Le mystère des pavots blancs – Nancy Springer

Le mystère des pavots blancs - nancy springer

Le mystère des pavots blancs…

Mon prénom, Enola, me va comme un gant. J’enchaîne pourtant les pseudonymes, afin d’échapper à mes frères, Mycroft et Sherlock Holmes, qui souhaitent m’expédier en pension pour faire de moi une lady.

Ainsi, par un frais matin de mars 1889, à Londres, je me cherchais un nouveau nom quand je tombais sur ce titre du Daily Telegraph :

MYSTERIEUSE DISPARITION DE L’ASSOCIE DE MR SHERLOCK HOLMES : LE DR WATSON INTROUVABLE !

J’endossai aussitôt ma nouvelle identité pour le retrouver.

L’avis du consulting blogger…

J’avais fait une pause dans ma découverte de cette série faute de pouvoir mettre la main sur ce volume à la médiathèque. Le bac des occasions à petit prix de chez Gibert Joseph m’a permis de mettre fin à cette panne ‘technique’, mais une fois de plus c’est plusieurs semaines après ma lecture que je prends enfin le temps de rédiger et publier mon billet.

J’ai pourtant passé un très agréable moment avec ce volume mais le fait est que sur le moment, je ne savais pas bien quoi dire à son sujet que je n’aie déjà évoqué dans mes chroniques des tomes précédents. A tel point que n’ayant pas envie de me répéter inutilement, j’avais tout simplement prévu de ne pas vous en parler du tout, pensant éventuellement combler la lacune résultante à l’occasion d’une future relecture.

J’ai donc poursuivi ma découverte de la série sans plus me soucier de cette lacune. Cependant, après avoir rédigé mon billet sur le tome 4 (billet pour lequel j’étais très inspirée dans la mesure où ce tome a marqué un véritable tournant dans mon appréciation de la série) j’ai eu envie de reprendre ce brouillon et tenter d’y ordonner quelques pensées, afin de faire malgré tout un bref bilan de ce volume. Cela ne sera ni très long ni très fouillé mais me permettra de poursuivre l’esprit tranquille.

Je ne saurais dire précisément d’où vient ce manque d’inspiration parce qu’il y aurait pourtant plusieurs petites choses à souligner au sujet de ce volume : des caractéristiques qui lui donnent une tonalité particulière et méritent d’être évoquées à mon sens.

Je pense tout d’abord au fait que son intrigue a une résonance toute particulière pour les personnages comme pour le lecteur dans la mesure où la victime qu’Enola entreprend de retrouver n’est autre que John Watson, ami et biographe du frère de la demoiselle.

Sa disparition est forcément touchante et même si l’on sait par avance que tout se terminera bien pour lui, elle ajoute un indéniable élément de tension à l’épisode. C’est également l’occasion de faire la connaissance de la jeune Mary Morstan et de découvrir le foyer du Docteur après son départ de Baker Street.

Si, lors de ma découverte du Canon, je faisais peu de cas de lui, éblouie par la brillance de Holmes, j’ai développé depuis quelques années une tendresse particulière pour le Docteur. Et même si je n’ai pas forcément trouvé l’histoire de son enlèvement très crédible, j’ai aimé qu’il soit ainsi le centre de l’attention dans ce volume.

Au delà de l’aspect émotionnel, sa disparition est également un cas intéressant car elle est l’occasion pour Enola et le lecteur d’être confrontés à un aspect peu glorieux de l’époque victorienne (mais pas seulement) : le traitement des malades internés en hôpital psychiatrique et la question des internements abusifs, bien convenient lorsque l’on voulait se débarrasser d’un ennemi ou d’un membre de la famille quelque peu encombrant.

J’ai trouvé la situation très bien exposée au jeune public à qui est principalement destiné l’ouvrage et si le sujet n’est pas nécessairement très original, j’ai aimé le voir abordé ici.

Enfin, une dernière particularité de ce volume qui m’a marquée, c’est que plus que  dans tout autre, les fleurs et leur langage sont à l’honneur. Si ça n’est pas nécessairement un sujet qui me passionne à l’origine, c’est quelque chose de très important pour Enola et sa mère, un moyen de communiquer entre elles, et un motif récurrent de la série.

Pour cette raison j’ai aimé voir cet aspect véritablement mis en avant au cours d’une enquête et prendre une importance capitale au-delà du simple moyen de communication ‘ludique’ entre une mère et sa fille car In my profession all sorts of odd knowledge comes useful

En bref…

Si j’ai eu du mal à en parler, ce volume est en réalité tout aussi plaisant à lire que les précédents. Le fait que le Dr. Watson soit ici la victime rend l’histoire d’autant plus palpitante et touchante.

Enola Holmes :  tome 1, tome 2, tome 4, tome 5, tome 6

Nancy Springer : site officiel

Nathan : site officiel, Facebook

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Infos : Les enquêtes d’Enola Holmes, tome 3 : Le mystère des pavots blancs de Nancy Springer. Titre original : The Case of the Bizarre Bouquets. Traduction de Rose-Marie Vassalo. Sorti le 14 mai 2008 chez Nathan et le 6 janvier 2011 chez Nathan poche. Edition numérique : 10€99 – édition papier 14€90 (grand format), 7€ (poche).

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7 commentaires sur “Le mystère des pavots blancs – Nancy Springer

  1. Ida dit :

    Hello Méloë

    J’ai beaucoup aimé ce volume à l’instar de l’ensemble des autres de cette série trop courte à mon goût. Je suis ravie d’avoir une fille en âge de les lire et à qui les offrir pour en profiter moi même. 😉 C’est vrai que la série s’adresse à de jeunes adolescentes… et j’ai un peu dépassé la limite d’âge… mais je la trouve délicieuse même si elle est peu crédible à la base. Ça a un petit parfum des Fantômettes (une jeune fille curieusement déjà autonome qui se déguise pour résoudre des mystères) qui ont bercé mon enfance… :-D. Merci de contribuer à faire connaître cette série que nous ne manquons pas d’offrir aux copines de ma fille lorsqu’elle est invitée à un anniv’!

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    • Méloë dit :

      Quelle excellente excuse d’avoir une jeune fille pour lui emprunter ses livres 🙂
      Les aventures de Fantômette ont également bercé mon enfance et je continue d’en collectionner les volumes, pour le plaisir.

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  2. belette2911 dit :

    J’ai apprécié les tomes d’Enola Holmes, malgré le fait qu’ils soient pour la « jeunesse », je les trouvais agréable à lire, j’avais plaisir de voir Enola passer à côté de ses deux frères et les rouler. Ses déguisements sont toujours amusants, mais bon, parfois on se demande comment une si jeune fille arrive à tout résoudre toute seule… malgré ce petit truc, j’avais passé un bon moment de lecture 😉

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