Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur – James Hill – 1965

sherlock holmes contre jack l'eventreur

(film vu en français)
(titre VO : A Study in Terror)

Le film :

Lorsque Sherlock Holmes apprend que deux prostituées ont été sauvagement assassinées dans le secteur de Whitechapel, et que les deux crimes présentent de nombreuses similitudes, sa curiosité le pousse à s’intéresser à l’affaire. Aussi n’hésite-il pas une seconde quand le gouvernement fait appel à lui. Son enquête l’entraîne sur plusieurs pistes, des bas-fonds aux quartiers les plus huppés de Londres.

Le trailer :

L’avis du consulting blogger :

Depuis quelques temps, les films holmésiens s’entassent sur mon ordinateur, attendant que je trouve le bon moment pour les regarder. Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur fait partie de cette collection grandissante mais je ne faisais pas particulièrement une priorité de son visionnage… jusqu’à ce que, rattrapant tant bien que mal mon retard de visites bloguesques, je découvre le billet de Belette à son sujet. Celle-ci étant plutôt enthousiaste, j’ai finalement craqué et visionné ce film dans la foulée. Bilan, comme je m’y attendais, je n’ai pas été enthousiasmée outre mesure par ce film…

Pourtant, tout démarrait plutôt bien. Le film est entrainant et le point de départ ayant déjà été maintes fois utilisé, on se laisse malgré tout prendre au jeu. Le problème, c’est que le résolution de l’affaire n’est pas vraiment à la hauteur… Autant j’adore l’histoire de Jack l’éventreur, l’enquête autour de ce fait divers, autant j’ai rarement trouvé de fiction sur le sujet qui me plaise, et la présence de Sherlock Holmes n’aide pas, bien au contraire. Soit on a une explication abracadabrantesque pas très convaincante avec toujours les deux mêmes coupables qui reviennent, soit l’auteur veut nous proposer un suspect original (comme c’est le cas ici) mais alors toute l’affaire présente peu d’intérêt… La révélation de l’identitée du coupable tombe un peu comme un cheveu sur la soupe malgré les explications données et au final, on se dit un peu ‘tout ça pour ça ?’ Le coupable ne présente pas grand intérêt et si tchniquement, il ne pouvait s’agir de personne d’autre dans ce contexte précis, son mobile n’est pas très convaincant et sa personnalité pas franchement passionnante.

Et c’est dommage, parce que John Neville nous offre un Sherlock Holmes pas mauvais du tout (en plus d’être fort agréale à l’oeil, en particulier lorsqu’il est en tenue de soirée, mais je m’égare…). Si l’on passe sur les quelques clichés tel que le MacFerlane, le deerstalker et le élémentaire mon cher Watson qui sont plus caricaturaux que canoniques, j’ai trouvé l’interprétation assez convaincante. La personnalité, le comportement du consulting detective sans être aussi poussés et travaillés que dans La vie privée de Sherlock Holmes sont plutôt intelligemment représentés. On a même droit à la mise en scène de quelques spécialités holmésiennes comme le combat rapproché et l’art du déguisement et de l’infiltration.

En revanche, Watson (Donald Houston) ne m’a pas du tout convaincue. J’ai trouvé le personnage grotesque et pas franchement fidèle à son modèle de papier. Certes, il est bien moins intelligent que Holmes, mais ça n’est pas non plus un crétin fini, for God’s sake ! Là, il est juste ridicule à se vexer et s’énerver comme une adolescente en pleine crise quand un noble lui dit que médecin n’est pas un métier respectacle pour les gens de bonne famille. Pi alors, il est complètement con dans ce film ; c’est asolument insupportable. Un tel niveau de bêtise est épuisant pour le spectateur et pas du tout représentatif du personnage.

Côté ambiance, enfin, c’est complètement kitsch et surranné mais finalement, c’est plutôt sympa. Passage secret dans la bibliothèque, couteau qui traverses de part en part la gorge de la première victime, feintes dramatiques… C’est un peu ‘périmé’ mais finalement ça donne un charme désuet au film et c’est plutôt rigolo. L’atmosphère de Whitechapel est plutôt bien rendue : brouillard limitant la visibilité à un mètre devant soi… bon on voit clairement que le film a été intégralement tourné en studio, mais là encore ça donne un certain charme au film. On est en plein coeur des années 60s et on le sent bien à l’ambiance générale de la chose, mais je trouve ça sympathique.

A noter que le scénario du film est inspiré d’une histoire écrite par Adrian Conan Doyle ( le fils d’Arthur Conan Doyle) intitulée Fog. Ce dernier a également co-produit le film.

Bref, un film divertissant qui propose un Holmes plutôt bien croqué, mais dont l’intrigue se laisse bien vite oublier. Alors que l’on se laisse d’abord facilement et rapidement captiver, c’est finalement assez déçue que j’ai achevé mon visionnage.

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4 commentaires sur “Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur – James Hill – 1965

  1. LECHESNE dit :

    Je sais que c’est Sherlock Holmes qui est au centre de ton blog. mais si tu permets d’être hors-sujet quelques minutes, je te conseillerai l’enquête sur Jack l’étrangleur menée par Michael Caine : pas de Sherlock, mais un film passionnant basé sur l’enquête de Scotland Yard.

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  2. belette2911 dit :

    Oh, tu as moins aimé que moi ! 🙂 Les goûts et les couleurs…. Ok, Watson n’est pas le meilleur, mais j’ai connu plus crétin et puis, Neville est extra en Sherlock Holmes.

    Les décors et l’atmosphère sont kitch avec le recul, mais vu l’année de sortie, c’est normal, la société qui a fait les effets spéciaux du « seigneur des anneaux » n’était pas encore crée !

    Je suis d’accord, pour Jack, ou suspect réel devient un criminel dans la « fiction » ou ils nous sortent un nouveau. A cette époque, il était peut-être normal de sortir le coupable du chapeau avec quelques explications ensuite…

    Michael Caine ? (cfr message en haut), celui qui a joué Holmes das « without a clue » ?

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  3. Dorothée dit :

    Je tenterai, même si ce n’est pas parfait d’après ce que je peux lire… Le pauvre Watson est toujours la victime des adaptateurs (c’est un des points forts de BBC Sherlock, enfin un Watson qui ne se laisse pas marcher sur les pieds!), les films des 50s et 60s, même pas top, sont toujours amusants à regarder (dixit mon coffret Hammer… joli collection de navets avec une ou deux pépites! mais des navets tellement amusants qu’on crierait presque au chef d’oeuvre!). Jack l’eventreur, c’est le sujet patinoire par excellence! Je t’en avais déjà parlé, mais essaie « Elementaire ma chère Sarah » (il y a un film et un livre) de Jo Soares pour avoir Holmes face à un tueur en série… mais attention, Holmes n’en sort pas grandi (le pauvre!).

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