La quatorzième cible – Kenji Kodama – 1998

La quatorzième cible

La quatorzième cible…

Un tueur mystérieux s’en prend aux proches de Kogoro Môri, le père de Ran, ne laissant derrière lui qu’une carte à jouer pour signer ses crimes.

Tandis que les victimes se multiplient, notre détective miniature découvre que ce modus operandi fait référence à un incident survenu 10 ans plus tôt… dans lequel les parents de Ran étaient impliqués !

L’avis  du consulting blogger…

Souvenez-vous, je vous avais déjà parlé il y a quelques mois d’un long-métrage animé mettant en scène Conan et les autres personnages créés par Gosho Aoyama. A l’époque, j’avais été un peu déçue du résultat assez éloigné du manga ou de la série TV, mais quand j’ai vu ce titre à la bibliothèque, je n’ai pas pu résister. Et je ne le regrette pas un instant, car j’ai finalement beaucoup aimé ce film. En tous cas, bien plus que le précédent.

Le fait est que cette fois je savais plus ou moins à quoi m’attendre côté rythme et représentation des personnages. Les voix ne m’ont plus semblé étrangères et j’ai retrouvé un certain nombre d’éléments familiers par rapport au film précédemment découvert. J’avais donc des repères auxquels m’accrocher cette fois-ci, j’ai pu relier ce film à des souvenirs, des références et du coup beaucoup plus rapidement entrer dans l’histoire. 

Je n’ai pas eu cette impression étrange, ressentie la dernière fois, de devoir faire connaissance, comme si c’était la première fois, avec un univers que je pensais pourtant connaître et de voir toutes mes attentes bouleversées. Là, rien ne m’a choquée ou dérangée : même si techniquement La quatorzième cible vient en premier, j’ai trouvé qu’il constituait une suite logique à mon précédent visionnage et cela m’a vraiment permis d’apprécier ce film sans arrière-pensée ou comparaison inutile avec le manga original ou l’anime.

D’autant plus que j’ai trouvé l’intrigue vraiment beaucoup plus intéressante que la dernière fois. Bien mieux ficelée aussi. J’ai trouvé que les divers éléments de l’enquête s’enchaînaient avec cohérence et que le scénariste n’avait pas cherché à compliquer le truc à tout prix pour faire genre ‘regardez comment on est trop intelligent. Tellement intelligents que vous n’y comprenez rien, stupides spectateurs.’

Bon, du coup l’identité du tueur n’est pas très compliquée à deviner, mais franchement je préfère ça : une histoire nette et carrée à un truc trop alambiqué qui au final n’est pas vraiment convaincant. Là, l’intrigue tient la route et c’est le principal.

Et puis j’ai adoré l’allusion à Hercule Poirot ou encore le fait que la deuxième partie du film ne soit pas sans rappeler Dix petits nègres. Les références à Dame Agatha Christie sont très présentes dans cet épisode, plus que celles à Sherlock Holmes en fait, mais ça n’est pas grave, bien au contraire ! J’ai trouvé ça jouissif et puis une petite infidélité de temps en temps, ça ne fait de mal à personne ^^

Cependant on n’échappe pas à quelques grossières incohérences sur des points de détail… On a par exemple des personnages qui ressortent d’un long passage à nager sous l’eau (au milieu des débris d’un bâtiment en train d’imploser, sinon c’est pas drôle) parfaitement secs, maquillés et coiffés…

C’est assez comique au final et un peu ridicule alors que la scène sous-marine en elle-même est basolument géniale : il y a un gros travail sur les sons et c’est oppressant, limite paniquant. On a vraiment l’impression d’y être et quand on voit le niveau de détail et de précision qui peut être apporté à certains aspects, on se dit que c’est dommage que la même rigueur n’ait pas présidé à l’ensemble du film.

Enfin, on a toujours le problème des astuces et énigmes reposant sur certains aspects de la langue et de la culture japonaise et totalement impossibles à rendre en français mais finalement ça n’est pas si handicapant que cela pour la compréhension générale de l’histoire.

Souvent, quand quelque chose échappe au spectateur non-japonisant, c’est vraiment un point de détail (les éléments critiques sont représentés visuellement et tout le monde comprend sans souci). En outre, Kaze a eu la bonne idée d’apporter des explications détaillées dans le petit fascicule accompagnant le DVD. Du coup, on ne reste pas sur sa faim.

En bref…

Une très bonne surprise ! J’ai vraiment retrouvé les personnages avec plaisir et l’intrigue m’a beaucoup plu, même si il n’y a pas besoin d’être un génie de la déduction pour comprendre la vérité avant que Conan ne la révèle. Les plus romantiques se réjouiront en outre de la présence d’un petit passage Ran / Shinishi à faire fondre un cœur de pierre.

Détective Conan (films) : film 3

Détective Conan (anime) : épisodes 57 et 58

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Infos : ‘Détective Conan’, film 2 : la quatorzième cible, réalisé par Kenji Kodama. Titre original : 名探偵コナン 14番目の標的. Sorti le 18 avril 1998 au Japon.
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7 commentaires sur “La quatorzième cible – Kenji Kodama – 1998

  1. belette2911 dit :

    Je me devrais découvrir ces mangas, moi ! 😉 Tu fais bien de me le rappeler par ce petit billet.

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  2. sheherazade2000 dit :

    j’ignorais qu’il y ait eu des films réalisés à partir de « détective conan » – je vais vérifier si ma médiathèque les possède dans ses stocks

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