Elementary (saison 2) – CBS – 2013

Elementary saison 2

Elementary (saison 2)…

Voilà un an que le célèbre détective venu de Londres, Sherlock Holmes (Jonny Lee Miller), habite à New York. Avec l’aide de sa marraine de sobriété, le Dr Joan Watson (Lucy Liu), il vient régulièrement en aide aux détectives du NYPD.

Cette nouvelle saison, dont le premier épisode se déroule à Londres, sera l’occasion pour les spectateurs de faire la connaissance de Mycroft Holmes (Rhys Ifans) et de l’Inspecteur Lestrade (Sean Pertwee).

L’avis du consulting blogger…

Vous vous en souvenez sans doute, je n’avais pas vraiment été enthousiasmée par la saison 1 de Elementary, découverte l’année dernière. Malgré tout, j’avais trouvé l’ensemble plutôt divertissant si bien que j’ai eu envie de découvrir cette nouvelle saison.

J’étais curieuse de découvrir l’évolution des personnages et j’espérais qu’au fil du temps, l’identité holmésienne de la série serait plus marquée. Bilan en demi-teinte une nouvelle fois puisque si j’ai largement préféré le final de cette saison au précédent, cela n’a pas suffi à me faire oublier toutes les petites choses qui m’ont déçue ou agacée dans ces nouveaux épisodes.

Mon billet étant très long, j’ai eu envie de tester une formule légèrement différente de d’habitude, en structurant le structurant en deux sous-parties. Cela devrait aérer un peu la chose et vous permettre de vous concentrer sur les aspects qui vous intéressent le plus.

Le premier épisode de cette nouvelle saison nous emmène donc à Londres, ce qui était une idée très sympathique : je me réjouissais de voir Sherlock Holmes évoluer dans son élément ‘naturel’.

J’étais curieuse aussi de découvrir l’image que la série donnerait de la ville. Cette dernière apparaît sous un jour très différent de ce que l’on peut voir dans Sherlock, et c’est justement ce qui m’a plu parce que comme le dit Sherlock dans cet épisode, London is always a different city.

Les personnages…

Ce séjour londonien donne lieu à notre première rencontre avec Fatty Mycroft. J’ai été très surprise en faisant sa connaissance : tant sur le plan physique que de son histoire personnelle, ça n’est pas du tout comme cela que je l’imaginais ! C’est un personnage intrigant, qui cache bien son jeu jusqu’à un point avancé de la saison.

Alors, je ne l’ai pas apprécié pour autant parce que je l’ai trouvé agaçant au possible : il y a quelque chose de profondément irritant dans ses remarques et son comportement, je trouve. Je comprends d’ailleurs assez bien pourquoi Sherlock ne le supporte pas.

Je dois cependant reconnaître que j’ai finalement beaucoup aimé le rôle qu’il joue dans cette saison. C’est un personnage beaucoup plus complexe qu’il n’y parait et j’ai particulièrement apprécié la façon dont la fin de la saison le rapproche de son modèle canonique (je pense par exemple à l’évocation de sa capacité à retenir/analyser un très grand nombre de données pour en tirer des modèles).

Les interactions entre les deux frères sont explosives, assez littéralement d’ailleurs si l’on en croit le premier épisode. Si j’ai d’abord trouvé ces scènes drôles et rythmées, j’avoue m’être rapidement lassée de ces piques incessantes entre les deux frères. Elles deviennent rapidement très répétitives et outrées à mon goût.

Sherlock, quant à lui, est beaucoup plus posé dans cette saison que dans la précédente. Il a l’air beaucoup plus serein aussi et c’est très agréable. Il lui arrive d’être toujours aussi gamin et insupportable par certains aspects car comme dit Mycroft à Joan dans le premier épisode Sherlock is addicted to being himself, mais on est désormais bien loin de l’addict frétillant des premiers épisodes de la série, sauf lorsqu’I might have a had a coffee or three with my tea this morning.

Il est aussi beaucoup plus à l’aise en public et a un comportement régulièrement plus ‘conventionnel’. Tout en restant cette espèce d’excentrique qui n’accepte pas toujours de se plier aux règles de la bienséance, il fait visiblement des efforts pour vivre dans le monde et je m’attache de plus en plus à lui.

Cela-dit, certaines de ses bouffonneries sont trop poussées à mon goût (danser et chanter le générique de Frozen en robe de princesse, sérieusement ?) et la question de son addiction continue de prendre trop de place à mon goût (là encore, je trouve le trait forcé. Je persiste à penser que le manque de subtilité est une des caractéristiques principales de cette série).

Dans le Canon, c’est quelque chose d’accessoire, qui n’intervient que très rarement, alors qu’ici on a parfois l’impression que c’est tout ce qui définit le personnage (il devient même parrain de sobriété à son tour). Il est pourtant censé être clean depuis plus d’un an, maintenant ! Alors je sais bien que l’on ne se débarrasse pas d’une addiction du jour au lendemain, mais  là cela empiète trop sur le reste à mon goût.

De même, je suis agacée par le comportement libertin de Holmes et la très grande importance qu’il semble accorder à sa vie sexuelle.  Non seulement ce qu’il fait dans son lit (ou ailleurs) ne m’intéresse absolument pas (alors entendre parler de ses ébats à longueur d’épisode, je trouve ça inutile et agaçant) mais je trouve en plus l’exploitation de ce thème totalement opposée à la vision qu’a le personnage du sexe et des relations amoureuses dans le Canon.

S’il rejette l’idée du mariage, c’est pas tant une institution artificielle que l’idée même d’attachement romantique qu’il rejette. Il ne refuse pas de se marier parce qu’il s’agirait de n’épouser qu’une seule personne et de rester avec elle toute sa vie mais parce qu’il a mieux à faire et que ce type de relation humaine, quel que soit le nombre de participants, ne l’intéresse pas et n’est pas compatible avec son mode de vie et sa profession telle qu’il l’entend. Et c’est tout. Tant que j’y suis, il n’y a pas non plus à lui faire subir une psychanalyse pour tenter d’expliquer ce choix.

Alors je sais bien que les mœurs de l’époque victorienne influencent énormément son comportement en la matière mais il n’empêche que je trouve qu’il s’agit d’un contresens que de le faire coucher avec tout ce qui bouge, une fois transposé au XXIème siècle. D’autant fait plus que cela n’apporte rien à l’intrigue globale et que c’est traité de façon redondante et vulgaire à mon goût.

En revanche, j’aime beaucoup la façon dont il résout les enquêtes, en regardant là où les autres n’ont pas idée de regarder, car It’s [his] business to know what others don’t (épisode 22) et Data, data, data. I cannot make bricks without clay (épisode 24). Il me semble aussi que les déductions sont un peu plus nombreuses que dans la saison précédente. J’ai tout particulièrement aimé la scène de l’épisode 6 dans laquelle Holmes déduit le séjour en Afghanistan d’un ancien militaire.

Sa complicité avec Watson semble s’être bien développée aussi et je me suis surprise à prendre beaucoup de plaisir à ces retrouvailles avec des personnages qui ne m’avaient pas plus touchée que cela, la saison dernière. Leur relation évolue vraiment tout au long de cette saison et j’ai aimé la façon dont elle permet à Sherlock de gagner en maturité.

La fin de la saison nous montre clairement qu’il s’est attaché à Watson, et tient à sa sécurité. On comprend tout particulièrement qu’il a fait un grand pas en avant lorsqu’il arrive à exprimer ces sentiments. C’est tout particulièrement intéressant parce que la situation est bien différente, en début de saisons lorsque SPOILER : Bell (qui ferait un excellent Watson, à mon goût) est blessé par sa faute.

On le voit alors profondément choqué par ce qui s’est passé mais incapable d’assumer ce qu’il éprouve. Quelques mois plus tard, après avoir surmonté cette épreuve, il est enfin prêt à agir en adulte face à Watson. Cette évolution du personnage m’a beaucoup touchée.

D’autre part, autant je n’aimais pas la relation de collègue/apprenti qui se mettait en place dans la saison 1 autant là, c’est un fait admis dès le départ et du coup j’y adhère beaucoup plus facilement (même si une petite part de mon cerveau persiste à penser qu’il s’agit d’une hérésie).

J’ai beaucoup aimé voir Joan raisonner, observer et mettre en application tout l’enseignement de Holmes sans pour autant perdre sa personnalité et devenir une pâle copie du détective. Cela la rend plus à même de s’opposer à lui lorsqu’il le mérite et rend leurs interactions d’autant plus intéressantes à mon goût.

Au terme de cette saison, les deux personnages principaux sont bien loin de leurs modèles canoniques à mon sens mais ils ont suivi une évolution cohérente et qui les rend attachant à mes yeux. On a également eu l’occasion d’apprendre beaucoup de choses sur leur passé : l’erreur médicale de Joan et l’adolescence de Holmes, comment il est devenu addict, comment il est devenu consulting detective… Et j’ai trouvé que curieusement, ces scènes étaient traitées avec pas mal de délicatesse par rapport à d’autres aspects de la série.

Et si j’oubliais parfois qu’il s’agit d’une interprétation du duo Holmes / Watson, j’ai suivi leurs aventures avec plaisir. Quant à Lucy Liu que je ne connaissais que de nom avant de débuter cette série, je l’apprécie de plus en plus et du coup, je serais curieuse de la découvrir dans un rôle totalement différent.

Lestrade, enfin, m’a énormément surprise. Je ne m’attendais pas à ça : addict à la gloire, agressif, détestable (cela-dit, il n’est pas particulièrement présenté sous un jour agréable dans le Canon), une fois de plus le portrait manque de subtilité, à mon goût.

Il m’a d’ailleurs encore moins convaincue lorsqu’on le rencontre pour la deuxième fois dans l’épisode 16. Désormais consultant de luxe à New-York, position qu’il a acquise en usurpant les méthodes de Holmes, ses travers détestables sont encore accentués.

Je n’ai pas d’avantage cru à sa ‘rédemption’ en fin d’épisode : ‘au fond je suis un mec bien et je ne peux pas laisser un crime impuni alors je reviens dans le droit chemin’. Ce côté morale puritaine américaine m’agace au plus haut point !

J’avais beau ne pas aimer le personnage, au moins il avait de la personnalité ; là il finit par rejoindre la masse bien pensante et devient juste chiant. Certains personnages sont des gros connards et c’est tout. Il n’y pas à vouloir en faire héros à tout prix, nom d’une babouche persane !

Les épisodes…

En revanche, côté intrigue, je ne suis toujours pas convaincue dans l’ensemble. Premièrement, je trouve qu’il y a beaucoup trop d’épisodes. Bilan, on a l’impression d’avoir affaire à du remplissage avec des intrigues capillotractées et sans intérêt, qui s’enchaînent sans laisser de souvenir mémorable.

C’est dommage parce que du coup les histoires qui auraient la faculté de se détacher un peu des autres (par l’originalité de leur intrigue ou parce qu’elles proposent une adaptation moderne d’une aventure canonique) se trouvent noyées dans la masse.

Autant j’étais assez contente de retrouver la série au début de la saison, autant je me suis rapidement lassée et si SPOILER : le retour de Moriarty apporte quelques rebondissements, je ne trouve cela ni très crédible ni très intéressant. SPOILER : Holmes est toujours pathétiquement amoureux d’elle, et de son côté elle est toujours aussi détestable et agaçante.Personnellement, je me serais volontiers passée de cet événement !

En revanche, j’ai beaucoup aimé le coup SPOILER : du message secret glissé dans les petites annonces. C’est terriblement victorien et combien de fois Holmes ou les autres personnages du Canon ont usé de ce procédé !

Alors sans en venir au cas presque extrême des 3 épisodes par saison dans Sherlock, je pense que des saisons plus resserrées retiendraient beaucoup plus facilement mon attention et me laisseraient un souvenir plus marquant.

De même, si j’aime assez l’idée de mettre ainsi en avant les dernières avancées technologiques dans les intrigues, je trouve que bien souvent le résultat pêche par un manque cruel de crédibilité

Toujours dans le premier épisode, je n’ai vraiment pas adhéré SPOILER : au coup de la bouteille de plastique fondu dans le frigo. Comment celle-ci a-t-elle pu n’attirer l’attention d’aucun enquêteur avant Sherlock ? Entre l’odeur prononcée d’acétone qui devait s’en dégager et la consistance étrange du liquide qu’elle contenait, il faut vraiment que les agents de police soient des glands pour ne pas s’y être intéressés !!!

En revanche, j’ai beaucoup aimé l’épisode 7 qui propose une réécriture de ‘Silver Blaze’. Même si le personnage de Nigella m’a insupportée, j’ai beaucoup aimé le travail d’adaptation réalisé sur cet épisode. 

J’ai aussi énormément aimé cette citation de Holmes qui dit : I often wonder if I should have been born at another time. Je trouve que c’est un clin d’œil sympathique au personnage original (même si je ne suis pas certaine que l’époque victorienne était un modèle de calme et de silence au sein des grandes villes…).

De même, j’ai énormément aimé l’épisode 17 et sa réécriture de ‘L’aventure de la boîte en carton’. J’ai d’ailleurs trouvé l’adaptation d’autant plus réussie que la résolution de l’affaire dans cet épisode a quelque chose d’horriblement grotesque qui colle à l’ambiance de la nouvelle (en revanche, une fois de plus, le réalisme s’est envolé par la fenêtre).

De façon générale, il me semble que si les épisodes sont pour la plupart sortis tout droit de l’imagination des scénaristes, les évocations du Canon sont elles beaucoup plus nombreuses que dans la saison précédente. Du curieux incident du chien pendant la nuit (épisode 6), aux cachettes de Holmes dans Londres, en passant par l’entrepreneur de Norwood, Langdale Pike ou une certaine monographie sur les cendres de cigarettes, il est bien rare de regarder un épisode sans découvrir une citation ou une allusion aux personnages originaux et à leur univers.

En fait, paradoxalement, plus on avance dans les épisodes, plus les références sont nombreuses mais plus la série s’éloigne du Canon. L’intrigue générale, les personnages prennent clairement des directions qui leurs sont de plus en plus propres. Et bizarrement, plus la série prend ses distances par rapport au Canon, plus je l’apprécie car je prends conscience que je ne dois pas y chercher une adaptation stricte.

Je finis par m’attacher aux personnages tels qu’ils sont décrits et construits dans la série sans chercher à les rapprocher de leurs modèles canoniques à tout instant. De même, j’accepte de me laisser embarquer dans l’histoire racontée par les scénaristes sans toujours chercher la cohérence avec le Canon. 

Quand des références sont là, je les savoure mais je ne les cherche plus avec acharnement. Du coup, je suis d’autant plus heureuse de les repérer qu’elles surgissent de façon inattendue. Je pense que c’est ce qui m’a permis d’apprécier finalement cette saison.

Un autre point que j’ai beaucoup aimé, c’est la mise en scène plutôt originale, en tout cas différente des épisodes 9 et 10. Alors qu’on est en milieu de saison, et que la monotonie et l’ennui pointent le bout de leur nez (au moins chez moi), les réalisateurs essaient quelque chose d’un peu inattendu pour réveiller le spectateur.

Même si le traitement est à chaque fois un peu différent, dans les deux cas, lorsque l’épisode démarre, le spectateur sait ce qu’il c’est passé. Ce qui compte alors, ça n’est pas tant la solution de l’énigme que les déductions de Holmes, son mode de raisonnement… Curieusement, j’ai beaucoup aimé ces épisodes alors que je déteste habituellement avoir la solution avant de commencer.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce choix de mettre en avant les méthodes de Holmes qui le distinguent de l’enquêteur lambda. Alors bien sûr, il n’aurait pas été très pertinent d’adopter ce point de vue tout au long de la série, mais de façon ponctuelle, comme cela, j’ai trouvé que c’était une proposition très intéressante. Cela replace vraiment Holmes au centre de la série et montre au spectateur plus clairement la vision que les réalisateurs peuvent avoir du personnage.

C’est vraiment ce qui m’a marquée dans ces deux épisodes. A tel point, que je suis pratiquement incapable de vous en résumer l’intrigue, parce que ça n’est vraiment pas ce qui a retenu mon attention ici. Avec ce choix de mise en scène bien particulier, j’ai eu l’impression, en quelque sorte, de mieux comprendre les intentions de ses créateurs en se lançant dans ce projet et nul doute que cela aussi a amélioré mon appréciation globale de cette adaptation.

En bref…

Une saison aux épisodes de qualité très inégale selon moi. Heureusement que l’arc dramatique final m’a beaucoup plu sinon je crois que j’aurais fini par profondément m’ennuyer… Quant aux personnages, ils évoluent énormément au cours de cette saison et prennent des voies qui les éloignent résolument de leurs modèles canoniques. Les allusions restent cependant nombreuses et savoureuses. Bref, une fois de plus, c’est remplie de sentiments contraires que j’achève mon visionnage.

Elementary : saison 1

Elementary : site officiel, Facebook, Twitter

Acheter le coffret DVD sur Amazon

Infos : Elementary – saison 2, série américaine produite par CBS. 24 épisodes. Diffusée du 5 décembre 2014 au 27 février 2015, le vendredi soir à 20h50 sur M6.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

9 commentaires sur “Elementary (saison 2) – CBS – 2013

  1. Une série qui me tente bien ! Il faudra que je m’y mette un de ces jours.

    Aimé par 1 personne

    • Méloë dit :

      Personnellement, je ne suis pas fan mais n’hésite pas à te laisser tenter. C’est au moins divertissant et tu apprécieras peut-être plus que moi.

      J'aime

  2. Dorothée dit :

    Toujours bloquée au même point, et ta critique me fait dire qu’il faudra que je n’ai vraiment, vraiment rien à regarder avant de m’y remettre… Quelques remarques en passant : Comme toi, je suis perplexe sur les « Mycroft » en general… Dans le canon, s’ils ne sont pas proches à l’extrême, Sherlock et son frère ne se détestent pas… Alors pourquoi Gatiss and Co comme Elementary veulent-ils à tous crins les faire se hair ??? j’aimerais une adaptation avec une relation fraternelle « normale » (pas besoin d’y aller à la Winchester non plus et de mourir pour l’autre toutes les 5 min… mais je pense que tu vois ce que je veux dire).
    Certes, Lestrade n’est pas amiable dans le canon, Watson ne dit-il pas qu’il ressemble à un rat ou une fouine (ou c’est dans un pastiche ? je ne sais plus…), et je te rejoins, pourquoi les Américains ont toujours besoin de ramener leurs personnages antipathiques vers le « bon coté de la force », il y a des gens particulièrement imbuvables dans la vie, et ils ne changent pas ! comme disait mon prof de Lettres (toujours le même), Racine, Rousseau, étaient peut-être des genies, mais c’étaient surtout des gens infréquentable : Racine était un « connard » comme tu le dis si joliment, sans Coeur et égoiste, et Rousseau un sacré hypocrite ! (mais je ferais leur procès un autre jour)…
    J’ai vraiment l’impression en te lisant qu’il y avait matière dans Elementary à une bonne adaptation moderne, et qu’ils ont été trop tiède et … américain, les personnes aux manettes !
    je te rejoins aussi pour le sexe, sans faire de Holmes 21E siècle un puceau (ce n’est plus de notre époque, et cela m’a agacé dans Sherlock saison 3 ! franchement … ) le transformer en obsédé n’est pas non plus de mon gout !
    j’arrête là, mais tu remarqueras que je me suis mis pour mon commentaire au diapason de la longueur de ta critique :p

    Aimé par 1 personne

    • Méloë dit :

      Je confirme : il y a vraiment de bonnes idées derrière Elementary et de quoi créer quelque chose de rythmé et d’intéressant mais d’un côté les idées ne sont pas exploitées jusqu’au bout et de l’autre on sombre dans l’excès à tous les niveaux (choix de la facilité ?). Ca m’agace d’autant plus d’ailleurs.

      Aimé par 1 personne

  3. Ida dit :

    Hello!

    Idem et pareil… Mamie Ida radote, persiste et signe… Il ne suffit pas d’appeler ses personnages Holmes et Watson, et de nommer des personnages secondaires avec les noms de personnages du canon, pour rendre « holmésienne » une série policière qui sans cela serait lambda…

    Cela étant, ça se regarde quand on n’a rien de mieux à voir et qu’on s’ennuie sur son repassage! 🙂

    Personnellement Irène/Moriarty est un personnage qui dérange mon attachement au canon, et en effet, je souscris au questionnement de Dorothée sur ce qui pousse toujours les adaptations à introduire de la rivalité entre Sherlock et Mycroft.

    La sexualité de Holmes… C’est en effet un point difficile pour ne pas dire impossible à adapter. Comme Méloë nous le rappelle à l’époque victorienne c’était un sujet tabou… et aujourd’hui c’est un sujet obligatoire. Sortir ce sujet du silence pour le mettre en scène de manière complaisante (dès le 1er épisode de la première saison) ça ne peut qu’acculer à la maladresse. Les réalisateurs/scénaristes feraient mieux de ne pas s’imposer (ou de nous imposer) un exercice aussi casse gueule et de résister à cette obligation de notre époque qui impose d’aborder explicitement la sexualité de ses personnages.

    Le fait est qu’éviter ce sujet.. ça entretiendrait la part de mystère du personnage… ça ferait parler… fantasmer… et ça servirait bien mieux la série que cette façon très « clinique » et totalement desaffectée qu’utilise leur Holmes pour parler d’une sexualité qui tient plus des instincts du règne animal que de l’humain cultivé.

    Que le Holmes canonique se tienne à distance des femmes pour ne pas être distrait dans son art est une chose… Mais le fait de mettre l’amour à distance en se livrant à une sexualité évoquée comme une simple nécessité d’hygiène biologique rend le personnage détestable car il réduit la partenaire à rien. Forcément ça ne peut être que désagréable à nos oreilles de femmes.

    C’est une erreur scénaristique. Regardez comme le « puceau ambigu » de Sherlock déchaîne les fans… Alors que le Holmes d’Elementary passe pour un mufle. Cela ne peut avoir qu’un impact négatif sur les spectatrices.

    A bientôt

    Aimé par 1 personne

    • Méloë dit :

      Une fois de plus Ida, je suis totalement d’accord avec vous. Je ne supporte pas ce besoin moderne de systématiquement représenter la sexualité des personnages à l’écran (ou dans les livres).

      Ca n’est pas de la pudibonderie, c’est juste que je n’en ai strictement rien à faire, d’autant plus que ça n’apporte que très rarement quelque chose à l’intrigue ou à la construction des personnages.

      A la limite, je ne suis même pas dérangée par la façon dont il considère ses partenaires parce que tout ce petit monde est adulte et consentant mais c’est juste que ça ne m’intéresse pas.

      J'aime

  4. Ida dit :

    Oui nous sommes d’accord. Les gens font comme ils veulent tant qu’ils sont adultes et consentants. Cela étant je suis une incorrigible romantique!

    Alors l’évocation gratuite ou inutile des histoires de fesses du Sherlock d’Elementary qui considère les femmes comme de la viande me séduit franchement moins qu’un sherlock BBC qui à force de dire qu’il se désintéresse de ces choses donnerait juste envie à ses fan(e)s de le détourner un peu! 😀 D’ailleurs quand on voit l’insistance des multiples fanfictions à vouloir qu’il ait enfin une sexualité on ne peut pas faire autrement que de penser que le Holmes « asexué » séduit plus que celui qui dit s’épanouir en troussant tout ce qui porte une robe!

    Cela étant vous avez raison ça n’apporte rien à l’aventure holmesienne qui se doit d’être centrée sur l’énigme. D’ailleurs… un petit exemple de vieille : les séries policières des années 80 genre Starsky et Hutch centrées sur les aventures d’un duo de flics ne laissaient pas de place à la sexualité des héros… et personne ne disait que Starsky et Hutch couchaient ensemble!!!! Et on ne s’en portait pas plus mal!

    Cette obsession pour la sexualité des héros de films ou de séries est vraiment un travers de notre époque ou pour être normal il faut s’envoyer en l’air 3 fois par semaine apprécier les menottes et les fouets comme dans 50 nuances de grey que tout le monde DOIT avoir vu sous peine de passer pour coincée etc…

    Bon on s’éloigne… j’arrête…

    J'aime

  5. Ida dit :

    Tiens… la diffusion de la saison 3 sur M6 s’interrompt… il semble que ce soit dû au fait qu’elle soit toujours en cours de diffusion aux states… c’est d’une logique d’arrêter une diffusion en cours de série!!!

    J'aime

    • Méloë dit :

      Les américains sont habitués à avoir ainsi des pauses dans la diffusion de leur série (deux par an, il me semble) mais c’est vrai que chez nous c’est beaucoup moins courant. Si au moins, on avait une date de reprise…

      J'aime

Comment at once if convenient.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s