221B – Carter Delaat- 2013

Affiche websérie 221b

 

(série visionnée en anglais)

La série :

Watson médecin militaire tout juste rentré d’Afghanistan voit son sang-froid mis à rude épreuve lorsqu’il est contraint de subir les excentricités et petites manies de son nouveau collocataire Sherlock Holmes.

(chaque épisode est accessible en ligne, en cliquant sur son titre dans le corps du billet)

L’avis du consulting blogger :

Je pensais pouvoir vous parler de cette websérie bien plus tôt, mais un petit délai dans mon visionnage des épisodes a repoussé la rédaction de cette chronique.

Anybref, avant de me lancer, j’étais assez indécise : autant j’aimais l’idée d’une websérie humoristique, autant le trailer (que j’ai remis juste au-dessus) ne m’avait pas plus emballée que cela. Au moment de sa mise en ligne, j’avais trouvé que cette scène qui se voulait drôle était mal dosée et que du coup le gag faisait un peu long feu…

Au final, j’ai quand même regardé l’ensemble des 5 épisodes mais je suis assez perplexe face à cette websérie canadienne et j’espère que la rédaction de ce billet m’aidera à y voir un peu plus clair…

Première constatation, le générique est très sympa et donne dès le départ un ton très steampunk à la série. Puis commence le premier épisode, No Place Like Holmes (le jeu de mot sur le titre est un peu éculé mais ça n’est pas très grave), et le spectateur se sent en terrain familier. On y retrouve les points essentiels des premières pages de STUD, et la première surprise pour le Dr. Watson (J.P. Beaudoin), comme pour le spectateur qui n’aurait pas visionné le trailer est de découvrir que SPOILER : Sherlock Holmes est une femme, vivant de façon totalement émancipée. Une idée originale qui avait imméditement attiré mon attention.

Ce premier épisode est également l’occasion de faire la connaissance de Mrs Hudson (Charlotte Empringham), qui n’a pas une importance sidérante dans la série, et du décor dans lequel les personnages vont évoluer pendant les 5 épisodes. Ce décor est est assez épuré, mais dégage une atmosphère qui correspond assez à ce que j’attendais. Une grande importance a été accordée aux détails, et entre un crâne, et une tête réduite, le spectateur pourra découvrir une ribambelle d’hommes dansants sur un morceau de papier épinglé au murs parmi divers autres indices collectés et agencés par Sherlock Holmes.

Sherlock Justement, m’a immédiatement conquise. Jasper Michell est pétillante dans ce rôle. Elle propose une version du personnage forcément assez différente de ce que l’on a l’habitude de voir, mais ça fonctionne plutôt bien, je trouve. On a bien un personnage brillant et sûr de lui, aux manières originales, voire contestables (j’adore l’air désinvolte qu’elle prend pour cacher la seringue trainant sur la cheminée). La construction du personnage est clairement inspirée de ce que propose Benedict Cumberbatch dans Sherlock (il y a d’ailleurs pas mal de petites références à la série, aussi bien dans les attitudes, que les répliques ou encore la façon dont le processus de déduction est symbolisé à l’écran) et le résultat est pas mauvais du tout, même s’il aurait peut-être été un peu plus intéressant de découvrir une interprétation totalement originale du personnage.

Bref, pour en revenir au déroulement de la série, si ce premier épisode ne m’avait pas paru extraordinaire, il m’avait suffisamment plu pour me donner envie de lancer dans la foulée Fire Trap. Lorsque l’épisode démarre, c’est une nouvelle journée au 221B. Il n’est plus question du meurtre de Lauriston Gardens sur lequel se termine l’épisode précédent, simplement parce que la série ne s’intéresse pas aux enquêtes, mais aux intéractions entre les personnages et à la vie quotidienne au 221B.

L’idée en elle-même est excellente. J’adore généralement toutes les petites scène un peu domestiques du Canon ou des adaptations. Le seul problème c’est que là, on s’ennuie un peu. Mrs Hudson vient poser une énigme (une histoire de famille ridicule et ennuyeuse) à cette pauvre Sherlock tandis que Watson la chronomètre. C’est ensuite au tour de Watson de résoudre une énigme. Bof. Je n’ai pas trouvé l’épisode drôle du tout (alors que j’avais souri au précédent) et je n’ai pas bien compris ce qu’il était censé apporter à l’ensemble. Surtout que sur un format aussi court, il vaut quand même mieux privilégier l’efficacité et éviter les digressions inutiles.

Heureusement, avec Seven Percent mon intéret est un peu remonté. Le titre fait évidemment allusion à la fameuse solution de cocaïne évoquée, notamment, dans SIGN. C’est d’ailleurs ce texte qui sert de base à l’épisode qui se résume pratiquement en un long monologue de Sherlock. Celle-ci explique en particulier à Watson pourquoi et comment elle est devenue consulting detective, pourquoi également son nom n’apparait jamais dans les rapports officiel. 

Et c’est là qu’on a vraiment le point intéressant de la série. Si Sherlock Holmes a créé sa propre profession et reste toujours dans l’ombre c’est tout simplement parce que Scotland Yard ne peut employer une femme. Je trouve ça intéressant comme réflexion, parce que ça ouvre une nouvelle perspective dans la façon de voir le personnage. Et si c’était ça, en fait, la vraie raison ? Et si c’était LE secret caché par Watson. Autant l’idée est géniale, autant c’est dommage qu’elle n’ait pas d’avantage été exploitée tout au long des divers épisodes.

Fan mail et Problems constituent une unité, le second étant la suite directe du premier. Et autant j’ai plutôt bien aimé le premier, avec son échiquier très steampunk et le problème du cavalier d’Euler (et la remarque de Watson tentant de rééduquer Holmes : Opéra : fun ; bomb : not fun), autant le second qui s’ouvre sur Holmes fouettant on ne sait quoi dans le salon et met ensuite en scène la confrontation finale entre Sherlock et Moriarty m’a ennuyée au possible. Moriarty (Eddie Greer) débite son texte mais il ne se passe rien. Il repart tranquillement à la fin et… c’est tout. La fin est vraiment étrange et a justement un goût de pas fini. C’est vraiment l’épisode que j’ai le moins aimé et du coup, j’ai terminé la série sur une note pas franchement positive…

Bref cette petite websérie est sympa mais ne présente pas non plus un grand intéret. C’est pas franchement drôle (j’ai au mieux souri  par moments, mais jamais ri ; dommage pour une série humoristique. Alors c’est peut-être moi qui suis passée à côté de la dimmension comique de la chose… mais je n’ai vraiment pas adhéré.) et les évocations du Canon sont trop littérales pour que le résultat se démarque vraiment et se montre réellement digne d’intéret. Dommage, parce qu’il y avait de bonnes idées derrière ce projet, mais elles n’ont pas été assez exploitées pour faire de cette série quelque chose de remarquable et je n’ai pas vraiment été convaincue par leur traitement.

Le blog officiel de la série

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

Un commentaire sur “221B – Carter Delaat- 2013

  1. Mr Wak dit :

    Merci pour ton passage et ton commentaire ; j’étais loin de me douter que la production actuelle autour de Sherlock Holmes était aussi soutenue, je découvre des choses mais j’avoue que la BBC a réussi à trouver une formule particulièrement efficace pour maintenir mon attention…

    J'aime

Comment at once if convenient.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s