The Sherlock Holmes Journal – volume 31.3

The Sherlock Holmes Journal - Winter 2013

The Sherlock Holmes Journal 122…

Zeppelin’s Promise, I Hear of Sherlock Everywhere, Herlock Sholmes in The Wipers Times, Voynich and Holmes, Saved by the Band : Arthur Conan Doyle and the Adelph Theatre, It May Have Been a Comedy, In the Name of Sherlock Holmes, Transactions : a Capital Return, The International Exhibition of Sherlock Holmes, Grand Old Man – Grand Old Library : The Society’s Visit to Gladstone’s Library (October 2013), Sherlock and Beyond, It Seems to me.

Et comme toujours : éditorial, critiques littéraires et courrier des lecteur.

L’avis du consulting blogger…

Je n’avais encore jamais pris le temps de vous parler de la Société Sherlock Holmes de Londres (et de ses dîners annuels de rêve. Un jour j’y participerai, je le veux !) ou de ses publications, sur ce blog. A vrai dire, je ne pensais pas le faire à moins d’une bonne occasion, mais en découvrant le dernier numéro du Sherlock Holmes Journal, j’ai eu envie de rédiger une chronique à son sujet histoire de garder une trace de cette lecture pour mes archives personnelles et surtout de partager avec vous un article en particulier, qui m’a absolument passionnée.

Le journal s’ouvre sur un édito où il est question des dernières nouvelles et projets de la Société mais aussi de l’actualité holmésiene en général : création de nouvelles associations, sites, projets liés à Sherlock Holmes. C’est le genre de catégories que l’on délaisse allègrement en général et pourtant on y trouve des nouvelles plutôt originales et intéressantes.

On découvre ainsi ce qui se passe dans les différentes sociétés holmésiennes autour du monde et les dernières publications de petits éditeurs spécialisés. Ce type de nouvelle éparpillées à travers le monde et n’est pas forcément évident à découvrir par soi-même, or là elles sont toutes regroupées au même endroit et c’est très pratique. Alors, ça n’est pas un tour d’horizon exhaustif, mais c’est déjà une bonne synthèse.

Viennent ensuite divers articles plus ou moins longs sur des sujets très variés : de courts essais inspirés par un infime détail du Canon ou l’actualité holmésienne dans le monde. C’est amusant de voir toutes les directions que peuvent prendre les auteurs de ces articles à partir d’un thème commun en fonction de leur domaine de prédilection, de voir comment ils ont à chaque fois de nouvelles choses à raconter, un nouveau point de détail sur lequel s’interroger…

C’est exaltant de voir comment plus de 100 ans après sa publication, le Canon est toujours source d’inspiration, de questionnement pour ses lecteurs. J’aime cette diversité parce qu’elle permet à une grande variété d’auteurs de s’exprimer et à chaque lecteur de trouver forcément un truc qui lui parle plus qu’un autre, d’enrichir son mind-attic de tout un tas de données insoupçonnées mais utiles et intéressantes. 

Dans ce numéro, deux articles ont pour thème la première guerre mondiale (centenaire approchant, oblige ?) C’est ainsi qu’à partir d’une citation de His Last Bow, on en apprend plus sur l’histoire des Zeppelin et leur utilisation (pas très concluante) par les Allemands, ou que l’on découvre un peu plus loin l’existence de quelques pastiches et parodies holmésiens rédigés et édités par les soldats britanniques, dans les camps de prisonniers, les hôpitaux ou même les tranchées.

Ce dernier article (écrit par Charles Press) m’a énormément intéressée et c’est mon coup de coeur de ce numéro. C’est un aspect de la guerre anecdotique, certes, mais je trouve ça incroyablement touchant et inspirant de voir que même dans un tel contexte, un contexte de combat, où la mort est omniprésente les hommes et les femmes n’ont jamais cessé de faire preuve de créativité et avaient pour compagnons immortels Holmes et Watson.

On découvre ainsi comment est née l’une des plus importantes publications de la guerre, The Wipers Times : comment un petit groupe d’hommes tombé sur les restes d’une presse d’imprimerie dans les ruines d’un bâtiment s’est lancé dans le projet fou de la remonter et de la mettre en marche. Officiers et simple conscrits se sont relayés pour écrire dans cette revue dont 22 numéros ont été imprimés en deux ans.

The Wipers Times était un journal parodique, reprenant toutes les grandes catégories habituelles de la presse : publicités, sport, culture… et dès le premier numéro, un feuilleton relatant les aventures d’un certain Herlock Sholmes. Il y en aura trois au total. Et si les récits sont à chaque fois bourrés d’inconsistances et d’absurdités, il n’en reste pas moins que les références au Canon y sont visiblement nombreuses.

Au fil de l’article, on découvre l’intrigue (si tant est qu’il y en ait une) et quelques extraits de ces textes et c’est passionant. C’est incroyablement sombre et bien loin de l’image habituelle que l’on peut avoir d’un pastiche holmésien mais j’ai vraiment trouvé cela fascinant et j’adorerai pouvoir découvrir ces textes, pas tant pour leur qualité littéraire que pour le témoignage qu’ils représentent.

Dans un style totalement différent, un article que je me réjouissais de découvrir avant même de l’avoir lu était celui sur ‘The International Exhibition of Sherlock Holmes‘. Je vous avais parlé il y a quelques temps de cette exposition itinérante, bavant d’envie et rêvant qu’elle fasse un jour escale en France. Alors en attendant, j’étais ravie de pouvoir lire le compte-rendu d’un visiteur.

Zach Dundas propose un récit très vivant de sa visite, donnant juste ce qu’il faut de détails pour faire des envieux sans jamais spoiler. Il y a visiblement beaucoup d’humour dans cette exposition, et un milliard de détails à relever. Bilan, maintenant je suis encore plus impatiente de la voir débarquer en Europe.

Bon, je n’ai ni le temps ni l’envie de bavarder autant sur le reste des articles (et puis ça deviendrait sans doute aussi un peu rasoir pour vous) mais sachez que l’on y trouve en vrac une tentative de retracer les habitudes quotidiennes de Mycroft ou les rapports que Holmes aurait pu entretenir avec Voynich et son manuscrit (bonne idée mais je m’attendais à quelque chose de plus drôle, plus witty, plus développé aussi et j’ai au final été un peu déçue par cet article), le compte rendu de diverses visites et réunions des membres de la Société, quelques pages de critique des derniers ouvrages parus et une section assez libre consacrée au courrier des lecteurs. 

On y parle aussi de diverses adaptations holmésienne au théâtre et au cinéma. Il est question de cinéma muet mais aussi d’un récent film hongrois pour la jeunesse : In the name of Sherlock Holmes qui n’a pas encore été diffusé en France (le sera-t-il un jour ?) et n’est malheureusement visiblement pas terrible…

En bref…

Un nouveau volume du Sherlock Holmes Journal qui s’est avéré une fois de plus très intéressant et riche en découvertes. C’est une publication en langue anglaise uniquement, mais les articles sont relativement courts alors s’il vous reste quelques souvenirs de vos cours d’anglais au collège/lycée et si vous voulez apprendre des trucs un peu originaux sur Sherlock Holmes, n’hésitez pas à vous laisser tenter !

The Sherlock Holmes Journal : numéro 124

The Sherlock Holmes Society of London : site officiel, Facebook, Twitter

Infos : The Sherlock Holmes Journal, numéro 122. Publié par The Sherlock Holmes Society of London, hiver 2013.

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3 commentaires sur “The Sherlock Holmes Journal – volume 31.3

  1. belette2911 dit :

    Purée, j’ai envie de m’y abonner ! Google translate pourrait-il faire des miracles pour une pauvre « languophobe  » telle que moi ??

    Merci de nous l’avoir fait partager. Dingue, durant la guerre, déjà des pastiches, la fanfiction du passé, du siècle dernier, l’époque sans PC… Nostalgie ! Pas d’être sans PC, mais de pouvoir lire ce genre de textes, écrits par des gens sur le front. 😉

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    • Méloë dit :

      Je ne sais pas à quel point tu as du mal avec l’anglais… Un niveau fin de secondaire (en France ; je ne sais pas comment s’appellent les différents stades du système éducatif en Belgique) suffit, à mon avis vu que le but est vraiment d’écrire un magazine lisible par des gens partout dans le monde, dont l’anglais n’est pas la langue maternelle. A la limite, tu peus peut-être demander à avoir accès à une version PDF d’un article, histoire de voir si tu comprends ou si c’est vraiment du charabia pour toi…

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      • belette2911 dit :

        On avait deux heures semaines durant nos trois dernières années de scolarité… donc la 4-5-6ème « secondaire » et au bout de la 6ème, tu as 18 ans et ta scolarité est finie. Ensuite, lors de mon graduat, pas d’anglais, mais j’en avais repris ensuite en cours du soir, mais pas facile de conciller le boulot et les cours, et en plus, on a changé de prof et l’autre, je l’aimais pas 😦

        Bref, niveau d’anglais de merde !! 😀 Je tenterai ma chance… 😉

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