Qui veut la peau de Sherlock Holmes ? – Hervé Jubert

Je Bouquine Juin 2012Le texte :

Ces derniers temps, Sherlock Holmes, le célèbre détective, se sent bizarre. Et le docteur Watson ressent lui aussi d’étranges sensations. Que leur arrive t-il ?

Si vous aimez le suspens, les scénarios qui vous mettent la tête à l’envers, et surtout si vous voulez vivre la plus étonnante des enquêtes, ouvrez vite ce roman : cette nouvelle aventure du détective défie les lois du raisonnable. Tout simplement incroyable !

L’avis du consulting blogger :

Je Bouquine fait partie des revues que j’ai dévoré en série, au CDI de mon collège, quand j’ai eu fini toute la section roman. Je me souviens avoir fait quelques très chouettes découvertes grâce à ce magazine, du coup j’étais toute heureuse de pouvoir feuilleter quelques exemplaires de la nouvelle version, à Montreuil, au début du mois. Au milieu de mes explorations magazinesques je suis tombée par hasard sur ce numéro, originellement paru en juin 2012 et dont le roman du mois est un pastiche holmésien. Je n’ai même pas réfléchi une seconde avant de l’acheter, me disant que l’occasion de me le procurer ne se représenterait sans doute pas.

Au final, il sera resté pratiquement une dizaine de jours sur mes étagères avant que je n’ai envie de l’ouvrir. Il me tentait tellement que je ne voulais pas le finir trop rapidement, du coup je n’arrivais pas à me décider à l’entamer. Je suis d’une logique imparable -_-.

Bref, c’est finalement sur un coup de tête qu’hier j’ai englouti cette courte aventure au lieu de travailler à mon DM de génétique des populations. Je ne savais pas bien à quoi m’attendre, à vrai dire je n’avais même pas lu la quatrième de couverture et si j’ai été un peu frustrée par la brièveté de la chose, j’ai quand même globalement beaucoup aimé cette nouvelle(?)/mini roman(?).

Ce qui m’a particulièrement plu dans ce texte, c’est que j’ai trouvé les personnages plutôt fidèles à eux-mêmes. Ils ont un comportement qui colle globalement bien à leur identité, leur personnalité. On sent que l’auteur connait ces personnages et les aime. Il glisse au sein de son texte tout un tas de détails sur le Canon, les personnages, Conan Doyle… C’est une très bonne idée parce si les holmésiens prendront plaisir à (re)découvrir tous ces éléments familiers au cours de leur lecture, les lecteurs plus novices auront un petit apperçu de tout ce qui les attend et auront sans aucun doute l’envie de prolonger cette découverte par la lecture des textes du Canon. Sous l’apparence de la fiction, Hervé Jubert initie son lecteur à la richesse de l’univers holmésien. Personnellement, en refermant mon magazine, je n’avais qu’une envie : me plonger dans Son dernier coup d’archet.

L’autre point qui m’a marquée c’est que je partage tout à fait la vision de la fiction qui est donnée dans ce texte. Si je reconnais que cela peut déconcerter certains lecteurs, de mon côté, je n’ai eu aucun mal à appréhender ces couches superposées qui permettent aux auteurs et à leurs personnages d’exister avec la même réalité et donc parfois de se rencontrer lorsqu’ils passent de l’une à l’autre. C’est un concept qui peut sembler étrange, mais pour ma part, il fonctionne parfaitement (et pas que pour la fiction d’ailleurs ; en fait cela correspond à ma vision globale du monde). Je visualise sans peine ces divers niveaux qui permettent à diverses réalité de coexister. J’ai vraiment aimé l’idée développée dans ce texte même si tout le monde sait bien que Sir Conan Doyle n’était en réalité que l’agent littéraire du Dr. Watson.

Cependant, je le disais au début, j’ai tout de même été frustrée par la brièveté du texte. C’est d’ailleurs le seul reproche que j’ai à formuler à son sujet. Il y aurait vraiment eu de quoi proposer un texte plus long (même si je comprends bien que la parution dans un tel magazine impose des contraintes de volume) : tout un tas de péripéties sont tout juste évoquées alors qu’on aimerait avoir des détails à leur sujet. Ca n’est pas seulement une question de vouloir rester dans l’univers du texte ; ici il y a réellement matière à ajouter chapitres et précisions. Toutes ces ellipses sont teriblement frustrantes. Je sais que certains auteurs de Je Bouquine se voient offrir la possibilité d’étoffer leur texte en un véritable roman (c’est par exemple ce qui s’est passé pour 35 kilos d’espoir), et bien en l’occurrence, ce serait vraiment chouette que Hervé Jubert puisse développer son récit sans contrainte de longueur.

NB : le magazine abrite également une page de recommandations de lectures holmésiennes ainsi que deux petits jeux.

Bref, une lecture très rapide mais fort sympathique. L’idée est originale et l’on croise au fil des pages tout un tas d’éléments familiers. Un très chouette texte qui aurait mérité d’être plus longuement développé.

Le site officiel de l’auteur.

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4 commentaires sur “Qui veut la peau de Sherlock Holmes ? – Hervé Jubert

  1. niki dit :

    je vais tenter de me trouver cela, surtout si « dans l’ensemble » tu as apprécié 😉

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    • Méloë dit :

      J’espère que tu trouveras parce que c’est une petite histoire bien sympathique et vite lue (ce qui est pratique au vu de l’état de nos PAL/wish-lists respectives). Si jamais tu galère trop (vu que techniquement, c’est un « vieux » numéro), je peux le faire voyager jusque chez toi.

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