The Angel of the Opera – Sam Siciliano

Sherlock Holmes - The Angel of the Opera

(achat décembre 2012)

The Angel of the Opera…

Paris 1890.

Sherlock Holmes est appelé en France, par les directeurs de l’Opéra de Paris pour enquêter sur le Fantôme de l’Opéra.

L’avis du consulting blogger…

J’ai depuis toujours un énorme faible pour le Fantôme de l’Opéra, du coup, j’ai entrepris de collectionner tous les pastiches faisant se rencontrer Sherlock Holmes et Erik. Mais suite à la déception ressentie à la lecture du roman de Nicholas Meyer, j’avais un peu perdu mon enthousiasme pour le sujet. C’est finalement une récente discussion avec un certain Chevalier Dupin qui m’a donné envie d’ouvrir ce livre. Bilan, si ça n’est pas un coup de coeur et si je ne pense pas le relire un jour, ce roman de Sam Siciliano m’a tout de même plu par bien des aspects.

Pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire. Un certain Vernier, qui ne porte pas le Dr. Watson en très haute estime (il l’accuse même d’être un piètre médecin), souhaite partager ses souvenirs d’une aventure dans laquelle il a accompagné Holmes, avec beaucoup plus de fidélité à la réalité que les récits du bon docteur. On apprend d’ailleurs dans ces premières pages que le hiatus ne serait qu’une invention de Watson, alors que Holmes et lui étaient en froid. Pour ma part, j’ai bien regretté la plume du bon docteur…

J’ai trouvé ce Vernier, un cousin français de Holmes, absolument insupportable. Il est stupide et prétentieux et ses remarques m’ont bien souvent agacée. Terriblement poltron, il parle pour ne rien dire et donne son avis à tort et à travers. Pas étonnant dans ces conditions que Holmes ait trouvé son récit encore pire que ceux de Watson ! Ce personnage m’a vraiment été profondément antipathique. Fort heureusement, l’aventure finit par prendre le dessus sur ses réflexions personnelles, sinon j’aurais eu bien du mal à poursuivre ma lecture.

Pour continuer avec un autre défaut de la plume de Vernier, ce dernier délivre régulièrement des détails totalement inutiles sur le contexte, quand ils ne sont pas en plus emplis de clichés. Par moments, on a presque l’impression de lire un guide touristique sur les monuments de Paris : le Louvre, la Tour Eiffel, Notre Dame de Paris… tout y passe ! Sans parler des ouvriers de l’opéra, qui à la pause déjeuner consomment fromage, baguettes de pain et vin rouge… Vernier a juste oublié de nous préciser s’ils portaient ou non des bérets… Alors ces détails sont peut-être terriblement pittoresques pour un lecteur étranger, mais pour ma part, je les ai trouvés assez grotesques et je m’en serais volontiers passée !

En revanche, s’il y a bien un détail brillant sur le plan de la narration, c’est le style. Aussi bien le lexique que la syntaxe sont minutieusement étudiés et travaillés. Je disais il y a quelque temps que j’avais été dérangée par la tonalité trop moderne des récits dans The Secret Journals of Sherlock Holmes. Là, c’est tout le contraire, le style du récit est tout à fait adapté à l’époque à laquelle il se déroule. Il contribue ainsi à plonger le lecteur dans une ambiance gothique surannée totalement en accord avec l’objet du récit. On se dit que les personnages ont vraiment pu s’exprimer ainsi et sans être une experte de l’histoire de la langue anglaise pour pouvoir l’affirmer, je n’ai pas eu l’impression qu’il y ait d’anachronisme ou le moindre relâchement à un moment donné sur ce plan.

Du côté de l’intrigue maintenant, les étapes principales du texte original sont conservées mais Vernier apporte pas mal d’éléments nouveaux dans son récit. Si bien que même si le résultat final n’est pas bien palpitant, il présente déjà plus d’intérêt que le récit publié par Nicholas Meyer. Raoul est encore plus geignard et détestable que dans le Canon (si, c’est possible !), Christine Daaé est bonne à claquer (mais là, rien de nouveau) et Holmes a parfois un comportement assez inattendu : il est ici extrêmement impulsif, colérique même, constamment la proie de ses sentiments ; il en devient presque antipathique par moments. Pourtant, malgré tout cela, j’ai bien aimé ce récit parce que j’ai beaucoup aimé l’affinité qui se développe entre Sherlock Holmes et Erik et puis parce qu’il propose une fin originale, qui m’a beaucoup touchée, faisant swooner le coeur de pierre que je suis.

En bref…

Une rencontre entre Sherlock Holmes et le Fantôme de l’Opéra plutôt intéressante. Le livre n’est pas exempt de défauts, mais le style et la fin m’ont beaucoup plu. Cela-dit, j’attends encore le crossover ultime !

Sam Siciliano : site officiel

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Infos : The Angel of the Opera de Sam Siciliano. Sorti le 15 mars 2011 chez Titan Books. 208 pages. Edition numérique : 5€11 – édition papier : 8€76.

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3 commentaires sur “The Angel of the Opera – Sam Siciliano

  1. belette2911 dit :

    Mince, en anglais dans le texte ! 😦 Je remarque que c’est la même collection que celle des petits romans « le livre des morts » et « un certain docteur Watson », mais je ne retrouve plus le nom de l’auteur dans mon grenier mémoire 😉

    Je croise les doigts qu’il soit traduit en français, pour ma collection 😉

    J'aime

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