Le testament de Sherlock Holmes – Frogwares

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Le testament de Sherlock Holmes…

Londres, 1898. Sherlock Holmes vient de résoudre une affaire de vol extrêmement simple. Cependant, le lendemain, un article est publié dans la presse, l’accusant d’avoir joué un rôle malhonnête dans cette affaire. Imperturbable, le détective entame aussitôt une nouvelle enquête au sujet du meurtre d’un évêque.

Pendant ce temps, les accusations envers Holmes se multiplient, et Watson constate que son ami se livre effectivement à des activités de plus en plus intrigantes…

L’avis du consulting blogger…

Depuis que je suis rentrée de Londres, je suis plongée le nez dans les publications scientifiques et la rédaction de mon projet de thèse, alors autant vous dire que le soir venu je n’ai pas très envie de lire. Ma lecture en-cours est même en pause pour le moment et je la reprendrai quand j’aurais l’esprit plus libre.

En attendant, pour me détendre, je me suis plongée ces derniers jours dans ce jeu des Studios Frogwares. Ayant passé un très bon moment avec Crimes & Châtiments, j’étais curieuse de découvrir le reste de la série et j’ai été tout à fait conquise par cet épisode.

Après un temps de téléchargement et de lancement relativement court (et mon dieu que c’est agréable après avoir subi les temps de chargement interminables du dernier opus) le jeu débute par une petite scène cinématique introductive : des enfants fouillent dans un grenier et découvrent un manuscrit inédit du Dr. Watson. Le joueur découvre le contenu de ce texte en même temps qu’eux et en revit les aventures. Cela a un petit côté Jumanji tout à fait charmant, j’ai trouvé.

Ces petites séquences se déroulant de nos jours reviennent de façon récurrente dans le jeu  et j’avoue avoir d’abord été assez surprise par cette mise en scène de l’intrigue. Je trouvais que c’était un choix ni très original ni franchement utile… jusqu’à ce que les dernières minutes du jeu nous apportent les explications nécessaires… 

J’avoue que si je me posais quelques questions depuis le début de la partie (comment Holmes pouvait-il bien avoir eu une descendance ?), je n’avais pas du tout vu venir le coup ! Au final, j’ai trouvé la révélation assez improbable et inattendue, mais après tout, pourquoi pas ? Cela ajoute une pointe d’originalité au jeu, et même si cette idée ne se transformera jamais en headcanon pour moi, j’ai trouvé qu’elle permettait de conclure l’aventure sur une vraie fin.

Elle a aussi le mérite de fournir un fil rouge à l’aventure en donnant une connexion aux différentes enquêtes menées. J’avoue qu’à un moment j’avais du mal à voir comment tout pouvait être lié et ça me dérangeait un poil mais à la fin de la partie, tout est expliqué et justifié.

La toute première enquête est extrêmement guidée, c’est plus un didactitiel qu’autre chose et ça a un côté légèrement frustrant, d’autant plus que l’affaire n’est pas bien compliquée à première vue. Heureusement, la chose est vite bouclée et le joueur est alors un peu plus libre de ses mouvements. J’ai particulièrement aimé le fait de pouvoir choisir dans quel ordre suivre certaines pistes d’investigation.

En revanche, j’ai été un peu frustrée par le manque de clarté de certains mini-jeux. Autant, lorsqu’il s’agit de forcer une serrure (un exercice qui m’a beaucoup divertie), les consignes sont assez évidentes, autant il m’est arrivé à plusieurs reprises de ne pas comprendre ce que l’on attendait de moi. Le plus souvent les explications sont lacunaires, quand elles ne sont tout simplement pas absentes…

Côté références au Canon homésien, maintenant, j’ai été une fois de plus très agréablement surprise. Certaines répliques parmi les plus connues de Holmes sont reprises et intégrées avec pas mal d’habileté  When Gregson, or Lestrade, or Athelney Jones are out of their depths – which, by the way, is their normal state – the matter is laid before me et il en est de même pour certaines détails plus ou moins importants dans la progression de l’enquête.

Par exemple, j’ai adoré retrouver l’astuce de La deuxième tache dans l’une des énigmes à résoudre. Clairement, le joueur qui ne connait pas la nouvelle n’aura pas grand mal à saisir le truc mais quand on connait l’histoire c’est grisant de pouvoir en appliquer l’un des ressorts et d’utiliser ses connaissances pour résoudre l’énigme.

J’ai aussi trouvé très sympa l’idée de faire intervenir Toby comme personnage à jouer sur une portion de l’enquête. C’est original et innatendu et permet de changer radicalement de point de vue : la truffe au ras du sol. J’avoue que sur la durée, cette épreuve m’a légèrement donné le mal de mer mais j’ai vraiment adoré l’idée.

Sur le plan esthétique, enfin, on est clairement en-dessous du Crimes & Châtiments mais c’est normal et j’ai trouvé l’ensemble tout à fait honorable, proche de ce à quoi j’avais jusque là l’habitude. Les visages ne sont pas très beaux (même si on reconnait sans problème Holmes et Watson), mais ça n’est pas très gênant. Ce qui se remarque un peu plus, c’est le manque de précision dans les mouvements, les volumes et perspectives qui ont un rendu parfois étranges, mais là encore, rien de grave !

La bonne surprise en revanche, sur le plan graphique, a été de retrouver un 221b à l’apparence familière par rapport au précédent jeu testé. Alors bien sûr, le niveau de détail n’est pas le même mais l’ambiance générale est suffisamment proche pour qu’il existe une certaine cohérence entre les deux jeux sur ce point.

En bref…

 J’ai passé un excellent moment devant ce jeu et si j’ai un peu regretté l’absence de consignes claires pour certains mini-jeux, l’ensemble reste extrêmement divertissant.

Sherlock Holmes – Frogwares : présentation, tome 7

Sherlock Holmes – Frogwares : site officielblog des développeursFacebookTwitter

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Infos : ‘Sherlock Holmes’, tome 6 : le testament de Sherlock Holmes. Jeu des studios Frogwares. Sorti le 20 septembre 2012.

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5 commentaires sur “Le testament de Sherlock Holmes – Frogwares

  1. belette2911 dit :

    Bon, moi et les jeux, tu sais que si je commence, je ne fini plus; donc, je passe ! 😀

    On en avait parlé un peu sur le forum de JB de ces jeux.

    Par contre, j’avoue que je veux bien savoir comment Holmes aeu une descendance ? adopté un gamin des rues ? allez, dis-moi tout !

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  2. Ida dit :

    Bonjour,

    Non, non, non! C’est un GROOOOS spoiler ça! Pour apprendre tout sur la descendance de Holmes (NOOOOON! A l’époque, il n’y avait pas de mère porteuse acceptant de donner des enfants à un hypothétique couple Holmes-Watson 😀 ), on fait ce jeu jusqu’au bout pour avoir droit à la révélation finale! Pas de triche!!! 🙂

    Plus sérieusement, j’ai envie de prendre un peu la défense du Testament dont les graphismes vous ont déçue. Cela tient au fait que vous découvrez les jeux à rebours de leur sortie : vous partez des versions les plus perfectionnées pour aller vers celles qui fonctionnaient avec une technologie bien moins performante.

    Je suis en effet d’accord sur le fait que les graphismes du Testament doivent sembler de bien piètre qualité à côté de ceux de Crimes&Punisments. Mais ça se comprend : Le Testament est sorti 2 ans avant C&P, et avec un moteur de jeu nettement moins performant (d’ailleurs mieux vaut avoir un ordinateur récent pour le faire tourner, ou opter pour une version console).

    Dans ce sens la comparaison est largement en défaveur du Testament… Mais si on compare le Testament à la Nuit des sacrifiés ou à SH contre Arsène Lupin, ou contre Jack l’Eventreur qui sont sortis avant… Le Testament était largement meilleur que ses prédécesseurs, et de loin alors qu’il n’y avait pas de franche évolution entre SH contre Arsène Lupin et SH contre Jack l’Eventreur… voire par rapport à la Nuit des sacrifiés.

    Je suis quand même assez surprise par rapport à votre impression de volumes et perspectives distordus. Je n’ai pas eu ce problème. Peut être cela tient-il à la performance de votre carte graphique? Certes, il y a un peu de décalage parfois dans les mouvements, mais j’avais trouvé ce problème assez mineur à l’époque. Quant à la définition des visages, là encore… Elle est moins performante qu’avec C&P mais si vous allez voir les vidéos dont je vous avais donné les liens sur les jeux plus anciens, vous verrez que le Testament propose une prestation de qualité tant au niveau du jeu que des cinématiques.

    Pour le décor du 221b si vous reprenez tous les jeux de la série, vous le retrouverez sensiblement similaire et évoluant en confort et en qualité de décoration. Le papier peint est toujours le même, l’architecture aussi (apparition d’un élégant bow-window à la place des deux fenêtres canoniques à partir du Testament) es meubles principaux sont toujours les mêmes, quoi que parfois pas à la même place… Et le mobilier et les babioles qui traînent partout se développent au fil des épisodes.

    En tout cas, je suis ravie de voir que vous avez pris plaisir à découvrir l’ambiance de ces jeux! Je trouve que ça pourrait être intéressant de les voir développer des jeux sur les grandes affaires (les 4 romans du canon par exemple) de Holmes. Évidemment, il n’y aurait pas beaucoup de suspens pour les fans qui ont lu le canon… Mais tous les gamers ne les ont pas lus… ça serait un sacré paris cela dit… avec le risque de voir les sherlockien(ne)s ne pas être forcément prêts à débourser 40 ou 50 euros (c’est quand même une somme) pour une histoire qu’ils connaissent par coeur et donc sans suspens Et puis… sur le plan technique ce serait certainement très complexe à développer pour organiser la progression de l’histoire.

    A bientôt.

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    • Méloë dit :

      Bonjour Ida,

      J’ai totalement conscience que la différence entre les deux jeux sur le plan graphique est explicable par leurs dates de parution respectives. C’est d’ailleurs pour cela que je ne me suis pas étendue sur le sujet outre mesure et que je précise que cela est normal et ne m’a pas dérangée. Je me doute bien que plus je reculerai dans le temps, plus je remarquerai de différences et c’est tout à fait logique. Cependant, je trouvais important de le noter dans la mesure où reprenant ensuite Crimes & Châtiments pour quelques instant, j’ai vraiment pu constater la marge de progression entre les deux jeux, les nouvelles possibilités offertes par les technologies actuelles et ainsi d’autant plus eu la possibilité d’apprécier chacun des deux jeux pour ce qu’ils sont et la date à laquelle ils sont sortis.

      Dans tous les cas, l’enthousiasme avec lequel vous défendez ce jeu fait plaisir à voir ! Au diable la tiédeur qui a tendance à envahir certains discours !

      Développer des jeux sur les 4 romans canoniques semble assez tentant comme cela mais je ne sais pas si ce serait très excitant à concevoir pour le studio ? A moins de prévoir suffisamment de petites nouveautés par rapport au récit original pour stimuler l’esprit des concepteurs et des joueurs… La reprise de deux nouvelles était sympa dans Crimes & Châtiments, justement parce que cela ne constituait qu’une étape de la partie complète… A vrai dire, je ne sais pas trop ce qui est réalisable sur le plan technique et commercial. On verra bien quelle surprise le studio nous réservera avec le prochain opus !

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