La vallée de la peur

La vallée de la peur - livre

(livre lu en français)
(titre VO : The Valley of Fear)

Le livre :

Sherlock Holmes vient à peine de déchiffrer un message codé le prévenant qu’un certain Douglas, de Birlstone Manor House, est en danger, qu’il apprend par l’inspecteur MacDonald de Scotland Yard que Douglas vient d’être sauvagement assassiné.

Grâce au signataire du message, Sherlock Holmes sait que derrière cette affaire se trouve son ennemi juré : le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique.

L’avis du consulting blogger :

FEAR est le dernier roman du Canon qu’il me restait à présenter ici. C’est aussi le dernier que j’ai découvert et celui qui m’a sans aucun doute le moins plu. Tout simplement parce que lorsque l’on a déjà lu STUD et SIGN, ce dernier volume n’est pas dune grande originalité…

Pourtant, il y a des choses plutôt sympathiques dans ce volume, comme la petite leçon de cryptographie des premières pages. Je l’ai déjà dit, mais je suis absolument incapable de résister à un Sherlock Holmes expliquant le décryptage d’un texte. Le problème c’est que l’on retombe très vite dans un schéma déjà utilisé : après quelques pages de présentation du crime investigué, c’est reparti pour un petit long tour aux Etats-Unis où, c’est bien connu, les gens agissent comme des sauvages.

Je suis peut-être un peu dure, mais le fait est que autant j’avais adoré le procédé et les révélations dans STUD, autant là je me suis plus ennuyée qu’autre chose (pas taper)…

Bon, c’est sans doute la présence en filigrane de l’infâme Moriarty qui a poussé le Dr. Watson à relater cette aventure à ses lecteurs, pour prouver à quel point cet homme était puissant et maléfique, mais je ne l’ai pas trouvé particulièrement époustoufflante… Quitte à évoquer le rôle de Moriarty dans cette histoire, il aurait été plus intéressant d’insister effectivement sur les activités du consulting criminal. Parce qu’au final, on n’en sait pas beaucoup plus à son sujet en refermant ce titre qu’en l’ouvrant. Bon, a bien appris quelques petits détails dans les premières pages (comme son activité officielle ou la décoraton de son intérieur…), mais après, il n’est pour ainsi dire plus question de lui. J’aurais vraiment aimé qu’il soit physiquement présent dans cette aventure, plutôt que d’être simplement une ombre planante. C’est dommage…

Dans STUD par exemple, qui ressemble vraiment beaucoup à ce texte, le Docteur Watson en profite pour nous parler de lui, de Sherlock Holmes et ses manies, de leur rencontre… Et c’est ce qui rend le texte intéressant non seulement à la lecture mais aussi à la relecture. Là, il y avait potentiellement matière à en faire autant, mais malheureusement ça n’est pas le cas… Non seulement on n’apprend rien de vraiment utile sur Moriarty, mais même Holmes est assez effacé de ce volume passé le début.

Pourtant, si l’on fait attention, on réalise que l’enquête de Holmes occupe autant de pages que les réminiscences de ce qui s’est passé aux Etats-Unis, mais étrangement j’ai eu le sentiment que la première partie était très rapidement expédiée tandis que la seconde était interminable. Peut-être que si j’avais été plus passionnée par l’épisode américain, ce sentiment n’aurait pas été aussi fort… Dans tous les cas, inutile de ronchonner plus longtemps.

Bref, petite ‘déception’ pour ce texte que je ne trouve pas tout à fait aussi passionant que le reste du Canon. Il présente pourtant quelques ingrédients tout à fait remarquables mais le mystère sur lequel il repose rappelle par trop d’aspects certaines histoires déjà relatées et pas assez d’importance est accordée, à mon goût, à Holmes et Moriarty.

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8 commentaires sur “La vallée de la peur

  1. Dorothée dit :

    j’apprécie la première partie, je trouve que ce n’est pas bête du tout… mais Conan Doyle retombe dans le travers de « nos cousins américains » et son étude socio-culturelle du far-west… murff… les nouvelles et le Chien ! 🙂

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    • Méloë dit :

      Je suis pas fan du chien non plus… Faudrait quand même que je prenne le temps de le relire.
      Je me suis replongée dans les nouvelles, juste après avoir terminé FEAR, et c’est quand mêm autre chose !

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      • Dorothée dit :

        Le chien reste un grand moment gothique pour moi, et j’ai adoré le film de la Hammer, même s’il n’est pas totalement fidèle. dès qu’il y a un vilain monstre, de toute façon, je suis heureuse 🙂

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  2. enfin, j’ai le même problème avec ce livre, toute la partie Amérique me semblait longue et je me suis royalement ennuyée, mais c’est un SHERLOCK HOLMES tout de même !!! mais franchement j’aurais bien volontiers sauté toute ce morceau de l’histoire, seulement je me suis dit qu’il pourrait avoir des réponses nécessaire à l’enquête ??? alors j’ai tout lu !!!! quand même je me sentais un peu mal à l’aise, culottée de mal juger un monument de la littérature comme SIR ARTHUR CONAN DOYLE , mais bon, maintenant je me sens moins seule , merci !!!!! 😉 ❤

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    • Méloë dit :

      Je suis ravie si tu te sens moins seule.

      Mais tu sais, de façon générale, je crois qu’il ne faut pas hésiter à relever les points négatifs d’une oeuvre, quel que soit son auteur. Parfois certains textes nous plaisent moins que d’autres et c’est justifié. Relever les défauts d’un textes c’est aussi le moyen de d’avantage apprécier ceux qui le méritent, apprendre à avoir une vision critique, même de nos auteurs préférés.

      J’essaye de toujours faire attention à la forme pour rester respectueuse de l’oeuvre, de son auteur, de ses fans… mais je n’ai jamais hésité à dire que je n’ai pas aimé un livre ou un film et à expliquer pourquoi. Aucun auteur, aussi talentueux soit-il est infaillible. Certains textes nous semblent moins bons que d’autres et je ne vois pas de problème à le dire.

      Un type (assez connu, je crois ^^) a dit un jour ‘Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur.’ C’est une citation que j’aime beaucoup. Relever les défauts d’une oeuvre en essayant de le faire avec honnêteté, ça n’est pas de la prétention mal placée ; au contraire, c’est aussi une façon de respecter l’oeuvre et l’artiste en montrant que l’on en a fait une lecture attentive.

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  3. belette2911 dit :

    En fait, ce livre est un peu une arnaque puisque de Moriarty, il en est peu question… Sans compter que ce livre bafoue la logique le plus élémentaire : en effet, FEAR fut publié bien après FINA (« Le dernier problème »), alors que chronologiquement parlant, FEAR doit se dérouler avant FINA…

    Dans FINA, Watson ne connaissait Moriarty ni d’Adam et ni d’Eve… Dans FEAR, qui se déroule avant le hiatus de Holmes, il le connait !

    Extrait « Le dernier problème » (FINA):
    – Vous n’avez probablement jamais entendu parler du Pr Moriarty ?
    – Jamais ! dis-je.
    – C’est bien là ce qu’il y a de merveilleux et de génial chez cet homme ! s’écria-t-il. Il règne sur Londres et personne n’a entendu parler de lui. C’est ce qui fait de lui le criminel des criminels. Je n’hésite pas à vous déclarer, Watson, en toute sincérité, que, si je pouvais réduire ce Moriarty à l’impuissance et délivrer de lui la société, je considérerais que ma carrière a atteint son apogée et que je serais tout prêt à adopter un genre de vie plus calme. […]

    Dans « La vallée de la peur » (FEAR), publiée APRÈS « Le dernier problème » mais se passant AVANT, Watson connaît Moriarty !

    Extrait « La vallée de la peur » :
    – Vous m’avez entendu parler du professeur Moriarty ?
    – Le célèbre criminel scientifique, qui est aussi connu des chevaliers d’industrie…
    – Vous allez me faire rougir, Watson ! murmura Holmes d’un ton désapprobateur.
    – J’allais dire : « Qu’il est inconnu du grand public. »

    Lors de ma première lecture du canon, j’en avais perdu les pédales… J’en parle plus en détail ici :
    http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/27/la-vallee-de-la-peur-arthur-conan-doyle/

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    • Méloë dit :

      Je suis assez d’accord avec le terme d’ arnaque même si je le trouve un peu fort. C’est vraiment un livre qui m’a déçue, d’autant plus qu’il avait un tel potentiel… Il n’a peut-être pas reçu tout le soin qu’il aurait mérité…

      Cela-dit, pour les incohérences… ça n’est pas la première fois que ce brave docteur se mélange un peu les pédales…. Où alors il avait des choses à cacher.

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      • belette2911 dit :

        Là, c’est les pédales plus qu’embrouillées ! 🙂 Déjà que ses blessures se déplacent, que Holmes est assis à Baker Street durant le grand hiatus,… hum !

        Arnaque est peut-être un gros mot, on ne m’a pas fourgué des subprimes non plus, mais en lisant le résumé, je pensais vraiment en lire plus sur Moriarty et point de vue apparition, elle est minime de chez minime.

        Le quatrième de couverture est plus que trompeur et j’ai pris la vessie ^pour une lanterne.

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