Holmes, de Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc. Sortie le 19 mars 2015 chez les Editions Guérin. 192 pages. Editions papier : 14€.

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2 commentaires sur “Les éditions Guérin publient la première enquête d’un jeune Sherlock Holmes

  1. Ida dit :

    Hello
    Et oui! STUD que vous citez introduit toute la maladresse inaugurale de ce pastiche dont le point de départ nous semble de fait artificiel. Holmes dans le canon évoque Dupin comme personnage fictif issu de la plume de Poe. De fait faire se rencontrer Holmes et Dupin… c’est anti-canonique.

    Bon cela étant ça ne présume en rien de la qualité éventuelle de ce qui va suivre.

    Mais Mamie Ida la Radoteuse Ultime a ses marottes et s’y accroche comme une moule à son rocher (en période de marée du siècle je ne pouvais pas faire autrement pardonnez moi)! Je suis toujours un peu mal à l’aise avec les pastiches qui jouent trop sur la limite entre fiction et réalité et les mises en abîme… Là un personnage reconnu comme fictif par Holmes… rencontre Holmes dans un pastiche introduit avec le coup du document perdu retrouvé… mouais…

    Je n’ai rien contre le principe du pastiche… mais le tic des holmesiens qui jouent le jeu du glissement entre réalité et fiction m’ennuie toujours.

    à bientôt

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    • Méloë dit :

      Je reconnais que ce choix de faire rencontrer les deux personnages n’a pas manqué de me surprendre mais c’est aussi ce qui me rend curieuse : comment les deux auteurs amènent-ils cela et s’en sortent-ils ???

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