L’adieu à Baker Street – Cecil & Brunschwig

Holmes, tome 1 L'adieu à Baker Street

Le volume :

4 mars 1891. Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty. Effondré, le docteur Watson ignore alors qu’il va se lancer dans une incroyable enquête, qui va tout lui révéler de son ami le détective et de sa famille.

L’avis du consulting blogger :

Cela fait des mois et des mois (plutôt des années, en fait) que cette série me tente mais j’ai toujours juré mes grands dieux qu’au vu du rythme de publication, j’attendrai que les 9 volumes soient disponibles avant de me lancer. Mouah ! Sérieusement, qui comptais-je convaincre ? N’en pouvant plus d’attendre, j’ai fini par craquer et dévorer le premier tome qui me faisait de l’oeil depuis beaucoup trop longtemps.

Et ça n’est pas la peine de faire durer inutilement le suspense, j’ai eu un énorme coup de coeur pour ce premier volume. Passée l’émotion des premières pages, lorsque Watson se trouve à Reichenbach et récupère les items laissés à son intention par Sherlock, où lorsque, de retour à Londres, l’on est témoin de l’hommage que tous ces anonymes viennent rendre au consulting detective, on entre dans quelque chose de terriblement intriguant et excitant.

C’est alors un ballet de données, de pistes qui ne cessent de se croiser et de se contredire en apparence. On ne sait plus bien qui croire et tout comme Watson, on ne sait même plus si l’on peut croire ses propres yeux. Comme lui on a l’impression de devenir fou. L’ombre de Holmes, censé être le grand absent, plane sans cesse sur les cases et l’on chercher à comprendre, à dénouer les fils d’une histoire qui semble bien confuse. Qui est vraiment Moriarty ? Peut-on faire confiance à Mycroft ? Le lecteur est assailli de questions et devient alors strictement incapable de reposer son album avant d’avoir atteint la dernière page. Et même là, tout tourbillone encore dans son cerveau : les informations reçues, les hypothèses à demi-formulées…

Il y a tellement de choses qui appellent un examen plus minutieux et si l’on a dès ce premier élément un certain nombre d’éléments en main, cela n’est pas suffisant, on veut en savoir plus, entrer physiquement dans l’histoire comme l’on peut plonger dans une Pensine pour tout voir, tout entendre et enquêter auprès des personnages sans les déranger. Et la ligne temporelle a beau être assez cahotique, entre ellipses et retours en arrière, le résultat reste très clair et aisé à suivre. On a juste le cerveau qui bouillone et les pensées qui fusent à 10 000 à l’heure face à tant de questions, une telle stimulation. On quitte littéralement la réalité, et même une fois l’ouvrage refermé, on ne peut empêcher ses pensées de retourner encore et encore vers le mystère, les interrogations lancées dans ce premier tome. C’est absolument jubliatoire et terrible à la fois. J’étais parfois pratiquemment en apnée pendant ma lecture, tellement rien d’autre n’existait pour moi à ce moment-là.

Et non seulement le scénario est absolument passionant mais en plus le graphisme global de la chose est également sublime. Les dessins de Cecil sont absolument magnifiques, avec une finesse dans les traits et les expressions, un niveau de détail… Et le choix du noir et blanc est brillant. C’est pas forcément une chose à laquelle j’aurais immédiatement pensé (en même temps, si j’avais un quelconque goût/talent graphique ça se saurait), mais ça va juste parfaitement avec l’histoire. Quand on le voit, c’est une évidence, tout simplement.

Le seul petit point un poil négatif sur le plan visuel réside dans les diverses polices d’écriture qui se succèdent au fil des pages pour mieux différencier auteurs et supports. Certaines polices manuscrites ne sont pas toujours très lisibles et je me suis retrouvée à coller le nez à mon ouvrage avec l’impression d’être à nouveau en cours d’épigraphie (quelle horreur ! Un an m’a suffi !). Mais c’est vraiment un détail et d’ailleurs, il a peut-être été corrigé dans l’édition à couverture rigide ?

Bref, immense coup de coeur pour ce premier tome qui appelle plusieurs relectures pour être bien certaine de n’être passée à côté de rien, tant il est riche. Du coup, les tomes 2 et 3 ne devraient pas tarder à subir le même sort et je vais être très vite intenable face au désir de découvrir la suite. Alors Messieurs Cecil et Brunschwig, je vous en prie, retournez bien vite à vos crayons et pinceaux que l’on puisse en savoir plus (ou bien je risque de prendre les murs de ma chambre pour cible de tir) !

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5 commentaires sur “L’adieu à Baker Street – Cecil & Brunschwig

  1. belette2911 dit :

    Moi aussi je l’ai adoré, mais je ne te raconte pas l’attente entre le 2 et le 3. À ce rythme là, j’aurai ma pension que la série ne sera pas terminée ! 😉

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  2. Je note dans ma liste paralittératture holmésienne 🙂
    Chronologiquement, par rapport au Canon, à lire après Le Dernier Problème, je suppose !

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    • Méloë dit :

      Effectivement, à éviter avant d’avoir lu le Le dernier problème. Histoire de ne pas s’auto-spoiler et de bien comprendre tout ce qui est raconté.

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