Le secret de la pyramide – Barry Levinson – 1985

Young Sherlock Holmes

(film vu en VF)
(titre VO : Young Sherlock Holmes)

Le film :

A Londres en 1870, le jeune John Watson fait son entrée dans une nouvelle école. Il y rencontre un autre adolescent à l’esprit de déduction très développé : un certain Sherlock Holmes.

Très vite, Holmes et le futur docteur Watson se lient d’amitié et sont conduits à mener leur première enquête sur une série de meurtres étranges survenus à la suite d’hallucinations épouvantables…

L’avis du consulting blogger :

C’est une discussion récente avec l’ami Chevalier Altamont Dupin sur Facebook qui m’a donné envie de vous parler de ce film. Lorsque je l’ai découvert pour la première fois, j’étais très curieuse à son sujet tout en ayant un peu peur qu’il soit monstrueusement kitch. Cela a finalement été une très, très bonne surprise, et même un coup de coeur. Il fait d’ailleurs partie de mon Top3 des adaptations de Sherlock Holmes au cinéma et je peux le revoir régulièrement sans me lasser.

Comme je le pensais, le côté kitch est bien présent, mais je l’ai plus trouvé charmant qu’autre chose. SPOILER : Entre une pyramide de bois cachée en plein coeur de Londres mais tout de même assez gigantesque pour accueillir une bonne centaine (millier ?) d’individus en costumes égyptiens ainsi que toute une machinerie complexe permettant de déverser de la paraffine en fusion – nouveau moyen de momification express- sur les victimes que l’on souhaite sacrifier et les deux grands malades qui se prennent pour des prêtres égyptiens, on peut difficilement faire plus ridicule quelque part et pourtant ça fonctionne bien. C’est totalement surréaliste, mais personnellement, je me suis totalement laissée embarquer dans l’histoire et j’ai adoré !

Malgré (grâce à ?) son côté surrané, c’est un film vraiment drôle, excitant, vif, captivant et c’est tout simplement un excellent divertissement. C’est typiquement le film que je regarde pour me remonter le moral. je trouve qu’il a un potentiel assez génial à provoquer la bonne humeur chez le spectateur. En tous cas, personnellement il me file toujours le sourire.

Parce que plus que son intrigue que je ne veux pas détailler ici pour ne pas spoiler ceux qui ne l’auraient pas encore vu, c’est l’ambiance générale du film qui est absolument enthousiasmante. D’autant plus que le tout a quand même un terrible air de familiarité avec le premier film adapté de Harry Potter et c’est trop chouette. Avec Chris Colombus aux commandes, ça n’est pas forcément très étonnant…

Les costumes, les décors, le programme d’éducation des étudiants, la dynamique entre les personnages principaux… C’est dingue le nombre de points communs que l’on peut relever. Et n’allez pas me dire que notre jeune Watson (Alan Cox) ne ressemble pas terriblement à Daniel Radcliffe en Harry Potter ! Pourtant, je suis pas du tout fan des films HP, mais là j’ai trouvé que c’était bourré de fantaisie et que les effets spéciaux savaient se montrer discret dans le sens où ils sont relativement peu utilisés (parce que question subtilité c’est pas forcément ça, époque oblige) et du coup, j’ai sans peine adhéré à l’esthétique et l’ambiance de la chose.

En plus, le film annonce juste s’être inspiré de l’univers holmésien sans prétendre adapter directement le Canon et pour une fois c’est vraiment cela. On ne peut pas être déçu parce que dès le départ les auteurs sont clairs sur leurs intentions. On a affaire à une histoire originale, les circonstances d’une rencontre totalement différentes, mais en même temps on reconnaît plutôt bien les personnages (même si une fois de plus, Watson n’est pas très dégourdi, pour dire les choses gentiment. Heureusement, en bon gryffondor il évolue plutôt pas mal et fait preuve de courage, de loyauté et d’initiative à la fin).

Il y a aussi tout un tas de petites allusions sympathiques aux divers textes du Canon, comme lorsque Sherlock Holmes (Nicholas Rowe, excellent dans ce rôle, d’ailleurs à mon goût. En plus, il a un physique qui colle bien, je trouve) qui a d’abord peu d’intéret pour Watson et ne retient pas son prénom s’interroge James, John, quelle différence ? ou encore lorsque l’une des armes clés du coupable n’est pas sans rappeler la sagaie du Signe des 4. Et j’adore aussi la façon dont est expliquée l’association dans l’imagination collective de Holmes au deerstalker, à la pipe calebasse et à l‘inverness. Enfin, c’est toujours drôle de voir que Lestrade fidèle à son modèle de papier, n’a pas été particulièrement gâté par la nature…

Histoire de dire tout de même un mot rapide sur l’intrigue sans spoiler, comme je le disais brièvement au tout début, ça n’est pas forcément ce que j’ai préféré dans ce film, parce que j’ai trouvé l’identité du coupable un peu (beaucoup) trop évidente dès le premier 1/4 d’heure du film. Je n’ai pas non plus forcément adhéré à la romance Holmes / Elizabeth (Sophie Ward) et à la façon dont cela se termine et la justification que cela est censé apporter à la conduite future de Holmes (Je n’y peux rien, Holmes amoureux d’une donzelle, je n’arrive pas à le concevoir. Cela me défrise).

Cependant, je dois aussi reconnaître que je ne me suis pas fait prier pour suivre avidement les péripéties de nos héros. On se laisse tellement facilement embarquer dans l’aventure ! Et puis le petit twist final est assez génial. Pour cela, veillez à bien regarder le générique jusqu’au bout ou bien vous passeriez à côté d’une mini-scène qui ne change pas grand chose à l’intrigue de ce film en particulier mais qui donne une nouvelle dimension à cet épisode de la vie de Holmes…

Bref, un film hyper sympathique. Rien que de le refaire défiler dans ma tête pour rédiger ce billet m’a donné le sourire. Il est sans aucun doute l’un de mes classiques en la matière ! C’est une merveille de kitchitude et j’adore !

Acheter le DVD sur Amazon

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

2 commentaires sur “Le secret de la pyramide – Barry Levinson – 1985

  1. belette2911 dit :

    Je pense comme toi ! En plus, j’ai relu le livre pendant le mois de mai (ou juin, je sais plus) et ça fait partie de mes petits plaisirs.

    Moi, j’avais bien aimé l’histoire d’amour de Sherlock… que veux-tu, mon côté midinette qui prend le pas de ce côté là…

    Kitch en effet, mais tellement marrant 😀

    J'aime

  2. sheherazade2000 dit :

    j’ai beaucoup apprécié éga&lement

    J'aime

Comment at once if convenient.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s