L’affaire du rideau bleu – Djian, Legrand & Etien

L'affaire du rideau bleuLa BD :

Billy, Charlie et Black Tom sont inséparables. Et pour cause : impossible de survivre seul dans l’East End londonien, peuplé de faux mendiants, de vrais ruffians et de franches canailles ! Heureusement, les trois amis peuvent compter sur la protection d’un certain Sherlock Holmes, pour lequel ils font parfois office d’espions des rues…

Mais lorsque la fiancée de Black Tom est kidnappée sous leurs yeux, nos héros vont devoir mettre au plus vite à profit les leçons de leur mentor pour la retrouver saine et sauve… en s’adjoignant les services d’un quatrième larron pour le moins inattendu… Place aux Quatre de Baker Street, la plus jeune équipe de détectives de l’époque victorienne !

L’avis du consulting blogger :

Quand mon libraire BD me conseille cette série, quand Matilda, Belette et Mack se concertent pour me conseiller cette BD, quand Matilda en rajoute récemment une couche pour nous dire qu’elle vient de faire lire la série à son père qui a adoré, je suis forcément obligée de craquer. Du coup, jeudi dernier, en sortant de cours, je n’ai pas pu faire autrement que de faire un petit détour par La réserve à bulles pour récupérer ce premier tome. Bilan j’ai adoré et je suis über-frustrée de devoir attendre avant de pouvoir aller me chercher la suite.

Pourtant au début, j’étais pas hyper-fan de l’aspect graphique global de la chose. Autant j’aimais beaucoup le trait, le côté hyper-expressif des visages, la foultitude des détails des décors, autant je n’étais vraiment pas fan des couleurs (certaines pages ont comme un filtre jaune/ocre, censé, j’imagine, montrer une absence de luminosité des intérieurs ou des bas quartiers aux rues enchevêtrées. C’est plutôt intéressant comme idée, mais au niveau du rendu, j’ai eu un peu de mal à m’y faire. Je n’y peux rien, certaines couleurs me mettent très mal à l’aise.). Et puis, au fil des pages, je me suis mise à aimer l’ambiance générale donnée par ces teintes. Cela créé une atmosphère particulière vraiment agréable. On se sent vraiment plongé dans le Londres victorien qui sert de cadre à cette série.

D’autant plus que tout un tas d’éléments historiques sont intégrés à l’histoire. Bon, j’ai trouvé que c’était parfois fait de façon un peu maladroite : ça n’est pas hyper naturel quand un personnage demande à un autre dis-nous ce que tu sais de tel point de la société dans laquelle j’évolue tout autant que toi mais que visiblement j’ignore pour une obscure raison, mais ça ne m’a pas plus gênée que ça. En fait, j’étais plutôt contente d’apprendre toutes ces petites choses. J’aurais juste aimé qu’elles soient intégrées un peu plus naturellement au récit.

Du côté de l’intrigue, après un début un peu lent, on est embarqué dans un tourbillon d’action un peu irréaliste mais très vivant et sympathique à suivre. Et là encore, le sujet de l’intrigue est bien adapté à l’époque, au cadre, sans édulcoration au prétexte que la BD serait destinée à un public plutôt jeunesse. Là encore, c’est l’occasion d’apprendre quelques petites choses sur l’époque et ses moeurs et de façon assez naturelle pour le coup.

Les personnages enfin, m’ont énormément plu. Les irréguliers sont vraiment très chouettes, Charlie en particulier, m’a plu ; j’avais soupçonné la révélation qui survient à son sujet (SPOILER : dès le début, je lui trouvais franchement une tête et des attitudes de fille et je me demandais si j’avais vraiment l’esprit si tordu que ça.) et au lieu de la trouver clichée, je l’ai vraiment beaucoup aimée. Ces personnages sont vraiment attachants, malins et dégourdis, drôles et touchants et j’ai hâte de les retrouver. J’aime vraiment la dynamique du trio en plus, la façon dont ils se chamaillent, s’aident se complètent. Cette petite bande est vraiment sympathique.

221b Baker Street

© Vents d’Ouest.

Et puis, surtout, pour une fois, je suis vraiment convaincue par la représentation de Sherlock Holmes et de John Watson. Non seulement physiquement, ils se ressemblent à eux même sur le plan physique mais en plus, ils ont les bonnes attitudes, les bonnes expressions, le bon comportement. Et j’ai absolument adoré la scène se déroulant à Baker Street, aussi bien graphiquement que sur le plan du texte, c’est absolument parfait et c’est tout ce que j’attendais des personnages et puis l’intérieur du 221b est exactement comme je l’imagine et je crois que c’est ma case préférée (c’est celle que vous pouvez voir juste au-dessus). Enfin, j’ai adoré le fait que Sir Conan Doyle lui-même fasse une petite apparition entre les pages de ce volume. C’est rapide et discret mais ça m’a défiitivement plu.

Bref, petit coup de cœur pour le premier tome de cette série. Il me faut vite, vite, vite la suite.

Les Quatre de Baker Street : le tome 2.

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2 commentaires sur “L’affaire du rideau bleu – Djian, Legrand & Etien

  1. belette2911b dit :

    Ah ! voilà, une de plus conquise par les Irréguliers !!! Le talent des auteurs montent crescendo au fil des albums.

    Bonne soirée !

    J'aime

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