The Sherlock Holmes Story (tomes 1-2) – Kyo-Jeong Kwon

The Sherlock Holmes Story

(tomes lus en français)
(titre VO : 셜록 – The Sherlock Holmes Story)

La série :

L’histoire du célèbre détective privé anglais de Sir Conan Doyle revisitée par l’auteure commence par sa rencontre avec Watson, son meilleur ami et assistant. Mais l’auteure décrit leur relation en supposant qu’ils étaient peut-être plus que de simples amis : peut-être qu’ils étaient amants !! Ainsi, les célèbres protagonistes inventés par Sir Arthur Conan Doyle deviennent petit à petit les héros d’une véritable romance…

L’avis du consulting blogger:

Je me souviens encore que lorsque Matilda avait annoncé la parution de cette série sur la page Facebook de la SSHD, j’avais poussé de grands cris. Autant j’aime le yaoi autant imaginer Sherlock et John mis en scène de telle façon, je refusais alors de l’envisager. Depuis, j’ai lu des fanfics en série, dont un bon nombre de slash (du plus chaste et fluffy au plus smutty), d’abord autour des personnages tels qu’on les voit dans Sherlock, puis dans plein de configurations différentes et je me suis faite à l’idée, appréciant même beaucoup certains textes. Du coup, j’ai commandé les deux premiers volumes de cette série au Père Nowel et n’ai pas pu résister à l’envie de les sortir de ma PAL, suite au Quinze littéraire de Tsuki consacré au Yaoi.

Pour mettre les choses au clair, ça n’est toujours pas la façon dont je vois la relation entre les personnages (comme je l’explique d’ailleurs ici -lien à venir-), et ça n’est pas de lire ce type de texte qui me fera changer d’avis, mais je n’y suis plus non plus réfractaire. Disons que je prends la chose avec curiosité et que je suis prête à laisser sa chance à chaque texte.

J’ai découvert des choses tellement belles et/ou intéressantes que je refuse maintenant de rejeter un texte sur la base de quelques préjugés. Au point que je prends beaucoup de plaisir à découvrir certains AU totalement délirants. Force est de constater que même si on s’éloigne bien souvent très fortement du Canon, ça n’est pas pour autant qu’il n’y a rien d’agréable et d’intéressant à retirer de ces textes.

Ca ne veut pas dire non plus que j’apprécie tout ce que je peux découvrir sur le sujet, mais force est de constater que certains trucs sont bien écrits/dessinés. Et s’il y a clairement un tri à faire, ça vaut le coup de faire preuve d’un poil d’ouverture d’esprit sous peine de passer à côté de trucs très chouettes.

Bon après si ça n’est vraiment pas votre tasse de thé, ça n’est pas la peine de se forcer et il y aura bien d’autres choses à découvrir pour satisfaire votre curiosité, mais si vous en avez envie, n’hésitez pas à sortir de vos sentiers battus de temps en temps.

Bref, cette petite mise au point étant faite passons à mon avis sur cette série en particulier. Je dois dire que j’ai d’abord été attirée par la sobriété des couvertures et la finesse des traits des personnages et j’étais curieuse de savoir si les dessins seraient aussi soignés tout au fil des pages. Bilan, j’aime vraiment beaucoup les dessins de cette série. Les personnages sont beaux, jeunes et fringants. Holmes a de très beaux yeux gris et puis il y a un superbe travail exécuté sur les costumes et décors. L’auteure explique d’ailleurs les recherches interminables qu’elle a du faire pour cela et à quel point cela lui a parfois pris la tête.

C’est au passage, un petit plus que j’ai adoré : chaque volume se termine par un extrait dessiné du journal de l’auteure qui nous parle de sa démarche, de ses choix, ses difficultés… C’est intéressant et très drôle parce qu’elle ne se prend pas du tout au sérieux et partage vraiment avec le lecteur le processus de création de son manhwa.

De même, sur le plan de l’humour, j’ai beaucoup les petits commentaires des personnages qui font tomber ce qu’on appelle le quatrième mur au théâtre. Ils vont évoquer leur présence ou leur absence de certaines scènes, la mauvaise couleur de fond de certains bulles selon ce qu’elles contiennent, s’adresser au lecteur, râler contre l’auteure… Ca peut être un peu surprenant au début, mais ça m’a vraiment bien plu. Dans la mesure où je ne prenais pas cette lecture vraiment au sérieux, j’ai trouvais que cela fonctionnait bien.

Le seul truc qui m’a réellement dérangée est le fait que les personnages se tutoient. Alors, je sais bien qu’il n’y a que ‘you ‘ en anglais et que du coup le traducteur est obligé de faire un choix, mais au vu de l’époque, le ‘tu’ me paraît vraiment mal venu. Quand on transpose le truc en français, j’ai beaucoup de mal à voir deux amis de cette classe sociale se tutoyer… Après, c’est peut-être moi qui fait un blocage qui n’a pas lieu d’être sur ce détail, mais cela m’a vraiment perturbée tout au long de ma lecture.

Alors au final, il ne se passe pas grand chose de très slash dans ces deux premiers tomes. Bon, Sherlock s’allonge sur le canapé, la tête sur les genoux de Watson et ils se nourrissent l’un l’autre mais pour l’instant c’est plutôt soft. Les choses progressent lentement et je trouve ça pas mal. Ca permet déjà au lecteur de se faire à l’idée tranquillement et puis justement, c’est le départ de Watson qui va faire réfléchir les personnages sur eux-même et cela ne peut pas se dérouler trop vite.

Et pour ceux qui ne sont vraiment pas versés dans le slash, les enquêtes restent de toutes façons le principal. A tel point que sincèrement, j’en ai presque oublié que j’étais censée lire un yaoi. Je prends pour l’instant beaucoup de plaisir à redécouvrir les enquêtes (qui ne sont pas présentées dans l’ordre habituel du Canon puisque le tome 1 correspond à The Adventure of the Noble Bachelor et le tome 2 à A Scandal in Bohemia) et à apprécier la plume et l’humour de l’auteure. Je suis curieuse de lire la suite et on verra bien où elle me mènera… Je ne sais d’ailleurs même pas combien de tomes sont prévus et si l’auteure a l’intention de retravailler tout le Canon.

Je disais qu’il n’y avait qu’un truc qui m’avait dérangée dans l’histoire en réalité, il y en a un deuxième. Heureusement, ça n’est qu’éphémère. Dans le premier volume, Mary Morstan est rebaptisée Mary Moston. Moston for God’s Sake ! Clairement, le traducteur (traductrice) a traduit le truc directement phonétiquement sans se poser de question et sans faire le moindre début de recherche sur le Canon. Et franchement ça m’agace à un point, surtout vu le prix auquel on nous vend ce type d’ouvrages… Heureusement, cette bourde est réparée dès le tome 2.

Bref, une série qui début de façon sympathique. Les dessins sont magnifiques et j’ai hâte de découvrir la suite ! Cependant, il va sans doute falloir attendre un bon moment, puisque même en Corée, le tome 3 n’est pas encore sorti.

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5 commentaires sur “The Sherlock Holmes Story (tomes 1-2) – Kyo-Jeong Kwon

  1. belette2911 dit :

    Je ne suis pas une partisane du slash, bien que j’en ai lu ma part (là, j’ai dépassé mon quota et je ne sais plus en lire), mais ce manhwa là, j’avais envie de le découvrir.

    Ce fut chose faite. J’ai tiqué sur les mêmes fautes : surtout le « Morston » d’où je me demande bien où ils l’ont trouvé.

    Le dessin de la bouche m’a incommodé tout au long de ma lecture. Quand elle est fermée, l’auteur dessine un fin trait, assez long, mais en dessine un aussi pour le pli sous le menton et ça donne quelque chose d’assez disgracieux.

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    • Méloë dit :

      Je fais parfois de petites overdoses aussi pour le slash. Je laisse s’écouler un peu de temps et j’y reviens quand l’envie m’en prend. Aucune raison de se forcer quand l’envie n’est pas/plus là. Mais franchement, je suis contente d’avoir eu la curiosité de voir ce que cela donnait. Il y a des trucs vraiment sympathiques.

      Le Moston, sincèrement je ne comprends pas. A moins d’un traducteur qui est transposé le terme ‘à l’oreille’ sans avoir cherché le bon terme, je ne vois pas ce qui a pu se passer.

      J’ai pas eu de pb pour le dessin de la bouche, perso. Enfin, je n’y ai pas fait attention, donc c’est que ça ne m’a vraiment pas dérangée. Et je n’ai même pas mes bouquins pour aller voir; ils sont restés chez ma mère (qui me sert entre-autre de garde-livre).

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      • belette2911 dit :

        Je pense que j’ai atteint ma dose, mais j’ai lu aussi de charmants petits textes, bien écrit, j’ai pleuré, j’ai ri… aucun regret d’avoir eu de la curiosité.

        Si l’envie me reprend, je referai une descente…

        Oui, le dessin m’a un peu gêné, mais ça reste anecdotique.

        Maman garde-livres ? Il en reste des miens (des vieux) chez mes parents, mais tout le reste est à la maison, maintenant, mais faut sans cesse agrandir les biblio, je les remplis trop vite.

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        • Méloë dit :

          Ben, je suis plutôt du genre ‘nomade’ on va dire et en ce moment, j’habite dans une chambre en cité universitaire qui fait 9m², donc le nombre de livres qu’on peut y entasser est vite limité.

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          • belette2911 dit :

            Certes, je connais ça, j’ai commencé par vivre dans un petit studio lorsque j’ai commencé à bosser à Bxl. Cuisine, salon (hem), chambre à coucher, tout dans la même pièce ! Les livres étaient restés chez mes parents, heureusement, mais j’en ai vite acheté d’autres et je ne raconte pas les piles !!

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